vendredi, février 08, 2008

Une soirée télé.

J’ai passé une soirée télé jeudi soir. J’ai vu, sur Planète, un doc consacré à la libération, à la destruction des villes normandes par les alliés, 50'000 normands tués, des ruines partout, innombrables – dommages collatéraux comme on dit aujourd’hui – je savais déjà tout ça – Je savais que les premiers responsables de cette tragédie sont les nazis – tout de même, ce mépris de la vie de la part de ceux qui n’étaient pas encore les vainqueurs – des yankees en terrain conquis qui ne se privaient pas de violer aussi les femmes, comme toute soldatesque qui se respecte. Nous savons aussi que ceux qui ont été le plus punis pour ces crimes furent les blacks, les soldats noirs. On pouvait également apprécier – même si par la suite il en fait l’éloge – le mépris de Eisenhower à l’égard de la résistance, des FFI en particulier – forcément, c’étaient des communistes pour la plupart – les seules armes légères parachutées, le massacre du Vercors et puis, la même stratégie aux portes de Paris que celle de Staline aux portes de Varsovie – laisser les nazis écraser la résistance ici et là-bas. Des milliers de vies sacrifiées par les calculs politiques – De Gaulle pas en reste du tout, qui engueule Leclerc pour avoir laissé Rol Tanguy signer le document de la capitulation de nazis. De Gaulle qui roule les mécaniques, méprisant et hautain à l’égard de ceux qui sont restés en France pour se battre, lui qui s’est planqué à Londres et qui revient en vainqueur – je savais déjà mais j’ai mieux compris pourquoi je n’ai jamais apprécier ce type, ce militaire – les militaires je les abomine, qui nous font accroire qu’ils n’aiment pas la guerre… Mon œil ! Eh puis les images ignobles où l’on voit toutes ces femmes tondues devant un public de crétins, dont les nonante huit pour cent au moins n’ont rien foutu, ces gestes ignobles et archaïques, comme ce vieux qui donne un coup de canne sur le cadavre d’un personnage – sans doute tout aussi ignoble et monstrueux – pendu par les pieds comme Mussolini et la Petacchi.- Bref, en voyant ce film je me demandais si l’objectif des Américains, outre le fait de chasser les nazis, n’était pas aussi de détruire le plus d’infrastructures possibles en France histoire de l’affaiblir un max et de faire ainsi un max de profits. – c’était déjà une sorte de guerre commerciale. Il est probable que si quiconque avait procédé militairement de la sorte sur le territoire américain, ils leur aurait fallu quelque décennies pour devenir une grande puissance économique. Je zappais aussi sur un débat relatif aux primaires américaines… et là j’ai un blanc terrible, je ne sais pas pourquoi en cherchant le nom de cette intellectuelle américaine, aux prise avec quelques experts géopolitologues républicains fondamentalement antipathiques, surtout l’un deux, celui qui monopolisait la parole… Détestable ! A gifler le mec ! Au point qu’après trois phrases j’étais obligé de zapper tellement il était sûr de lui, méprisant, bref, cette femme dont le nom est dans ma gorge, que ce matin je croyais dur comme fer que c’était Suzanne Sontag jusqu’à ce que je me souvienne qu’elle est morte depuis quelques années. J’ai trouvé sur Google les noms de Cynthia Liebow, Kate Nash, entre autres, et Archie Shepp, des démocrates, forcément plus brillants et qui devaient batailler contre les Ubushistes de pacotilles qui affirmaient que l’Amérique allait mieux depuis le règne du père Ubush fils. J’ai été content d’entendre le grand musicien Archie Shepp dire ce que je pense de la rhétorique du changement… Convaincu comme je le suis que même Obama ne pourra pas changer grand-chose à la politique américaine vu que le Sénat et la chambre des députés tout comme la Cours suprême resteront ce qu’ils sont – les représentants des plus puissants lobbys du pays. J’étais bien fatigué et foutrement énervé, d’autant plus que je m’étais tapé la bonne émission de Temps Présent sur les nanotechnologies dans lequel on voyait se développer de la manière la plus aberrante le concept du surhomme, du supersoldat, du cyborg à la Van Dam, moitié homme moitié machine. Ouf ! Pas de doute, nous vivons dans un monde de tarés ! Ce n’est pas que j’apprécie particulièrement l’homme tel qu’il est aujourd’hui, voire hier, non pas, mais utiliser la science pour renforcer, multiplier ses penchants les plus immondes… il y a de quoi vous couper l’appétit.

lundi, février 04, 2008

Monnaie de songe.

Il y a des jours comme ça. Dimanche soir je me suis payé une super tranche de télé. D’abord j’ai regardé un épisode de la série les experts. Je la regarde volontiers. Là, il s’agissait d’une bande de jeunes qui tabassaient violemment et sans raison des gens dans les rues de Vegas, la ville la plus débile du monde. A coups de pieds, de poings, sauvagement, juste parce qu’ils trouvaient ça drôle et puis ça ou autre chose qu’importe. Des hommes et des femmes qui avaient la malchance de se trouver là, au mauvais endroit et au mauvais moment comme on dit. A peu près au même instant, au Tessin, dans une ville qui se préparait au carnaval, trois jeunes d’origine croate, dans une rue sombre, tabassaient à mort une jeune étudiant zurichois. Il n’était pas encore mort que je regardait la suite de programme, un film vraiment très violent, Banlieue 13. Une banlieue enfermée dans un mur de béton, comme Israël, débarrassée des écoles, des commissariats, de toute institution, un immense ghetto abandonné par l’Etat aux mains de gangs ultra violents et armés jusqu’aux dents des armes les plus monstrueuses et sophistiquées maniées par des individus dénués de conscience hormis celle des drogues, du fric et du pouvoir de vie et de mort. Je ne raconte pas les aventures de deux « héros », un habitant du 13 sorti de prison pour donner un coup de main à un flic d’élite chargé de récupérer une bombe fauchée par un gang – mais pas si fauchée que ça vu que sans le savoir tandis qu’il est chargé de désamorcer la bombe, en fait il va la faire exploser parce que c’est là le but visé par les autorités. Pulvériser la banlieue 13, deux millions d’habitants, deux millions de « canailles », comme les instigateurs de cette tentative de crime de masse le disent.

J’avoue qu’au début, devant la violence et l’extrême brutalité des protagonistes, j’ai pensé – il faut liquider toute cette merde avec une bombe. Les exterminer. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser à New York 1997, à oranges mécaniques et aussi et surtout « aux garçons sauvages » de William Burroughs, le livre le plus prémonitoire quant aux dérives de nos sociétés occidentales. Une dérive absolument fasciste bien qu’il soit plus politiquement correct de dire conservatrice, révolution ou rébellion conservatrice. On nous bassine encore avec une connotation du mal, le communisme, mais plus jamais avec cette évidence idéologico-politique du fascisme. Peut-être que nous ne pouvons plus nommer les conditions sociales et économiques du terme qui leur convient le mieux uniquement parce que nos sociétés sont de plus en plus en lieu des dénis les plus manifeste, au point que dimanche matin, sur le coup de dix heures quinze au JT de la 2 le présentateur a parler de « la lutte pour la pauvreté ». Il est un fait que toute l’action politique et économique se joue contre : contre l’égalité, contre la solidarité, contre la justice. Alors les lapsus entre le pour et le contre est bien le symptôme de la confusion qui règne dans le bocal de tout un chacun. Que c’est aussi cette confusion dont les plus démunis et les travailleurs sont victimes en premier qui les fait choisir lors d’élections non pas ceux qui luttent pour défendre leurs intérêts, mais pour ceux qui, tout au contraire, ne défendent que les intérêts d’une minorité riche et puissante. Je voulais me replonger dans « La psychologie des masses du fascisme » de Wilheim Reich, hélas je ne l’ai plus, j’ai dû le vendre un jour de dèche avec 1000 autres bouquins. Evidemment je suis bien conscient que le fascisme d’aujourd’hui est formellement différent que celui du début du XXe siècle, fondé sur la crise économique, la paupérisation et le nationalisme. Ces conditions matérielles et politiques sont naturellement toujours d’actualité. Ce qui est différent c’est que nous somme passé de sociétés fortement hiérarchisées, fortement normatives, à des sociétés « libertaires », individualisées, dérégulées, et soi-disant désidéologisées, en un mot comme en cent, dépolitisées. Nous sommes dans l’ « objectivisme » d’une Ayn Rand, qui écrivait dans la Vertu d’égoïsme, écrit en 1964 « Le principe social fondamental de l’éthique objectiviste est que chaque être humain vivant est une fin en lui-même, non le moyen pour les fins ou le bien-être des autres ».

Cela m'a fait penser à un passage du roman de Bret Easton Ellis, Luna park. Il décrit ainsi une publicité destinée aux enfant.

("Un sublime adolescent débraillé, les mains sur ses hanches de maigrichon, regardait la caméra avec un air de défi et faisait, d'une voix neutre, les déclaration suivantes, sous-titrées en rouge sang : " pourquoi tu n'es pas encore millionnaire?", suivi de "il n'y a rien d'autre que l'argent dans la vie", suivi de "Tu dois posséder une île à toi", suivie de "Tu ne devrais jamais dormie parce qu'on ne te donnera pas une seconde chance", suivie "C'est important d'être astucieux et attirant", suivie de, "Vien avec nous te faire un paquet de pognon", suivie de Si tu n'es pas riche, tu ne mérite pas mieux que d'être humilié", fin du spot publicitaire.)

Seulement cet individualisme anarco-capitaliste ne saurait être une simple illusion naissant par hasard dans le cerveau des individus. Il renvoie à des desseins, des valeurs et des moyens massifs qui ont toujours été déjà massivement socialisés. L’individu n’est jamais qu’une fiction dans le jeu d’un système mondial qui exclu ou inclus et les dénis ne pourraient être finalement que la forme collective du refoulement, dans un monde qui valorise la spontanéité et l’originalité alors qu’elles ne sont en réalité que des produits mis sur le marché des valeurs cognitives. Devant le mal – je n’ose dire absolu dans la mesure ou nous raisonnons souvent en fonction de la nature de nos affects – nous avons souvent des réactions similaires au mal, nous ne pensons qu’à exterminer les exterminateurs. Nous voulons punir, devenir des justiciers. Mais nous voulons la justice pour nous, qu’on nous rende justice à propos de n’importe quoi pourvu qu’on éprouve le sentiment d’avoir été payé même en monnaie de songe, pardon, en monnaie de singe. C’est pourquoi les riches ont encore de l’avenir et tant de singes à leurs bottes.

vendredi, février 01, 2008

Connards.

Connard… Enculé… Combien d’ados balancent-ils ce genre d’insulte au tout venant chaque jour et à chaque minute. Et voilà qu’un prof de technologie pète les plombs et fout une gifle à l’un d’eux. Une gifle sur la gueule de ce petit con de fils de pute, je veux dire de fils de gendarme qui du coup porte plainte, lui qui soi-disant ce fait insulter tous les jours sans répondre par la violence. Essayez donc je traiter un gendarme de connard. Essayez donc de traiter un juge un connard. Certes, ils ne vous balanceront pas une gifle, ce sera bien pire, le premier vous passera à tabac dans un commissariat et le second en taule pour insulte à magistrat. Putain, des gifles j’en ai pris pas mal et des tirages de cheveux et des coups de règles sur le bout des doigts – et là je ne défends pas ces espèces de châtiments corporels, je suis même tout contre – Mais j’ajoute que jamais je n’ai osé traité en sa présence un prof de connard. Mais là, franchement, en correctionnel pour une gifle, une gifle pour les trois cent soixante fois que vous vous êtes fait traité de connard, et d’enculé de ta mère, pauvre prof ! Oui, je le dis, pauvres profs ! Insultés et parfois plus que bousculés par de petits connards et par les pères tout aussi connards qui viennent les menacer, menacer ces connards de profs qui n’ont plus les moyens de se faire respecter par des ados désormais rois des lycées, rois des collèges, petits princes connards élevés au firmament de l’humanité sous prétexte qu’ils sont les petits connards du futur, et là on est dans le cas d’un prof, pas d’une prof, pas d’une jeune prof qui doit accepter chaque jour aussi de se faire traiter de salope, de pouffiasse, de putain de ta mère par d’autres minables petits connards qui savent bien qu’ils sont protégés, chouchoutés par des lois, des lois sur lesquelles ils chient, des lois qui leur garanti plus de droits que de devoirs. On croit rêver parfois, mais non, on est dans le réel et le réel n’est pas aussi rationnel que certains le prétendent.

La peste étasunienne.

Je feins de m'intéresser aux élections américaines mais au fond je m'en fous de qui va l'emporter. L'histoire de ce pays montre bien que les démocrates et républicains c'est bonnet blanc et blanc bonnet, parce qu'ils sont tous autant qu'ils sont des partisans féroces du capitalisme, qu'ils haïssent tous le socialisme et qu'ils naissent tous pour ainsi dire avec un flingue dans une main et la bible dans l'autre. Un autre exemple de l'ignorance crasse des américains, de leur courte vue, c'est bien les propos tenus par Obama concernant Sarkozy. «il n’est pas lié pieds et poings liés par des traditions pesantes ou des dogmes. Il est un exemple pour de nombreux dirigeants. Ben voyons. On entend Ubush fait l’éloge de Berlusconnerie à la maison blanche, comme « le représentant de l’ "espoir pour la démocratie ». Il est vrai que tous ces olibrius se retrouvent sur le terrain religieux, dans le champ du non-sens, ils sont croyant comme Kennedy que j'aimais quand j'étais ado et qui se croyait berlinois, et il était sûrement berlinois d'avant la guerre vu que c'est lui qui a commencé le génocide du Vietnam et encouragé la baie des Cochons. Et il n'a même pas eu les couilles de virer cette ordure de J.H.Hoover, pédé, toxico, raciste de première, corrompu par la pègre qu'il protégeait. Je dis pédé parce que j'ai trop d'estime pour les vrais homos qui s'assument. L.B.J. aussi était démocrate et c'est lui qui a étendu la guerre au Cambodge, désorganisé le pays et permis la prose du pouvoir par les assassins de Pol Pot. De ce point de vue ce sont tous des criminels de guerre. C'est dire si au fond dans les deux camps ils y autant de salauds que dans la grande clique hitlérienne. Même Patton leur héros national était une sorte d'ordure rare, qui aimait tellement les juifs qu'il voulait qu'on les laissât pourrir dans leurs camps de la mort. Un vrai nazi jaloux des nazis. Eh puis il suffit de lire les journaux yankee des années trente pour voir combien ils admiraient Hitler!!! Ah les éloges! Les couronnes! Même le NYT qui y allait de ses compliments! Après c'était autre chose... Du commerce, des affaires juteuses pour le complexe militaro-industriel, rien que ça! La dénazification! De la foutaise, tous les bons nazis, flics, juges, patrons, tous de nouveau en place! Pénards! Même ceux qui avaient envoyer se faire décapiter par le pouvoir nazi des anti-nazis, des résistants. Juste quelques pendaisons pour la galerie... Ah oui, je suis tout à coup très remonté contre les yankees. Il faut dire qu'à cause d'eux on est dans une sacrée merde, non! Leurs tentacules qui se faufilent tellement partout qu'à peine ils éternuent que nous sommes tous malades. Et quand leurs conneries leur coûtent du blé c'est encore nous qui payons, avec la bénédiction de nos élites totalement inféodées, léche-culs and Co.


Et que dire du candidat républicain ! Un authentique héros de la guerre du Vietnam qui a participé au génocide en lâchant sur le pays des tonnes de bombes, du napalm et plein d’autres saloperies, et qui entend bien continuer cette sale guerre d’Irak qui a déjà fait plus de un million de morts. Et que dire à propos de Cuba et du peuple cubain qui, depuis Eisenhower et Kennedy, lesquels avaient déterminé que « le peuple cubain est responsable du régime », c’est pourquoi il devait "être poussé dans l’attente que la gêne croissante chez les Cubains affamés le pousse à renverser le régime de Castro », continue de souffrir d’un embargo criminel, un embargo pire que celui imposé à l’Irak et qui avait condamné à mort un demi million d’enfants, sans doute responsables du régime de Saddam.

Alors choisir un candidat, c’est choisir entre la peste et choléra.

mardi, janvier 29, 2008

Obama, (suite)

Obama donc. Bien que pour beaucoup de Noirs aux States il ne soit pas Noir mais métis, à Hawaï, pays du métissage où il est né on le considère comme un Noir. Comme quoi, tout est nuance et indécision avec quoi il va devoir faire la différance. Il faut maint point de vue, se mettre dans la peau d’un WASP riche ou pauvre, d’un black idem, d’un métis, hispanique ou oriental, et les orientaux sont nombreux et plutôt racistes, mais quoi, depuis le temps, tout le monde est raciste, les noirs, les jaunes, les blancs, tous sans exception. C’est d’ailleurs pourquoi même l’Hillaryté n’a pas su faire l’économie des couleurs et quatre-vingt pour cent des blacks ont voté pour lui, non parce qu’il est de gauche – gauche yankee soit – mais parce qu’il est apparemment noir. Et c’est pourquoi, même et surtout parce qu’un des derniers Kennedy vient de prendre parti pour lui – comme le Times du reste – il ne parviendra jamais à la maison Blanche.


Il faut bien reconnaître que s’il a avait un dieu, et dieu merci il n’y en pas, mais faisons comme si, on pourrait dire qu’il s’est vachement donné, l’enflure, pour diviser les hommes et que par conséquent ce serait le premier des racistes. Et comment parler aux américains qui n’aiment que parler d’argent, de richesses, de sport et de bagnoles, de la grandeur et de la puissance, leur parler de la pauvreté et de la misère, solliciter les pauvres et les misérables d’aller voter eux qui précisément ne vont pour ainsi dire jamais voter, parce qu’au lieu d’aller voter ils préfèrent aller chanter dans les églises et croire aux miracles. Ubush et toute sa bande l’ont bien compris qui incitent les gens à prier et à chanter leurs cantiques dominicaux. Alléluia ! Heureusement qu’il reste au moins un marxiste ; le dalaï-lama. C’est sans doute aussi pourquoi les Chinois ne l’aiment pas. Un marxiste ! Pensez.

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Bon, tout ça c’est de la roupie de sansonnets. Parce que rien ne va changer qui que ce soit qui arrive vainqueur. L’Amérique est un grand bateau ivre lourdement chargé de dettes et qui prend l’eau de toute part, qui est détesté par une grande majorité des habitants de cette planète qu’ils contribuent à foutre en l’air pour poèter plus haut que leur cul et qui ont dénaturé la notion de progrès et bien davantage encore. Mais, comme les capitalistes de Lénine ils sont en train de fabriquer la corde avec laquelle ils seront pendus. Déjà les voilà en quelque sorte pris à la gorge, contraints de vendre leurs industries à leurs ennemis, à leur emprunter des sous. Des milliards chaque jour. Et ce n’est pas le demi million de pauvres qui viennent d’être jeté à la rue par les banquiers qui vont aller voter pour Obama. Trop désespérés. Trop réduits à néant même pour une Amérique qui rêve de grandeur et de puissance. Parce que les yankees c’est comme tous les croyants, lorsqu’ils gagnent c’est grâce à dieu, mais lorsqu’ils perdent tout c’est la faute des hommes. Elie Elie pourquoi m’as-tu abandonné ! Alors il ne vont pas voter pour un homme et encore moins pour une femme. D’autre part, le puissant lobby juif américain verrait d’un très mauvais œil le pouvoir tomber entre les mains d’un président décidément social. Ce n’est pas qu’ils ne soient pas sensibles aux valeurs sociales, non, mais comme il n’y a de fric à prendre que sur le budget militaire il y a fort à parier que les milliards d’armement fournis à Israël fondraient comme la neige dans le désert du Sinaï. Parce que la politique qui a ruiné le champs social de l’Amérique c’est bien la politique menée au Proche-Orient, entre l’entretient de l’Etat d’Israël et les guerres du Golf. Evidemment c’est aussi le résultat de la course aux armements menée durant plus cinquante ans, sans parler la guerre du Vietnam qui leur a coûté la peau des fesses. Si Obama arrivait au pouvoir ce serait pour constater qu’il est désormais le patron d’une société ruinée, quoi qu’en disent les experts et autres spécialistes en désinformation.


Obama.

millions de fanatiques est un mauvais calcul. Sans rien dire du fait que plus encore que chez nous le social, la pauvreté, l'injustice, la précarité, tous ce que redoutent une majorité de citoyens, tout cela n'a jamais pesé bien lourd dans le choix du Président, que ce soit en Amérique ou en France, cette France stupide qui a propulsé un foutu arriviste réactionnaire et Soit, ainsi vont les choses. Si j'étais américain et bien que tout m'inciterait à voter pour Obama, bien plus à gauche que la bourgeoise droitière Clinton, je voterais tout de même pour elle. C'est le moment de répéter : élections piège à con. Parce qu'Obama - qui se met à son tour à causer de sa foi, ce qui me désole, dans un duel avec un républicain et vu le racisme qui règne encore dans ce pays, ses chances sont nulles. Un vieux réflexe raciste portera un autre républicain à la maison blanche, porté aussi parce un mouvement de masse - typiquement fasciste - celui des évangélistes. Penser qu'en parlant de sa foi chrétienne il pourrait ainsi séduire quatre-vingts millions de fanatiques religieux. Ils voteront comme ces idiots de Français qui ont envoyé un parvenu ultra-libéral à l'Elysée, un idiot qui n'a rien à envier au père Ubush. Obama c'est le Besancenot des yankees. Un tabac durant la campagne, mais à l'arrivée c'est toujours le plus nul qui l'emporte. Les Américains, en dépit de la crise des subprimes, de la paupérisation, des craintes de récession et toute la merde dans laquelle ils nagent ne sont pas encore assez pauvres et comme ils nourrissent un patriotisme archaïque pas piqué des hannetons et dans l'illusion dérisoire que l'Amérique est encore le maître du monde il y a des chances pour qu'ils se fassent mettre une fois de plus. La puissance de l'Amérique sera toujours un argument plus fort que la pauvreté et l'injustice. Sans rien dire du fait extravagant que se croyant dans un pays de liberté, un pays démocratique, et bien que ce soit là aussi une formidable illusion fondée sur soixante ans de propagande auti-socialiste - est dans socialiste il y a social et le social demeure pour eux l'ex-union soviétique vaincu par le capitalisme. Et comme ils n'ont aucune idée de ce qu'est le socialisme en dehors du massif bourrage de crâne dont ils ont été abreuvé durant des décennies, et vu aussi qu'ils détestent par-dessus tout l'Etat et toute forme d'intervention dans l'économie, le social c'est carrément le communisme. Et comme ils sont fondamentalement ignorants des choses du monde, qu'ils croient toujours que la Chine est une grande puissance communiste qui les menace, et qu'ils haïssent la Chine, jamais ils ne voterons pour Obama. je suis même convaincu qu'en quelques feuilles de choux dont ils ont le secret ce dernier doit être traité de communiste.

vendredi, janvier 25, 2008

Gloria mundi.

Bordel! ça fait un sacré bout de temps que je glande because ma bécane. Tout mon système foutu, mes données liquidées, mon Word super disparu, avec mon correcteur d'orthographe, idem pour mes mail, mes documents... Des nuits d'insomnie agitées par une toux nerveuse, sèche, dure qui me retourne l'estomac... Pas assez pour qu'en sorte toute cette merde qui s'y est accumulée. Et ce WordPad minable à présent... Rudimentaire à faire pleurer. Bon, je peux compter sur le correcteur du blog... Je suis toujours gêné voire honteux quand je laisse des cailloux dans les lentilles. J'éternue aussi sans arrêt sur mon clavier, je glaviote dégoûtamment. L'âge, des jours, c'est à vous dégoûter d'exister quand dans pareils états j'erre amant penné en bandoulière. Faut pas m'en vouloir - et d'ailleurs qui le pourrait! de me voir si minable en ce miroir.
Ah! en parlant de miroir, je viens de m'apercevoir que je suis en train de me laisser pousser la moustache parce que, en relisant Le Parc aux cerfs de Norman Mailler, il est tout au début question de l'idée d'un retraité qui se la laisse pousser et aussi parce que lui et moi avons en commun le fait d'avoir passé par l'orphelinat. Lui parce qu'il était vraiment orphelin tandis que moi c'était parce que ma mère était attente de tuberculose et qu'il fallait qu'on nous éloignât d'elle moi et mes deux soeurs, lesquelles furent accueillies dans la famille tandis que personne ne voulait de moi - parait qu'ils avaient tous peur de moi, insupportaient mon soi-disant regard impertinent. On était dans cette jolie période de bagatelles pour quelques mirobolants massacres et un ciel noir au toit duquel passaient des oiseaux de mauvaises augures... Mon père volait alors du bois et les horlogers produisaient des munitions pour les nazis et nos sauveurs sont devenus les nouveaux nazis et leurs chefs sont à la maison blanche et au pentagone.
italienne. Ce lundi matin je me suis réveillé plus loin que jamais des dirigeants de ce monde merdique et ils n'ont désormais pour moi plus aucune légitimité car elle ne vient du peuple mais des mécanismes du profit et du vol. Partout à cause d'eux la pauvreté et la misèrent s'accroissent, partout des goulags économiques, partout la lutte de tous contre tous, partout la vie à crédit. Capitalistes et J'écris ça sans hésitation. Plus je lis de livres sur l'histoire politique des Etats-Unis plus je suis convaincu qu'ils sont vraiment le berceau du nazisme. Du reste ils ont accueilli des centaines de milliers de criminels nazis, de terroristes et de sanglants dictateurs... Un refuge parfait pour toute la racaille universelle ce qui fait de l'Amérique le premier Etat terroriste du monde, fondé historiquement sur un génocide. Et lorsque je pense que j'ai pleuré quand JFK s'est fait descendre - par des anti-castristes de la cia, des pétronazis texans, et quand je pense que cette bande de crapules sont parvenu grâce à leur fantastique entreprise de désinformation à faire de Cuba une sorte de dictature inhumaine et que des clowns attardés comme Eric Semour peuvent se permettre de lancer à la télé... Bon, je crois que je l'ai déjà dit mais tant pis, ça ma fait un tel effet les propos de cet ignoble connard, lorsqu'il a dit que tout le monde savait que le Che était un assassin de masses! Je me dis que cet contre ce genre de minus haben qu'il faudrait lancer une fatwa. Ce petit minable avec sa face de rat d'égout je lui garde quelques chiens de ma chienne. Tout ce qu'il dira désormais sera pour moi aussi répugnant que de la merde et son haleine fera tomber les mouches. Ils sont là les nazis, les vrais, les modernes, les experts en mensonges... Tiens, justement en parlant de mensonge, j'ai vu comme tout le monde aussi que le fils de pute Ubush en a proféré presque mille en deux ans!!! Faut le faire! Que les chercheurs, les savants, qui publient sans quoi ils peuvent crever la gueule ouverte plagient de plus en plus souvent leurs collègues et, dans une autre catégorie de saloperies je découvre une Europe captive des ultra libéraux de Bruxelles, qui, comme la mère Thatcher s'emploient à détruire les syndicats - vu que la Cour de justice européenne, dans l'affaire Viking, cette société finlandaise de ferry qui, pour réduire les salaires des employés a fait passé l'un d'eux sous un pavillon de complaisance afin d'échapper à la convention collective ( les patrons Suisses ne sont pas en reste qui les dénoncent aussi à tour de bras, surtout dans le bâtiment) et qui s'est heurtée à une grève, tout comme comme l'affaire Laval en Suède où une société Lettone refusait d'adhérer à la convention collective suédoise - et bien la Cour de justice européenne a donner tort aux syndicats. Cette jurisprudence est un cadeau de merde pour tous les travailleurs européens. Alors je crache à la gueule de ces experts! Alors je crache sur cette Europe pourrie! Cette saloperie de mine de fer que les tenants du libéralisme assassin édifient pour la classe ouvrière européenne. Déjà que je ne peux supporter le Baroso de service, sans parler du retour sur la scène de la Berlusconnerie - capitalistes et ex-staliniens même combat. A mort les faibles! Vous ne savez pas vous vendre? A la poubelle. Oui, la démocratie est moribonde, c'est désormais le règne des mafias d'un bout à l'autre de la planète... Il faut le dire et le répéter sans cesse et regretter par dessus tout que Besanscenaut, pour lutter là contre s'apprête à créer un nouveau parti sectaire qui refuse toute alliance avec quelque parti de gauche anticapitaliste que ce soit, et avec à peine trois mille adhérants. Une vraie misère.

dimanche, décembre 23, 2007

Bonaparte manchot.

Ce matin il fait froid. En voilà un scoop !! Mais je suis vautré dans une très avancée hibernation. Le froid ralentit tout tralala itou. J’ai visité pas mal de blogs et là, la méchanceté de l’homme fait führer, houlàlà !! Les raisons… enfin, ne manquent pas. La belle affaire, vive les mystères !! Dans tout ça, la seule autorité c’est l’homme. C’est lui qui dit ce qui est bien et ce qui est mal. Diviniser coulait de source… Non mais tabou ! J’avoue, un peu. Parce que c’est celui qui l’a dit ou la dit qui l’est. Je suis celui qui est point final. En vérité je vous la dis. Ah le culot ! Tous ! La vérité… elle voilà une qui doit être aussi méchante ! Une forme naturelle et une rationnelle. Seule la méchanceté naturelle nous a permis de survivre, l’autre a procédé à une forme rationnelle de sélection et cela depuis le début de notre histoire. Et si la raison et l’Etat sont bien l’expression de l’une dans l’autre et que tout cela serait encore l’organisation plus poussée de la méchanceté, une camisole de force, un boulet à ce forcené ?! Il fallait être encore plus méchant que la nature… ce monde maudit… Et lorsque l’on voit ce qu’on en fait on ne peut pas douter une seconde qu’il ne soit profondément maudit. Une cage ! Une cellule ! Il est urgent d’en sortir et cette urgence, ma foi, la folle du logis, toute urgence n’étant que la pression exercée par l’une sur l’autre sont comme le corps et le rocher, le corps et le temps. Cette relation sado-masochiste. Car si le mal est vrai alors il est bien, bel est bien bon comme la vérité. Aussi disons ce qui fait mal, comme toute la misère du monde. Oui, mais où cela me fait-il mal ?? Je ne sens rien ni ne ressens rien. Pourtant le mot misère, comme misère de la philosophie, ou bien philosophie de la misère demeure une expérience sans limites. Elle s’inscrit dans le temps comme la condition même de l’homme et par conséquent le bien le mal ou la vérité sont tout à coup bien misérables et c’est tant mieux que de ne pas avoir affaire à un Etat totalitaire bien qu’il soit le plus approprié pour ressentir un état de liberté inouï ! La méchanceté idéalisée, le romantisme… le contraire de la méchanceté n’est pas la gentillesse mais l’honnêteté des vagissements… les salmigondis de la déchetterie mondaine et urbaine comme expressions et représentations aléatoires de la liberté virtuelle. Monologue sans autre. Aliéné du conditionnement. Aristote et Wittgenstein et même Popper le savaient à propos du tiers exclu sans le moindre accord possible. A ou B mon Cul ! Manière d’abc. Méchanceté suprême ! Petit, tout petit. Oui, Oh la blessure ! La douleur ! Psychologique ! Les affres ! Ah les tourments ! Faut bien se venger nom de dieu ! Ou relire l’abcdère de Deleuze… Deleuze ? Mais que vient faire ici Deleuze ? Et Barthes, ah oui, Barthes et son discours amoureux, oralité du discours, élaboré à haute voix, parce que comme il le disait : tout rapport à une voie est forcément amoureux – et j’ai moi-même personnellement un rapport amoureux à ma propre voix. Quand je faisais de la radio j’entendais souvent me dire : vous avez une belle voix. Alors je m’écoute…




mercredi, décembre 19, 2007

Froid dans les os.

Ce matin il fait froid. En voilà un scoop !! Mais je suis vautré dans une très avancée hibernation. Le froid ralentit tout tralala itou. J’ai visité pas mal de blogs et là, la méchanceté de l’homme fait führer, houlàlà !! Les raisons… enfin, ne manquent pas. La belle affaire, vive les mystères !! Dans tout ça, la seule autorité c’est l’homme. C’est lui qui dit ce qui est bien et ce qui est mal. Diviniser coulait de source… Non mais tabou ! J’avoue, un peu. Parce que c’est celui qui l’a dit ou la dit qui l’est. Je suis celui qui est point final. En vérité je vous la dis. Ah le culot ! Tous ! La vérité… elle voilà une qui doit être aussi méchante ! Une forme naturelle et une rationnelle. Seule la méchanceté naturelle nous a permis de survivre, l’autre a procédé à une forme rationnelle de sélection et cela depuis le début de notre histoire. Et si la raison et l’Etat sont bien l’expression de l’une dans l’autre et que tout cela serait encore l’organisation plus poussée de la méchanceté, une camisole de force, un boulet à ce forcené ?! Il fallait être encore plus méchant que la nature… ce monde maudit… Et lorsque l’on voit ce qu’on en fait on ne peut pas douter une seconde qu’il ne soit profondément maudit. Une cage ! Une cellule ! Il est urgent d’en sortir et cette urgence, ma foi, la folle du logis, toute urgence n’étant que la pression exercée par l’une sur l’autre sont comme le corps et le rocher, le corps et le temps. Cette relation sado-masochiste. Car si le mal est vrai alors il est bien, bel est bien bon comme la vérité. Aussi disons ce qui fait mal, comme toute la misère du monde. Oui, mais où cela me fait-il mal ?? Je ne sens rien ni ne ressens rien. Pourtant le mot misère, comme misère de la philosophie, ou bien philosophie de la misère ou bien encore la misère du monde de Bourdieu, demeure une expérience sans limites. Elle s’inscrit dans le temps comme la condition même de l’homme et par conséquent le bien le mal ou la vérité sont tout à coup bien misérables et c’est tant mieux que de ne pas avoir affaire à un Etat totalitaire bien qu’il soit le plus approprié pour ressentir un état de liberté inouï ! La méchanceté idéalisée, le romantisme… Et il fait de plus en plus froid. Et ce matin au hasard de mes pérégrinations sur le net je suis tombé sur un site d’amnesty Internationale et voici ce que j’ai lu :

Chaque jour, à travers toute la Turquie, des femmes sont victimes de violences sexuelles et autres violences physiques. Des femmes issues de tous les milieux sociaux et culturels sont brutalisées, agressées et violées par des membres des forces de sécurité de l’État, des connaissances, de parfaits inconnus ou des membres de leur famille, dont leurs conjoints ou partenaires…

La violence menace toutes les femmes. Mais au vu des pratiques spécifiques de discrimination qui règnent en Turquie, Amnesty International redoute que certaines soient davantage exposées aux violences perpétrées par les agents de l’État : les femmes qui défendent des opinions politiques jugées inacceptables par le gouvernement ou l’armée, et les Kurdes, notamment celles qui vivent dans le sud-est du pays.

Aux conséquences physiques et psychologiques du viol, s’ajoutent pour les femmes victimes d’une agression sexuelle la menace du meurtre, de nouveaux sévices, du mariage forcé ou de l’ostracisme de leur famille ou communauté en raison de ce qu’elles ont vécu. En Turquie, la notion d’« honneur » sert d’excuse à l’inaction et permet de réduire au silence les victimes de violences sexuelles. Le secret et la non-intervention conservent à la violence sexuelle son caractère « privé », tandis que l’État continue de perpétrer et de tolérer des agressions sexuelles contre les femmes, en s’abstenant d’agir pour protéger leurs droits.

il apparaît également que déshabiller entièrement les détenues au cours des interrogatoires constitue une pratique courante.

Cela me fait penser à cette pauvre jeune fille de 16 ans, dans un pays arabe et musulman évidemment, qui après avoir été violée par une bande de salauds minables avait été condamnée à mort puis graciée, merci pour elle, vraiment, merci beaucoup ! Parce que dans cette horrible culture comme chez les hébreux jadis, une femme violée tombait sous le coup d’une accusation d’adultère – bref, l’horreur est bien toujours déjà aux origines religieuses d’un monde désormais en proie à cette renaissance de l’ignoble, de l’innommable et ce doit être grâce à cela que la pauvre fille violée recevra tout de même quelques dizaines de coups de fouet plutôt que les 200 prévus initialement.

La méchanceté de l’homme c’est d’emblée exercée sur les femmes, plus faibles physiquement, mais probablement plus précoces et plus intelligentes que les hommes. Et les jeunes révoltés des banlieues, révolte que je comprends, ces jeunes hommes sont tout aussi cons et méchants que leurs aînés vu qu’eux aussi violent en bande des gamines et comme toujours, comme tous les salauds de la terre ils minimisent leur crime ignoble en prétendant que la victime était consentante.

Je suis un lecteur passionné par Martin Amis et j’adhère absolument ce qu’il vient d’écrire : Il ne se contente plus de dénoncer le danger que représentent les fondamentalistes musulmans ; il estime que, la réponse occidentale n’ayant pas été appropriée, il est temps de considérer officiellement l’islamisme comme « un fanatique culte de mort, au même titre que le nazisme ou le bolchévisme. »

Oh ! Putain de merde ! Je sais bien qu’en matière de méchanceté les occidentaux n’ont rien à envier aux autres. Mais nous devons bien reconnaitre qu’ils ont fait des efforts pour biffer de leurs tablettes de lois une grande parties des ignobles considérations religieuses qui sont à l’origine de tous les systèmes fondés sur la terreur. Même la volonté massacreuse du gouvernement Ubush qui puise sont abjection dans la fallacieuse croyance que dieu guide leurs pensées et leurs actes. Gott mit Uns ! Ce dieu qu’y n’est jamais que la petite voie plus ou moins débile qui nous justifie dans nos choix quand la raison a déserté et qu’il ne reste plus rien d’autre qu’un pur amour de soi.

L’homme fait chier. Une purge ! Un vomitif !

jeudi, décembre 13, 2007

Dans les boules.

Coup de boule hier en plein palais fédéral. Le boss Blocher, christoph, Cris-Cris pour les intimes, le tribun fasciste du gouvernement a été éjecté a coups de pieds au cul. Il faisait beau de lire la consternation sur quelques faces brutales des partisans du boss, la consternation, la surprise et enfin l’effondrement intérieur. Devant mon écran je jubilais et j’en avais même les larmes aux yeux. Je suis con non ! Parce qu’au fond, celle qui fut choisie à la place du boss appartient à son parti d’extrême droite et il fort à parier qu’elle prendra les mêmes mesures économiques qui consistent à affaiblir les plus faibles et à enrichir les plus riches et que, même sans plus le soutient de son parti, lequel a décidé d’entrer en opposition, elle aura pour partisans toute la droite, des libéraux, des radicaux et de quelques démocrates chrétiens, sans parler des membres udc qui ne vont pas se priver de voter pour des propositions susceptibles de nuirent aux programmes de la « gauche ». Cela dit, je me suis aperçu non sans angoisse que certains de l’UDC qui ont hier pris la parole après la gifle qu’ils ressemblaient beaucoup aux nazis, que leurs paroles étaient accablantes de menaces… Vous jetez à la porte trente pourcent des électeurs de ce pays qui viennent de voter pour Blocher!… En votant pour un autre candidat que le nôtre vous avez porté un coup terrible à la démocratie!… Bref, les chambres fédérales avec ce vote auraient trahi les électeurs pour une question de personne.


«Christoph Blocher a été chassé du Conseil fédéral alors qu’il était notre seul choix. Nous avons l’obligation de passer dans l’opposition, ce qui veut dire que 29 % de l’électorat ne sera plus représenté au gouvernement, tonne Oskar Freysinger, député UDC du canton du Valais. Les parlementaires se sont payé un orgasme de cinq secondes, mais ils vont payer l’addition pendant vingt ans !» Libé.


Personne dans les milieux autorisés, comme disait Coluche, personne n’aurait parié un kopeck sur l’éviction de Blocher duConseil fédéral. Tout le monde, même à gauche, le trouvait brillant, malin et intelligent. Avec sa grande gueule il en fascinait plus d’un et ses milliards imposaient le respect à plus d’un autre. Chef de parti, chef de clan, chef de bande, Blocher voulait aussi être le chef du gouvernement. La collégialité il s’en tambourinait le coquillard avec un cubitus de homard, tout engagé qu’il était dans sa haine des moutons noirs : « Cet article me fait mal au ventre, » avait-il dit, à propos de l'article 261 bis du code pénal suisse qui condamne la discrimination raciale et le négationnisme : D'après Christoph Blocher, cet article est une entrave à la liberté d'expression.) sa haine des chômeurs, sa haine des femmes, sa haine des fonctionnaires. « Je n'aurais jamais cru que le mépris du peuple, le mépris de la démocratie directe, puissent être aussi profonds au sein de la "classe politique ». Avec lui c’est toujours la merde qui se fout du pot.

«Pendant quatre ans le conseiller fédéral Blocher est resté le tribun Blocher, écrit le quotidien le Temps. Il n’a pas pris les habits de l’homme d’Etat, s’est moqué de la dignité de la fonction, a dénigré ses collègues du gouvernement, menti au Parlement, intimidé des fonctionnaires et même critiqué des lois suisses à l’étranger tout en étant ministre de la Justice


Et ce matin, alors qu’il n’est plus rien politiquement, voilà que le président l’assemblée fédérale, lui aussi un membre de la bande, lui accorde un temps de parole qu’il mis à profit pour répéter que l’on venait de porter un coup à notre système démocratique, mais que ce parlement n’avait qu’à bien se tenir parce que qu’il n’avait pas dit son dernier mot. Tous les membres de ce parti que j’ai entendu n’ont eu de cesse de proférer des menaces, comme le faisaient les nazis et tous les fascistes du monde. Mais de quelles menaces on parle ? Eh bien entraver les travaux du parlement, voter systématiquement contre, lancer des initiatives, des campagnes contre les orientations politiques et économiques du gouvernement… voire comme Blocher a menacer de le faire, révéler de soi-disant combines dont il aurait le témoin durant les quatre ans de son mandat. Une véritable tactique de nazi. Et comme il est milliardaire il ne va pas se gêner, c’est pas son genre, pour laisser filtrer dans la presse toute sorte de saloperies mettant plus ou moins en cause des individus. Bon, vingt ans, c’est pas encore mille ans.



vendredi, décembre 07, 2007

Coup de boule.

J’aurais dû nommer ce blog coups de tête ou mieux, coups de boule. Pour plusieurs raisons dont la principale est que j’écris presque toujours mes propos sur un coup de tête – on pourrait même dire de façon pulsionnelle. Pulsionnelle aussi parfois ma façon de lire, à toute vitesse, trop vite, pressé par je ne sais quelle urgence qui transcende le sujet. Pourtant, c’est là que je suis le plus triste, lorsque j’arrive à la fin de l’ouvrage. Mais si je relis les choses qui sont passées à l’as quand je lis, il est très rare que je relise ce que j’écris. J’ai repris si souvent des manuscrits en voulant corriger ici et là – qu’à la fin je corrigeais tout c'est-à-dire que ce n’était plus le même li… Je veux dire le même manuscrit, la même histoire que j’en étais malade, parce que la lecture et l’écriture sont une maladie, une école de souffrance et d’angoisse parce que la lecture nous confronte aux limites de notre imagination sans parler de notre intelligence, de nos prétendus savoirs. Quant à l’ordre que nous affrontons dans la création littéraire et pour peu que l’on ait des prétentions scientifiques ou même plus fréquemment pseudo-scientifiques c’est la paranoïa qui nous guette et souvent pour la simple raison que les écrivains sont tous des voleurs qui s’entourent de petits papiers sur lesquels sont portés les fleurs glanées dans les jardins d’autrui. J’avais des boîtes pleines de ces menus larcins mais la peur d’être découvert a fait que je ne les aie jamais utilisées. Les malins et ils sont nombreux ce garde bien de copier mot pour mot une phrase, une citation piquée et le meilleur moyen de copier sans être chopé c’est, je dirais, le style. Allez trouver chez Céline des trucs piqués à Rossard, Rabelais… Une harmonie à Wagner ou à Eric Satie, une posture à la Isadora Duncan. Ce n’est pas ici une critique, entendons nous bien. L’intérieur trouve toujours sa nourriture en dehors de soi et le roman est toujours ce miroir qui se promène le long de la route, miroir déformant naturellement et plus ou moins flou, parce que nos sens sont tels… Et dès que le monde devient pur processus discursif il est captif d’une finalité qui lui est totalement étrangère, une forme initiale de notre aliénation qui rend tous nos efforts assez vains, vaincus sournoisement par la nécessité ou nous sommes de nous adapter vu qu’il en va de notre survie, ne serais-ce que survivre pour continuer de lire et d’écrire.

jeudi, décembre 06, 2007

Liberté d'expression.

Une grande interrogation, de nos jours, me semble bien être celle de la liberté d’expression. Je ne vais pas revenir sur ce qu’en disait Voltaire, tout le monde connaît. Elle avait fait grand bruit dans les années 80 lorsqu’ une clique d’intellos frouziens comme Finkelkraut, Yves Laplace et quelques autres jaloux s’en prenaient à Noam Chomsky qui avait non seulement préfacé un livre mais également signé une pétition parmi 500 autres qui s’élevaient contre l’interdiction d’enseignement du professeur négationniste Faurisson. Une émission de télé Campus avait donné la parole à Finkelkraut, lequel, toujours aussi bavard s’était écrié alors en parlant de Chomsky : « Je croyais cet intellectuel déshonoré par sa préface à Faurisson et par son ardente négation du génocide cambodgien. Je me trompais. » Finkelkraut est parfois pire que l’idiot de la famille, mais forcément, quand on ne lit que ses propres livres, en tout cas il n’avait pas lu ce que disait Chomsky : « le simple fait de discuter avec des négationnistes de l’existence des crimes nazis, revenait à perdre notre humanité. » Ni même ce commentaire : « que la liberté d’expression, pour être réellement le reflet d’une vertu démocratique, ne peut se limiter aux opinions que l’on approuve, car même les pires dictateurs sont favorables à la libre diffusion des opinions qui leur conviennent. En conséquence de quoi la liberté d’expression se doit d’être défendue, y compris, et même avant tout, pour les idées qui nous répugnent ».

Et pour moi, c’est cette phrase justement que fait problème. Mais ce n’est pas là-dessus que les penseurs et philosophes frouziens et aboutis s’appuyaient pour tenter de disqualifier Chomsky. Non, ils lui en voulaient pour avoir montré et dit que l’impérialisme occidental et américain en particulier savaient mieux que quiconque cacher à l’opinion publique les victimes de leurs nombreux et historiques massacres et autres génocides. Ils prétendaient ces tartuffes que sous prétexte de dénoncer les millions de victimes (5 aux dernières nouvelles) de la guerre du Vietnam que Chomsky ne faisait que nier le génocide des khmers rouges.

Que disait Finkelkraut ? « Qu’a dit Noam Chomsky au moment du génocide Cambodgien ? Là il n’y avait pas d’image, mais il a dit il ne s’est rien passé au Cambodge, parce que pour Noam Chomsky, rien ne peut avoir lieu... si vous voulez, aucun, aucun... aucune oppression n’est possible, sinon l’oppression américano-sioniste. Donc tous les autres événements n’existent pas, et ça c’est très très grave. » Evidemment Chomsky n’a jamais prétendu rien de tel. On peut dire que cette référence est inactuelle. Qu’elle ne répond pas à la question de la liberté d’expression, laquelle dans un autre texte faisait pour moi problème même si je la défends. Mais défendre un principe, un concept aussi complexe que la « liberté » + l’ « expression » que l’on résume par le fait que chacun est libre de dire et d’exprimer tout ce qu’il pense à des limites qui sont définies par le politiquement correct, par les lois sur le racisme, toutes sortes de contraintes morales, scientifiques, juridiques, religieuses etc., nous voyons bien que ce principe est plein de piéges pour le simple pékin. Evidemment pour les pouvoirs de quelque nature que ce soit la liberté d’expression est seulement limitée par le secret d’Etat. Il n’est pas libre de dire la vérité, mais il est libre de mentir. Sibel Edmonds et d’autres en font la douloureuse expérience. Vu que dans un Etat de droit la liberté est définie négativement c’est-à-dire par les lois qui garantissent cette liberté, tu ne dois pas… qui touche à la pratique, au faire, même si le faire une forme du dire, le dire n’est jamais ipso facto une forme du faire vu que ce dernier ne peut mentir. Le dire est toujours dans la fiction même s’il est la description au plus près d’un processus empirique. Dire que le faire ne peut pas mentir relève bien entendu d’une interprétation subjective des circonstances et des conséquences, de l’intentionnalité. L’expression d’une pensée fut-elle une conviction et une conviction n’étant jamais qu’une forme de l’idée fixe, d’une obsession, jamais la caution d’une vérité, la moindre des choses est de toujours voir ou d’entendre sous le signe du doute. Toujours pourtant le doute est balayé par l’autorité. Dans la science il y a le principe d’incertitude, la relativité à balayé le temps et l’espace absolus, la mécanique quantique toutes les certitudes. Nous spéculons et nous attendons les effets de cette spéculation et entre le moment ou nous spéculons et le résultat le monde a déjà changé et tout revient semble-il au hasard. A la chance. Mais il semble bien que les changements du monde n’affectent jamais les processus mentaux profonds, ce qui peut faire croire qu’il y a toujours une sorte de hiatus entre le monde et le fait de le penser et de le décrire. Mais nous sommes toujours libres de penser, moins libres d’exprimer nos pensées et paradoxalement plus libre encore de faire, même si cette liberté est entravée par un processus mental profond comme la peur. Je ne sais pas si Sible Edmonds ou Noam chomsky ont peur et tous ceux qui, dans tous les pays du monde s’activent à la recherche de la vérité ou bien du mensonge ont peur, mais en tout cas ils sont courageux et ce n’est pas cas de ceux qui écrivent ici, dans le confortable anonymat d’un blog où la liberté d’expression ne souffre d’aucune entrave… Enfin, presque !

dimanche, décembre 02, 2007

Encyclique.

Pour faire de l'autodérision il faut déjà se prendre en quelque sorte pour une icône, une sorte d'idole positive ou négative qu'importe. La pratiquer c'est déjà se prendre au sérieux, mélanger notre double statut de sujet et d'objet, une prétention à la totalité, au romanesque quand tout est d'emblée frivolité. Ainsi le pape qui vient de publier une nouvelle encyclique à-t-il beau jeu après avoir passé par la case nazie de sa jeunesse de condamner, comme ses prédécesseurs, le marxisme, le rationalisme et Les Lumières qui menacent l'humanité. Son espérance comme toujours, il la situe dans la mort, ce qu'il nomme la vie éternelle. Hors la mort pas d'espérance, hors la foi pas de salut. Du reste il ne crois pas que nous puissions changer le monde alors à quoi bon! Au fond, cette encyclique c'est du markéting, de la propagande chrétienne, dans la course à la religiosité, celle qui dure depuis deux mille ans et qui porte, tant du point de vue matériel que spirituel, une lourde responsabilité quant à la débilité du monde. Si la religion chrétienne n'avait aucune responsabilité dans notre histoire occidentale, dans le colonialisme, les guerres, les massacres d'innocents, l'exploitation de l'homme par l'homme, de l'injustice, de toutes les formes d'oppressions et d'aliénations qui demeurent aujourd'hui cela voudrait dire qu'elle ne sert à rien, que son influence est nulle et non avenue. Cette religion qui durant des siècles a véhiculé un antisémitisme virulent qui devait culminer dans la Shoah devrait, rien que pour cela, se saborder et disparaitre mille pieds sous terre parce que mille siècles ne suffiraient pas pour expier ses crimes et pas seulement les crimes contre la raison mais contre les hommes et les femmes, contre les femmes surtout. Autant que Jésus lui-même, elle n'a cessé de maudire la moitié de l'humanité - il eut mieux valu qu'elle maudisse toute l'humanité, celle qui a cédé précisément aux supercheries religieuses, qui, par mollesse, par paresse intellectuelle a cru et continue de croire qu'il a quelque chose plutôt que rien après la mort et que c'est là la vraie vie. N'écrit-il pas : "Je suis convaincu que la question de la justice constitue l'argument essentiel, en tout cas l'argument le plus fort, en faveur de la foi dans la vie éternelle" La religion est bien le symptôme quasi universel de la pulsion de mort. Il aurait tout aussi bien pu terminer son machin avec le mot d'ordre des fascistes espagnols " Viva la muerte!" La paix oui, mais pas à ce prix là, plutôt le NET.

Justement, à ce propos j'ai téléchargé un logiciel de près de 700 Mb et j'ai "testé" la vitesse de téléchargement et il ne m'a pas semblé qu'elle avait changé, pour moi, dans l'usage que je fais du net, en tout cas de manière significative, eh puis, dans les commentaires que l'on m'invitait à exprimer pour justifier mon renoncement au logiciel, j'ai écrit que des logiciels j'en avait déjà une foule et que sa devient une vraie bataille au point qu'il nous faudra devenir des experts informatique et ce n'est pas ce à quoi j'aspire bien que cela fasse les affaires d'une grande majorité d'internautes, encore que, on me prévenait qu'il y avait tellement de dossiers ou de fichiés disséminés partout, que la désinstallation complète pouvait affecté les dossiers... Merde, le choix devenait difficile, j'ai cliqué sur ce que je pensais avoir traduit que je renonçais à la désinstallation et là je dût donner des raisons... Et là, juste pour tester un produit, un booster, là, ici, sur le net, je me demandais à quoi cela pouvait me servir, j'avais conclu à rien, tout en sachant que vous êtes plus nombreux à penser le contraire dans ce tourbillon schizoïde, un peu dans l'anti-Oedipe, les intensités... Ah là oui! Alaoui, le nom d'une ville? écrit autrement et cette ville était pour mon père le Kamtchaka, là c'est aussi ici, un réflex d'esquimaux, forcément à plus de mille mètres d'altitude. Ces frivolités analytiques qui nous entrainent sur des chemins menant nulle part? Exhibitionnistes!
Ah! oui! merde alors! pour penser que mes petits conflits avec un logiciel pouvaient avoir un quelconque intérêt pour qui que ce soit. Et mes positions, et mes opinions, cette stratégie! Enfin, n'exagérons pas; c'est toujours entre lui et moi et l'arbitre n'a pas les mêmes règles et lui à moi sommes sensés les avoir apprises. Alors nous exhibons des transgressions parce que l'on pense abattre ainsi des tabous? Erostrate!!! Putain ils sont là dans nos pulsions les tabous, alors on est là, on crache sur tout ce qui bouge et on attend que, grâce à l'effet de la vitesse, ça vous revienne en pleine gueule! Le combat sanglant qui nous renvoie encore à notre mythologie personnelle se déroule pourtant dans une arène peuplée de fantômes pour quiconque ne croit pas aux fantôme, bien que les noms en soient. Non en-soi ni pour-soi. Néant.Ce qui illustre bien les glissements permanent vers des objets non identifiés, déjà partiels, de substitution, dans un monde d'identités.

vendredi, novembre 30, 2007

Sibel Edmonds.


Sibel Edmonds héroïne de la bientôt défunte démocratie américaine continue de se battre contre l’administration Bush et le FBI du feu drogué pédé et maître chanteur Hoover, cette organisation criminelle dont maintes séries télé tentent de redorer le blason merdique et sanglant décrit déjà longtemps par Angela Davis. Virée de son poste de traductrice parce qu’elle avait alerté ses supérieurs sur le fait que bien avant les attentas du 11/9 et grâce à la traduction de conversations téléphoniques on savait depuis longtemps en haut lieu qu’ils allaient avoir lieu. Que l’une de ses collègues, Mme Dickerson, trafiquait les traductions. Que cette nana n’était autre que la femme du Major Douglas D. Dickerson, membre de l’American Turkish Concil, une clique de trafiquants d’armes et de technologie nucléaire composée des chefs du système militaro-industriel américain, de trafiquants et de marchands d’armes et de drogue turcs et d’israéliens, grâce auxquels l’Indonésie, le Pakistan purent développer leurs armes nucléaires, sans oublier que toutes ces informations ont été délibérément caviardées dans le fumeux et ridicule rapport de la commission d’enquête sur les attentats du 11/9. Le major tenta d’ailleurs de recruter Sibel pour le compte de l’ATC afin de participer à la destruction/ détournement des preuves et de la corrompre. Aujourd’hui et bien qu’elle ait perdu tous les procès qu’elle avait engagé contre les menteurs et les salauds du département d’Etat, du FBI etc., des dizaines d’agents de ce même FBI, de la CIA etc., ont adhéré à la
National Security Whistleblowers Coalition comme Robert Wright, un agent du FBI dont les investigations concernant le 11 septembre, dans un manuscrit de 500 pages dont le FBI a empêché la publication. Bon, tout le monde peut accéder aux infos sur le net où voir le doc magnifique qui raconte cette histoire de l’Amérique d’Ubush roi.

Tout le monde peut se faire une opinion sur la manipulation dont nous sommes victimes à l’insu de notre plein gré. Et tout un chacun peut mesurer la naïveté où la bêtise ou encore la saloperie de ceux qui prennent tous les antiaméricains primaires pour de sympathisants islamistes. Cette histoire comme tant d’autres nous permet de mesure le grand écart entre le patriotisme d’une Sibel Edmonds et celui des fascistes de l’administration Ubushienne, des néoconservateurs etc. Cette clique de malades et d’agités du bocal qui cachent sous le secret d’Etat l’état lamentable d’une démocratie pourrie et corrompue par le fric et la volonté de puissance et qui a encore le toupet de faire au monde des leçons de morale. Nous pouvons aussi nous faire du souci pour une Sibel courageuse qui doit se trouver en permanence dans la mire des tueurs de toutes les officines tueuses officielles et officieuses de l’Amérique, une Amérique qui n’a depuis l’ascension de la dynastie Ubush plus rien à envier à celles de l’Empire du Mal.

Je sens que cette affaire va faire la joie de mon ami du dessous lui qui hait tellement l’Amérique et l’Etat d’Israël qui a su mettre un Etat musulman dans son carnet d’amis et par lequel de la haute technologie nucléaire a atterri entre des mains islamiques. Au fond, la bêtise continue. Après avoir armé l’Irak puis les talibans et l’Iran et l’Arabie saoudite, autant d’ennemis d’Israël et de l’Amérique, pour du fric plus que pour leur sécurité ou la notre, les débiles qui gouvernent le monde arment leurs ennemis en pensant s'en faire des amis. Il est à prévoir qu’un jour elles leur reviennent en pleine gueule et c’est probablement ce qu’ils espèrent secrètement vu que ça va leur permettre d’instaurer La Dictature du XXIème siècle. Seul espoir pour eux de faire face à la menace asiatique parce que la concurrence, ce jeu stupide qui veut que le plus riche, le plus fort, le plus sournois, le plus méchant l’emporte, ce ne sont pas uniquement les idéologies mais les cultures et les visions de l'homme qui s'affrontent sur le grand marché de l'hypocrisie humaine.

Soit, je sais ce que les américanophiles qui délirent sur la démocratie, qui hallucinent sur la liberté d'expression en temps de guerre pourraient nous dire:
Sibel Edmonds est toujours vivante.

mardi, novembre 27, 2007

Hadès

La dernière question philosophique concerne le suicide. Je ne me rappelle plus si Camus formulait ainsi sa proposition mais il nous semble qu’il y a du vrai là-dedans. D’un autre côté un petit psychologue canadien qui s’étale sur un site réfute la notion de pulsion de mort. Pourtant, chaque année un million deux cent mille personnes se suicident dans le monde et ce chiffre ne prend pas en compte ceux qui se tuent accidentellement, ceux qui se sacrifient dans des actes de bravoure, ceux qui s’engagent dans des guerres absurdes, ceux qui se dressent seules et désarmés en face d’une colonne de blindés, ceux qui, sans savoir pourquoi, dévient tout à coup sur la gauche avec leur bagnole pour emplafonner un gros cul, autant d’actes suicidaires et inconscients. Eros et Thanatos c’est donc bidon. Bon tout ça pour dire que nous nous croyons à la pulsion de mort. Nous la voyons à l’œuvre dans la mondialisation, dans l’empoisonnement de notre environnement, dans la destruction de la nature, dans la course même à l’immortalité dans l’éternelle interrogation : mais pourquoi a-t-il fait ça ? Non, ils ne savent pas ce qu’ils font. Et ce qu’ils font le plus naturellement c’est encore tuer. C’est toujours l’autre qu’on tue, l’autre du même, comme le lieutenant Thomas G. de Knut Hamsun. – Ernest Hemingway voulait écrire comme Hamsun, Henry Miller aussi. Il l'appelait son maître. Thomas Mann l'adorait, Herman Hesse l'appelait son favori. Les écrivains russes comme Andre Bely et Boris Pasternak lisaient Hamsun constamment dans leur jeunesse, André Gide le trouvait supérieur à Dostoïevski. Ils l'ont tous lu – Kafka, Brecht, Gorky, Wells, etc. – nous aussi nous l’aimons et pourtant, comme Céline ou Heidegger il pris le parti des nazis par haine de cette espèce humaine, hypocrite, tueuse, vaniteuse, violeuse à la con et merdique toujours, captive de cette pulsion de mort jusque dans cette proposition débile… Croissez et multipliez. Déjà qu’il est bien difficile de vivre à plusieurs, en famille… La plupart des meurtres se passent en famille, les viols idem, toute cette banalité du mal est si écoeurante que soit vous tuez n’importe qui soit vous vous tuez ce qui revient finalement au même. Ce dégoût que peut inspirer notre espèce est parfois assez violent pour vous faire prendre parti pour le mal absolu dont le but semble être sa destruction total et des centaines de milliers de savants, de cerveaux supérieurs travaillent sans relâche à la recherche de l’arme absolue. Nous sommes le fruit du hasard et notre disparition sera la fleur de ce fruit et c’est la vie elle-même qui le nourrit. Déjà, c’est vachement drôle, grâce à la mondialisation le moustique

porteur de la dengue et du chigoungouya vient de passer les Alpes. En 1918 ce sont les armées allemandes revenues du front de l’Est qui amenèrent la grippe dite espagnole alors qu’elle venait d’Asie, sur le front occidental pour liquider près de cent millions d’individus. Les hommes sont capables d’aller n’importe où pour ramener la mort, cette fin qui les terrorise et les fascine en même temps. Marx qui était peut-être le dernier chrétien comme l’écrit Michel Henry a été trahi et corrompu par ceux qui prétendaient l’avoir compris – aujourd’hui peut-être dirait-il comme Lacan que ceux qui prétendent me comprendre sont des imbéciles – puisqu’ils ont fait absolument le contraire. Là où Marx ne défendait que le principe de la vie ils ont édifié des systèmes fondés sur le mépris de la vie. Mais dire que Marx fut peut-être le dernier chrétien c’est encore une fois de plus le trahir parce que toute religion n’est rien d’autre qu’une imposture et une trahison fondée sur une sorte de perspicacité psychologique. Vive les moustiques Hadès !

lundi, novembre 26, 2007

Les crocs!

Ouïe! Aï! Putain, ça y est, une dent de moins. A la place un trou immense et un sale goût de sang dans la bouche. Il a creusé dans l'os dix minutes, l'os rongé par les bactérie donc pas moyen d'installer un implant. A côté peut-être. Hier c'était donc mon troisième jour de jeune et je n'ai même pas faim, je me nourri d'antibiotiques et d'eau froide quand bien même mon dentiste tout compatissant m'a dit, mais vous devez vous nourrir monsieur Mont. Comme si je ne le savais pas. Tout le monde sait bien qu'il nous faut manger... avec ou sans dents. Bouffer c'est vital. A la rigueur on pourrait même se passer du néocortex mais pas des dents. Là, tandis qu'il m'arrachait cette molaire en la tournant et retournant dans tous les sens sans que je ressentisse rien d'autre qu'une petite tension nerveuse je ne pouvais pas ne pas songer à ce que cette opération devait représenter à une époque pas si lointaine où on vous arrachait les dents sans autre forme de procès, à la tenaille! Et pas que les dents! Les bras, les jambes, à la scie, sans anesthésie... Bon sang! Vous vous rendez compte! Combien sommes-nous régénérés! Nos plaintes, nos douleurs psychiques! Hier soir je regardais une émission consacrée aux serials killers, l'un d'eux, aux states, qui racontait comment il avait violé, égorgé plein de jeune filles, des ados, là, dans leur lit, une deux trois quinze et peut-être davantage, sans remords, sans rien que des paroles, avec un énorme couteau de boucher, refaisant le geste de l'égorgement, celui où il plante encore et encore son arme dans le corps d'une enfant. C'était déjà monstrueux ce Lee machin chose, mais le pire, le plus débile et révoltant c'était cette gonzesse, cette salope, cette nana à la con qui s'occupait des assassins, des monstres, et qui disait combien ce mec-là était au fond tellement sympathique, drôle, charmant... On voyait bien qu'elle était amoureuse de lui, de toute cette vermine. Certes, nous le savons depuis longtemps qu'il n'a jamais manqué de femmes pour aimer les tueurs, les assassins, les bourreaux... Les portiers de la nuit. Mais mes dents! Mon manque de dents...

Mal de dents.

Oh lala! Quelles journées! Deux jours sans bouffer! L'air d'un hamster qui aurait planqué tout son garde-mangé dans la joue droite, bordel, défiguré je suis! Et la douleur! ça tape, ça tape et encore ça tape, de la tête aux pieds, secoué nuits et jours! A m'arracher la tête! Putain de carie! Une grosse molaire bourrée de plomb qui me plombe le moral. Et c'est pas le tout des choux! Mon dentier, en haut, tintin! Il me fait tellement mal aussi... Ah, on est bien malheureux! Heureusement j'ai réussi à prendre un R.V. chez mon dentiste pour cet après-midi... Une fois fait je pensais que comme d'habitude cela allait me soulager un tantinet, que pouik! Des nèfles! Va te faire foutre! J'ai eu beau penser à des amis qui ont eut pire que ça, Freud entre autres, avec son terrible appareil buccal que sa fille devait lui installer - un trou dans le palais - une haleine fétide dit-on - ou bien je pensais à Martin Amis qui dit avoir toute sa vie mal aux dents - bon, moi aussi, combien de fois? On ne s'habitue jamais à la douleur... Ca me paralyse moi... Et il me faudra cet après-midi sortir de chez moi sans dents!!! Horreur! Enfer et damnation! Sale coup! Immense blessure narcissique! Les murs faudra les frôler... Et l'angoisse de rencontrer une connaissance, que je passe sans m'arrêter, l'ignorer, reconnaitre plus personne! Aller traqué par la honte! J'en sue déjà. Droit dans la peau d'un clandestin... Ni vu ni connu. Même la lecture pourtant passionnante du complot contre l'Amérique de Ph. Roth qui ne parvient pas à me distraire de mon mal, c'est dire! Sans cesse à me tâter la joue toute gonflée, à tripoter la dent avec la langue que c'est pas des choses à faire, ça devient comique. J'ai toujours pensé qu'il n'y avait rien de pire qu'une rage de dents... Et quand c'est fini, on n'arrive jamais à imaginer la douleur; non, on est incapable d'imaginer la douleur, la plus petite qui soye.

mercredi, novembre 21, 2007

Les uns et les autres.

J'ai lu ce matin dans la presse que le bas de laine des suisses s'élève à plus 1'200 milliards de francs ce qui représente par ménage quelque chose comme 165'ooo francs. Inouï! C'est sûrement beaucoup de fric mais c'est encore moins que ce que le PDG de Novartis gagne en un seul jour de travail! 174'000 francs par jour, on croit rêver. Le temps d'aller chier, de le laver les mains, de redresser son nœud papillon, où de changer de chemise et vlan! Voilà 10'000 balles qui tombent sur son compte en banque et pendant ce temps des centaines de milliers de femmes et d'hommes se défoncent au boulot pour moins de 3000 francs par mois, autant que ce que notre PDG touche en cinq ou six minutes, juste le temps de serrer quelques paluches, de humer son Martini. On entend très bien tous ceux qui disent, oui, mais vous vous rendez compte des charges et des responsabilités qui pèsent sur les épaules de ce monsieur! Oh oui! Doit avoir les épaules vachement larges... Et des bras noueux pour porter sa paie à la fin du mois! C'est beau l'égalité! La fraternité! La justice sociale! Et les solidarité! Et ce monsieur lorsqu'il paie sa caisse maladie tous les mois ça lui coût ni plus ni moins qu'à nous, qu'à moi. Même tarif! Ici, les pauvres sont solidaires des riches.

J'ai aussi vu que les 4 plus grandes banques américaines vont distribuer à leurs employés quelque chose comme 38 milliards de dollars. Ils sont environ 186'000 - parce qu'elles ont fait des affaires juteuses ce qui ne pas les empêcher dans le même mouvement de générosité de virer environ 25'000 employés, là, vlan! à la porte! Et les experts du néolibéralisme nous répètent que les boîtes ont besoin de faire des profits pour créer des emplois. Mon cul!

Un analyste célèbre parle ainsi de l'économie américaine :
"Vous rencontrez un ami, à la question : comment vas-tu? il répond... J'ai pris une troisième hypothèque, j'ai explosé ma carte de crédit et liquidé mes économies pour acheter un écran plat et une nouvelle voiture, et nous partons en vacances en Grèce, tout va bien.

C'est ainsi que le montant de la dette des cartes de crédit US - prochain cadavre - s'élève aujourd'hui à 915'000'000'000 de dollars. Les zéros ça fait vachement plus d'effet!!!

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En France des millions de gens plus idiots les uns que les autres sont encore pris en otages par les gens des transports publics... En otages. De vieilles rombières et quelques sales cons vu à la télé crient au fascisme! A la dictature rouge! Une boursoufflures de connerie ignoble dans la petite lucarne dont les clowns du JT chaque jour parlent de la "galère" des pauvres "usagés", des usagés qui devraient au moins se rendre compte du travail fourni par ces "privilégiés" dès lors qu'ils se rendent compte de leur galère dès lors qu'ils cessent de travailler. Mais non. Des privilégiés! Taisez-vous bande d'abrutis! Lequel d'entre eux trouverait que c'est un privilège qu'au bout de vingt ans de boulot dans la nuit et toutes les nuits et souvent le dimanche de gagner 1'400 Euros! Avec autant d'années une infirmière 1200 Euros! Tous ces gueulards de petits bourges ne sont en fin de compte qu'une bande de sales cons qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et qui ne cherchent pas plus loin des boucs émissaires à leurs propres malheurs, à leurs difficultés. La populace est ainsi faite qu'elle préfaire accabler et dégueuler sur ceux qui à leur pieds qui, plus que tous bossent pour eux. Alors moi je dis tant mieux si toute cette foule de salauds est dans la merde.
Et j'espère que la grève continuera encore longtemps.

lundi, novembre 19, 2007

Des salauds ordinaires.

Il fait un froid de canard aujourd'hui et bien que je sois habitué que nous sommes des montagnards et que notre enfance c'est passée à plus de mille mètres d'altitude et dans cinq mètres de neige et des culottes-bas tricotées par la mama on aime plus.
Alors on pense à plein de choses qui se passent loin et devrait nous laisser indifférents. Ainsi des soldats américains qui se suicident en masse registre des dégâts collatéraux tout bénef pour les terroristes et autres combattants de la liberté. En parlant de liberté vu que le sieur Berlusconi va créer un nouveau parti le parti du peuple italien pour les libertés et c'est bien de lui cette liberté plurielle et ce peuple italien populiste qui va bien dans son conformisme fasciste et d'ici à ce que le mot d'ordre de ce parti soit Arbeit macht Frei il n'y a qu'un pas de l'oie. Ce mec-là doit regretter l'absence des Brigades rouges de Prima linea qui eussent été les seuls à le faire entrer dans la grande histoire au côté d'Aldo Morro et de quelques autres lui qui se sent victime de moult complots fomentés pas les cocos et autres gauchistes mais apparemment personne ne veut se salir les mains et puis en fait il n'est rien c'est un tout petit capo friqué vendeur d'aspirateurs et le fric ne peut faire d'un minus haben un grand homme sauf à marcher sur des semelles compensées. Les italiens se foutent bien de ce bonhomme et nous aussi c'est juste histoire de passer le temps que de le perdre un peu avec lui parce que nous avons du temps à perdre à perte de vue bientôt sans cheveux sans dents sans yeux mais pas là de quoi s'inquiéter ah non sûrement pas ah bordel de merdre! Même lorsque tout devient cinglé dans cette mondialisation globalisation qui favorise surtout les divisions les séparations les divorces la France recoupée en deux la Belgique idem et le Kosovo et plus les gens sont sommés de vivre ensemble multi-ethnicité oblige et plus ceux qui vivaient ensemble dans une sorte d'homogénéité culturelle presque parfaite tendent désormais à se séparer et le courant est si puissant que j'en viens à craindre pour la Suisse bon craindre est un grand mot-affect toujours est-il qu'avec cette manie qu'on certain de vouloir toujours faire comme les autres on est en droit de voir des grossesse nerveuses et des symptômes de rejets là où il y de l'homogénéité constitutionnelle c'est pourquoi on lit en ce moment disons quand on écrit pas un livre de Didier Daenincks qui colle bien à l'air du temps : Itinéraire d'un salaud ordinaire.

Retour en enfer.

Le président des États-Unis, George W. Bush, qui s’est adressé à sa nation, lors d’une allocution télévisée se félicite de la situation en Irak (1 millions de morts, 1 million de blessés graves, 3 millions de personnes déplacées depuis l’invasion anglo-saxonne). Surtout, il annonce le retrait de 5 700 soldats.

Dans le fatras de cette conférence, pas un mot sur les soldats qui sont abandonnés à leur retour au pays, sur les six mille d’entre eux (sans doute est-ce cela qui appelle le « retrait ») qui se sont suicidés en 2005, (sans doute est-ce cela qui appelle le « retrait. ») Sur les cinq cent mille vétérans désormais SDF ni sur les 17 soldats qui chaque jour se suicide, sans rien dire de ceux qui sombrent parce qu’en fait, comme il le dit : « Le principe de base de notre stratégie est que le fait d’assurer la sécurité de la population irakienne est le fondement de tous les autres progrès. »

« Il n’est jamais trop tard pour faire avancer la liberté. Il n’est jamais trop tard pour appuyer nos troupes dans un combat qu’elles peuvent remporter ».

Et il a encore des gens pour défendre ce clown misérable et qui croient à la vertu du patriotisme.

mercredi, novembre 14, 2007

Doc de l'après-midi.

Bon, c’est presque l’heure de mon rendez-vous.

Il est quatorze heures et il neige un peu. Quel scoop ! Et je me prépare à un rendez-vous chez le toubib, petit check-up pour le permis de conduire, simple formalité. On dit toujours ça et voilà que tout soudain il vous détecte comme une saloperie. Trente ans que je n’ai pas mis les pieds chez un doc à part pour mon permis. Moins on les voit comme on dit, mieux on se porte et ils ne pensent pas autrement. Bon, tout cela est sans intérêt mais je m’en fous puisque personne ne vient lire ce que j’écris sur ce blog, lequel me sert juste de dépotoir, de vidoir de tiroir, de poubelle. Les quelques 200 visiteurs qui sont passés l’ont vite compris et ils ont eu raison de na pas insister davantage. Au demeurant je déteste les remarques et autres commentaires. D’accord, c’est un rien provoc ce type d’argument, mais c’est vrai, moi, la reconnaissance j’en ai strictement rien à branler – que ce soit à n’importe quel titre. Depuis Hegel et sa soi-disant recherche de la reconnaissance je me mare. Ainsi, tout le monde voudrait être reconnu pour ce qu’il est, ce qu’il fait – quelle vanité idiote. Maître et esclave nous le sommes tous à un moment ou un autre… L’homme est presque une femme comme les autres et je suis presque sûr que s’il avait un membre long et souple et dur à la foi il saurait parfaitement se passer des femmes et être androgyne sans le sexe de la femme. Platon qui avait des éphèbes à son service aurait dû le savoir plutôt que de faire croire qu’à l’origine on était deux pour un. On est bien plus que ça je l’ai déjà affirmer et je confirme.

lundi, novembre 12, 2007

Retour à la nature?

Zut ! Enfin, merde. Il y a des matins comme ça, on a plus envie de rien, rien ne vous fait plus envie qu’une femme mais elle n’est pas là, pas tout de suite, pas dans l’instant, et il faut différer, on est dans la différance, l’attente et cette attente ressemble à l’éternité, alors on se dit pourquoi ne pas l’affronter tout de suite, là, maintenant. Longtemps de je suis dit que le jour où cette attente sentirait l’éternité – et pour satisfaire aussi à un fantasme maternelle ; elle me traitait d’assassin dès mon plus jeune âge, ma mère, la garce ! Soi-disant que je la tuais à petit feu. Tu parles ! Maintes fois dans mes rêves je l’ai tuée, crac ! D’un seul coup, de la magie quasiment, pensée magique, souhait exhaussé illico comme qui dirait sur le champ, ce champ de bataille insensé où se déroulait nos relations, bref, si aucune femme n’exhaussait mon vœu d’être tué par l’une d’entre elles alors je suis me ultime recours. Ce matin je suis habité par ça, CA ! Captif d’une pulsion qui le dispute à ma nonchalance, ma paresse naturelle, toute une idiosyncrasie partagée, hystérique, entre tous les autres du même et franchement c’est pas de la tarte. Ecrire ainsi permet de combler un vide, car toute attente est un vide, un trou d’où fuient tous les contenus qui nous constituent. Nous sommes là à contempler cette fuite qui n’est pas celle des souvenirs, des représentations, non, ce serait plutôt quelque chose qui nous tient lieu de sentiments, d’affects, de volition, un épuisement de la volonté facile vu que celle-ci ne veut rien, à part durer. C’est ainsi que la nature s’affirme et se dépasse en se niant dans sa forme la plus anodine. Et il faut toujours qu’elle ait le premier et le dernier mot dans cette aventure. C’est pourquoi, quand les hommes prétendent sauver la nature c’est surtout eux qu’ils tentent de sauver parce que la nature n’a jamais eu besoin d’eux ni de moi en particulier. Du reste, je me demande si quelqu’un a besoin de moi mais la réponse est si évidente que la formuler n’a pas de sens.

samedi, novembre 10, 2007

Jglup!

En avoir ou pas.

Nous aimerions de plus avoir envie de lire la presse tant elle est soit déprimante soit débile soit enrageante. Par exemple, voici que les occidentaux reprochent aux pays émergeants de faire comme ils faisaient eux-mêmes lorsqu’ils se développaient et dominaient le monde. Ainsi, ces derniers soupçonnent la Chine, qui investit massivement en Afrique, de chercher à mettre le grappin sur les matières premières. Salauds de Chinois ! Jamais les occidentaux ne feraient une chose aussi dégueulasse ! Evidemment on ne peut pas le dire tel quel. Pensez ! Les yankees qui vivent toujours au-dessus de leurs moyens, à crédit – intellectuellement aussi, le doivent aujourd’hui à la Chine, au titre de son sens de l’épargne – pour les vieux jours. C’est donc grâce à l’achat massif de bons du trésor américains par les Chinois que les cigales yankees peuvent péter plus haut que leur cul et consommer tel un bas prolétariat qui ne convoiterait que le confort de l’intérieur bourgeois et ses horizons de cuistre, comme disait Lévinas. (Comme disait, merde alors, je n’ai pas pu m’en empêcher.) Ces mêmes chinois qui sont en train de mettre leurs grappins aussi sur les fonds de pensions. Demain, ce seront les chinois qui payeront leurs retraites aux américains. Mais cela ne sera jamais pire que lorsque c’était une bande de débiles et de salauds américains qui firent disparaître plus de 200 milliards de dollars du fonds de pensions des employés californiens qui se retrouvent le cul dans la merde et rien que des larmes pour tour réconfort.

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Restons en Amérique et plus particulièrement à New York où le chef de la police, d'abord chauffeur et garde du corps de M. Giuliani, Bernard Kerik avait été nommé chef de la police de New York en 2000, lorsque Giuliani était maire de la ville. Il était à la tête de la police lors des attentats du 11 septembre 2001 contre le WTC.

C’est ça aussi le miracle américain. Un chauffeur dont tout le monde connaît les accointances avec la mafia nommé chef de la police d’une ville dont le maire prétendait lutter contre la criminalité. Ca fait penser à la méthode de J.E. Hoover. Le voyou fondateur du FBI. Autres temps, mêmes mœurs. « J'ai fait une erreur en ne vérifiant pas assez» les activités de Bernard Kerik, a déclaré à la presse le candidat républicain. » Giuliani Lénine même mea culpa. Qui n’en fait pas des erreurs ? Où comment le mensonge devient une erreur. Parce que personne ne pourra croire qu’il était le seul à ne pas connaître les soupçons qui pesaient sur la tête de son élu. Bon, c’est bien fait pour lui, ça fera un républicain de plus à la poubelle.


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Autre affaire lamentable, les enfants de Zoé. Voilà une équipe d’humanistes africains qui débarque dans les banlieues parisiennes afin de soustraire à la misère ambiante mille enfants pour les refiler à des couples dont le seul désir est d’en posséder un. Depuis que l’essentiel est produit à l’étranger et que les enfants sont aussi des produits comme les autres il convient naturellement d’aller les acheter là où ils sont produits selon des méthode encore naturelles. On est écolo ou on ne l’est pas. Soit, vouloir sauver à tout prix des enfants honore. Mais tout de même, je ne crois pas une seconde que ce soit là la véritable motivation. Dans la région où ces gens sont allé les chercher « ces orphelins » travaillent environ quinze mille humanitaires, des centaines d’ONG dont aucune ne s’est jamais essayé à expédier par avions des gosses dans un pays étranger. Donc, imaginez une centaine de petits banlieusards tout pâles débarquant sur la terre brûlante d’Afrique… Pour les sauver. J’entends mal aussi ces couples en mal de mioches exotiques si possibles. Qui plus tard ne pigeront rien quand l’ado leur gueulera dessus des t’es pas mon papa t’es pas ma maman. Et les potes à l’école, toujours tellement délicats : ils t’ont acheté combien tes vieux ? Les ados, tellement subtiles ! Lucides combien ! Ah, décidément les erreurs !
Aux dernières nouvelles il est de plus en + question de kidnapping.


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Hé puis il y a aussi les preneurs d'otages! Une bande d'hollywoodiens! Désarmés, lâchant leurs stylos et leurs pc., lâchant les accros des séries cultes, toutes cette bande mondiale d'encultés à tort et à travers. La grève des scénaristes. Les salauds! Toutes nos suites en rade, nos hèros tourneboulés et roulés dans la cocaïne... heu, la farine, tous, flics, tueurs, paumés, rescapés, fuyards et taulards, putains et catins évaporés et nous, transis d'angoisses, agités du suspens suspendus au pourcentage, au marchandages... La galère quoi. Le monde en otage et le temps des rediffusions... des re-re-diffusions, transfusions à la con histoire d'exciter encore un peu + la connerie mondiale, globalisée.

Eh bien oui, nous regardons des séries cultes nous aussi. NCIS et 24h chrono, esprits criminels, les femmes désespérées... Ah les femmes désespérées! Celles de sexe and the city surtout, comme nous autres obsédées par le cul, quelle joie! Autre chose que nos marine's de ncis où les culs ne sont jamais étalés que sur le lit de dissection du labo du médecin légiste, culs en charpie, décomposés, cramés et putréfiés. Dans 24h chrono on aimait bien voir J. Bauer torturer les salauds pour leur faire cracher l'endroit où est caché la bombe... La fin et les moyens qui n'ont pas évité les polémiques, rapport à l'Irak. Confusion des genres. La fiction soumise aux règles de la réalité... à ce tarif là on peut aussi abandonner la guerre des étoiles et starac., brûler tous les livres dans lesquels on trouve des mots comme nègre ou pire encore comme ce propos de Chester Himes que j'adore: "Rien n'est plus divertissant qu'un Nègre absurde". Normal qu'après ça il se soye... hahahaha! réfugiè à Paris le Chester Fossoyeur Cercueil, "Les Blancs m'avaient rejeté, les Noirs ne voulaient pas de moi, je me sentais comme un homme privé de pays".

A quand une grève des écrivains? Bof, même s'ils cessaient d'écrire pendant un siècle il y aurait toujours et encore pour longtemps de quoi lire, aussi, on se demande bien pourquoi ils continuent. Peut-être que certains répondent à cette question aux Assises internationales du roman, tenues ce printemps à Lyon.

On se pose aussi cette question - bien qu'on ne soit pas toujours dans le questionnement nous autres, de Platon à Heidegger dont on vient d'éditer la correspondance d'avec son épouse. Elle aimait pas les juifs et cette animosité pour ne pas dire cette haine est toujours d'actualité. Il faut dire que l'extension des colonies en Cisjordanie ne va pas arranger les choses. Toujours la force de l'inertie et il en va de même pour nos représentations, lesquelles certes ne sont plus très à la mode bien qu'elles continuent à constituer la force de nos préjugés, si compliqués du reste, que leur remise en question tient de la quadrature du cercle. La preuve, ils sont des milliards à croire encore que tout ce fourbi qu'on appelle le ciel est la terre est l'œuvre de quelqu'un.

Accointances: Page 22 du Monde du 3 novembre:

La Tunisie. Le régime du président Ben Ali, en vingt ans, a réduit au silence toute la presse libre.

Page 24.

Tunisie. Un tourisme prometteur.


mercredi, novembre 07, 2007

Ni putes ni soumises... à d'autes!

"Pour beaucoup, la nomination de Fadela Amara auprès de Christine Boutin, ministre du Logement, laisse un goût rance. D’autant qu’Amara avait toujours dit que NPNS ne servirait pas aux politiques. «On a l’impression d’avoir travaillé pour rien», dit Leïla Djelamani. Son comité du Mans, qui regroupe «45 adhérents», va se saborder. «On a bossé pour sa pomme», complète Safia Lebdi, désenchantée. Fadela Amara disait souvent aux militants : «Moi je suis dans une Ferrari, vous êtes en deuche.» «Peu à peu elle s’est coupée de l’association et du terrain», regrette celle qui était une amie de longue date." (Libé)

Et voilà, merde, c'est toujours ainsi que cela se passe. Les gens motivés par les meilleures intentions finissent toujours - trouvent toujours les moyens de se brouiller. Toujours des traîtres d'un côté, des naïfs de l'autre. On en sortira jamais. Les meilleures amies du monde. Sautant d'un bord l'autre, une fois à gauche une fois à droite, comme à l'armée: gauche! Droite! Gauche! Droite! Et avec Fadela ce sera bientôt le pas de l'oie.

lundi, novembre 05, 2007

23'935

Ah nom de dieu ! Lundi matin, encore. 23'935 lundis matin. L’autre avait raison de dire que chaque matin qui se lève est une leçon de courage. Mais il est mort et moi-même je ne me sens plus très bien. C’est pourquoi depuis longtemps j’ai choisi la facilité. Plus tout se complexifie et plus il faut faire simple sur les chemins de la vérité. Ah la vérité !... même le vraisemblable est déjà problématique, alors questionner la vérité… l’évidence, du point de ou du n’est pas Copernic qui veut. Ce n’est pas les points de vue qui manquent, ça c’est une évidence, et de la langue en est une autre. Même les langues mortes sont encore un point de vue, ce qui a induit certains à faire de la langue l’essence, pour aboutir à une sorte de métaphysique de la mort. Comme quoi on est toujours enduit avec de l’erreur. Mais l’erreur pourrait-elle être bactérienne ? On a déjà tellement de mal à se mettre dans la peau des autres puisque nous sommes plusieurs à la fois, bordel quel casse tête ! Soit, j’ai bien vu que tous les écrivains réussissent à se mettre non seulement dans la peau mais dans la tête aussi, dans les gènes des autres parce qu’ils savent inventer et tout est là. Alors la conclusion est simple comme bonjour mais point les conséquences. C’est que je suis, que je me suis totalement inventé. C’est dire que cette notion d’identité dont on nous bassine les yeux et les oreilles, tellement au goût du jour, LE gargarisme ! Est une sacrée foutue invention. Il convient toujours de procéder par élimination – exclusion est plus à la mode aussi. Et à la fin qu’est ce qui reste en la demeure ? Moi. Mais là encore on se heurte au rejeton de la famille, à papa/maman, au nom et au non qui se tient en réserve et qui surgit tous les lundi matin. Il y en a quelques uns je buvais un café avec une amie qui buvait aussi un café et elle fumait tout comme moi et tout comme moi elle voyait le monde en capilotade… une sorte de point de vue du bistrot rythmé par du jazz. Et notre bavardage je ne sais plus comment m’amena à dire qui sait pourquoi, sans doute les associations d’idées, le bruit des mots, la rumeur, que par exemple, mais de quoi, celui qui avait ; je sais que je ne sais rien était aussi logique que le philosophe crétois qui disait que tous les crétois sont des menteurs, parce que s’il ne sait rien comment peut-il savoir qu’il ne sait rien ? Il n’était pourtant pas crétois. Donc, la vérité n’est qu’une forme de mensonge et la vérité pas plus que lui ne s’élève, elle tombe toujours et encore relativement. Et le plus souvent aussi elle tombe mal. Elle fait comme une pierre des ronds dans l’eau qui, lorsqu’ils touchent le rivage la cause est oubliée. Les mots c’est pareil même bien enchaînés les uns aux autres d’une manière très formelle, comme les lundis aux dimanches et aux mardis. Pour certains il est le premier jour de la semaine et pour d’autres le deuxième. Il en va de même du rapport sujet/objet. Tout est question de conventions. Il faut respecter les conventions et ce respect – cette acceptation qui relève du dressage, de l’éducation, de l’enseignement c’est d’emblée ce qui nous situe du point de vue de l’autorité, ce qui nourrit notre autoritarisme par délégation. Une certaine logique fait autorité en matière de… Creuser la matière des choses et des mots pour découvrir le sens, investir dans l’investissement. C’est ce qui prend tous les lundis matin et j’avoue que le reste de la semaine n’est jamais assez long pour m’en remettre.