Je livre ici tel quel ce qui relève de mes préoccupations intellectuelles et autres, lointaines et existentielles, des petits événements sans importance.
samedi, juin 30, 2007
mercredi, juin 27, 2007
Grisaille.
Donc il pleut et il fait froid. Et je fais n'importe quoi pour ne pas tourner en rond bien qu'il nous soit impossible de faire autrement avec la meilleur volonté du monde qui est rond.
mercredi, juin 20, 2007
Aux poils citoyens!
Me pencher sur des sujets de peu d’importance relève sans doute de ma nature flexible. Ce sont presque toujours des sujets objectifs sur lesquels je n’ai pas prise, mais un saule pleureur qui laisse pendre ses branches au-dessus du courant de la rivière lui demande-t-on d’attraper les poissons qui passent ?
Ce matin sur le coup de neuf heures tandis que j’allais à la terrasse de mon troquet préféré histoire de lire un ou deux quotidiens et d’ingurgiter ma énième tasse de café j’ai avisé à une table une femme que j’avais déjà rencontrée. Elle parcourait un journal en fumant une cigarette et j’ai tout de suite vu ses cuisses blanches et sa robe noire. Elle a la peau très blanche et des cheveux noirs et je ne pouvais pas m’empêcher de songer qu’elle devait être très poilue et que j’aurais surement pris bien du plaisir en mettant mon nez entre ses cuisses. J’ai toujours trouvé dommage que les filles aujourd’hui se rasassent par là histoire d’en finir avec notre animalité. C’est une illusion. Ainsi, elle prive les hommes de rapport à l’origine même des plus illuminantes pulsions sexuelles. Evidemment, je sais que les hommes apprécient les chattes imberbes qui leur font penser aux filles nubiles et que d’autre part il est vrai que d’avoir des poils coincés entre les dents c’est parfois désagréable. Les japonais savent bien la force des poils, leur impact sur notre libido c’est pourquoi sur leurs photos érotiques ou pornographiques ils les effacent. Evidemment je ne peux m’empêcher de songer aussi aux musulmans qui, toujours extrémistes, font aussi des cheveux comme un attribut sexuel qu’il convient de cacher, tandis que les mâles exhibent leur barbe justement comme l’attribut sexuel d’un Sanson chevelu parce qu’il est un lion.
Bref, elle était là avec ses quarante berges ou plus et moi je fantasmais tout en songeant à ma copine en me chantant une petite chanson… Isabelle si le roi savait ça… Et j’essayais de me souvenir de ce parfum du sexe que notre civilisation s’emploie à jeter dans les poubelles de l’histoire des corps. Tous n’étaient certes pas aussi captivants que le numéro 5 de Chanel mais ils étaient toujours plus revigorants que cette absence d’odeur qui caractérise nos fruits et légumes. J’ai aussi remarqué qu’elle ne portait plus d’alliance jusqu’au moment où les articles du journal ont retenus mon attention.
Un long article sur les frères musulmans interdits mais tolérés en Egypte, des frères qui voudraient bien instaurer une république islamique tout en respectant la démocratie (ça me fait toujours rigoler) et la charia. Ces frères dont le Hamas est le bras armé contre Israël avec leur représentant privilégié en Europe, le Suisse Tariq Ramadan dont un journal US dont j’ai oublié le nom lui intente en quelque un procès en sorcellerie. Il est dit aussi qu’en Egypte l’on ne voit plus du tout de cheveux de femmes. Il est vrai que les jeunes – et les moins jeunes musulmans sont à ce point frustrés dans leur sexualité que la vue d’un seul cheveu doit les rendre fous !
Ensuite, j’ai lu un article sur l’Allemagne de plus en plus riche mais avec une augmentation significative des pauvres et une baisse sensible des salaires. Plus de 10 millions de pauvres et un bas de laine de plus de 200 milliards d’Euros.
Tandis qu’en Suisse on veut remettre au boulot les jeunes entre 18 et 25 ans qui vivent de l’aide sociale : 1700 francs par mois, et les handicapés aussi, au turbin!
A l’autre extrême donc aux USA les bras nous tombent lorsqu’on lit qu’un sacré peigne zizi sachant profiter du système débile qui règne dans ce beau pays, réclame 50 millions de dollars à un pressing qui a égaré son futale. Et lorsque le patron lui a rapporté son truc il s'est empressé du crier: c'est pas le mien!
Tout le monde a pu voir à la télé un dojo sur lequel des mecs s’envoient en l’air. Le fait est que l’un d’eux touche une rente d’invalidité. Aussi sec il est convoqué au tribunal par son assurance. Pas de quoi s’esclaffer, sauf que le mec qui ne manque pas d’humour s’y présente en fauteuil roulant.
Comme quoi Ferré avait raison de chanter : la lucidité se trouve dans mon froc!
mardi, juin 19, 2007
Petit lecture.
Je viens de finir la lecture d’un bouquin qu’une amie tenait à ce que je le lise. Je ne sais pas pourquoi encore que. Il s’agit du deuxième livre de Muriel Barbery : L’élégance du hérisson. A la fin je me disais bon, voilà un auteur qui a eu envie d’écrire sur une personne simple, pauvre, une concierge dans un immeuble de riches bourgeois imbus d’eux-mêmes et méprisant les pauvres. Renée, une petite concierge laide, boulotte et de cinquante quatre ans qui cache dans sa loge l’autre d’elle-même, une femme très cultivée et très intelligente (l’intelligence ne sert qu’à servir) qui hait les riches autant qu’ils méprisent les pauvres. Et les riches ici sont pour ainsi dire tous des socialistes caviars. Bon, jusque là je me dis que c’est pas mal mais la voilà qui ricane méchamment le jour où un de ses locataire lui annonce que la lecture de Marx est en train de changer sa vie. Cette nouvelle la fait ricaner sur Marx qui s’est foutrement trompé et tout ça on peut le lire dans l’Idéologie allemande. (J’ai déjà dit tout le bien que je pense de cet ouvrage). Je me disais qu’elle avait bien raison de cacher tout ce savoir livresque. Connaître tous les livres ne vous aide pas à avancer surtout quand il s’agit de la phénoménologie – "cette escroquerie" – de Husserl, – un nom pour aspirateur. Mais elle admire Kant – comme tout ceux qui l’ont lu. Bref, tout le monde de la philo à la psychanalyse en prend pour son grade. Pourquoi pas ? Et que faire de toute cette connaissance des philosophes ? Ca sert à élever la pensée, contribuer au bien commun. Mais la mère Michel, Renée, se contente de satisfaire aux besoins des bourges tout en étant amoureuse de l’Art. La musique, la peinture n’ont plus de secrets pour elle. Il ne lui manque que l’amour. Et elle meurt quand enfin il arrive sous les traits d’un riche et raffiné japonais. C’est très triste. Une camionnette d’un pressing la renverse alors qu’elle se porte au secours d’un clochard rond comme une bourrique et qui tangue sur le trottoir d’en face. Et naturellement elle meurt en revoyant tout ceux qu’elle a aimés et son chat. Je vous le dis c’est très triste et elle-même ne se prive pas d'en pleurer.
Et ce n’est pas fini. Dans l’immeuble vit aussi une ado de douze ans également très intelligente et qui le cache à sa famille – le fait qu’elle soit très intelligente, et qui a décidé de se suicider le jour de ses treize ans, mais qui renonce finalement après le mort de Renée. Je me demande ce qu’elle va devenir – elle voudrait être vétérinaire – mais comme à douze ans elle pense déjà comme une qui aurait fait Normal Sup (plus du tout en mains coco comme c’était avant) je vois le tableau d’ici. Une érudite enfonçant se bras dans le cul des vaches pour leur tâter l’utérus.
Bon, je ne dis pas que j’ai passé un mauvais moment, c’est parfois drôle. Les sarcasmes contre les bourges – ils sont tellement cons ! C’est toujours facile. Et c’est trop facile aussi de penser que les bourges n’aiment l’art qu’en apparence et les pauvres l’aiment pour l’Art. Moi aussi j’ai toujours pensé et dit qu’il y a plus de spiritualité dans l’art que dans n’importe quelle religion. Les religions sont laides et vulgaires c’est pourquoi elles intéressent tellement de monde. Mais l’art, même si parfois c’est laid, ça ne pousse jamais au meurtre.
Et pour finir. J'ai voulu aller sur le site de Muriel Barbery. Elle a évidemment fait de la philo et puis même Normal Sup. Alors je me suis inscrit, un nom et tout de suite j'ai reçu un mot de passe mais j'ai eu beau essayé rien à faire, mon mot de passe est toujours une erreur bien que j'aie fait un copier coller. Voilà, salut Muriel.
Ah, j'oubliais. J'ai cru tout du long que c'était un type cette Muriel.
mercredi, juin 13, 2007
Endo-exogaminerie.
Hier je faisais quelques références aux Lois et à la perception que l’on pouvait en avoir dans la manière dont elles sont appliquées. Ce matin dans la presse je suis tombé sur deux faits divers du même genre. Des abus sexuels sur des mineurs. Le premier est commis par un kosovar quadra sur sa fille de 12 ans. Le second un quadra suisse sur sa belle-fille de 13. Le premier a pris 7 ans de prison, le second 10ans. Pas la moindre allusion sur quelques circonstances atténuantes ou aggravantes. Aussi, je me souviens de la lecture d’un bouquin très intéressant : « Pour en finir avec le Moyen âge » écrit par une médiéviste très distinguée dont le nom m’échappe pour l’heure. Elle disait qu’au Moyen âge lorsqu’un étranger se présentait devant un tribunal pour avoir commis un crime, la première chose qu’on lui demandait c’était : quelle est la Loi dans ton pays ? Soit à l’égare du viole sur mineur, soit à celui de l’inceste je ne sais pas ce qu’il en est des Lois kosovares. Tout ce que je sais c’est que partout – et Lévy Strauss le rappelle : toutes les civilisations ont fait du tabou de l’inceste une loi fondamentale (pour mille raisons divers). Les juges suisses auraient-ils demandé au père kosovar comment était jugé l’inceste chez lui? J’en doute –, encore que, bien des changements, des reculades, des mutations sociétales peuvent nous faire penser à un retour au Moyen âge. Toujours est-il que cela coût moins cher de violer sa fille quand on est kosovar que de violer sa belle-fille lorsque l’on est suisse. Le crime d’inceste aurait du pour le moins aggraver la peine du viol. Mais non. Nous avons que des études on démontré assez ressemant que dans le nos belles campagnes helvétiques l’inceste touche encore 20% des familles. On peut dire que c’est encore une tradition. Et les traditions comme tout le monde le sait bien, c’est la base de tout. Pas de familles sans traditions familiales. Et comme tout le monde pleure sur la perte des repères…, les pères sont à la fête ! Tout vers le père jusqu’aux pervers ! Je me réjouis toujours d’avoir pu échapper à cette ignominie…, enfin, presque ! Parce je suis toujours un homme…, enfin, je crois !
mardi, juin 12, 2007
Populisme.
J’ai vainement cherché ce matin dans mon dictionnaire de philosophie politique une entrée « populisme ». Il y a bien « populace » mais la suivante est « potentia ». Tant pis. C’est que, depuis dimanche soir, à la suite de la vague bleue, le tsunami sarkosien, cette notion à connotation négative a éclos sur maintes lèvres d’experts comme des boules puantes. Car il est vrai que les sarkosiens savent flatter sans les nommer les plus bas instincts des foules parce que naturellement n’étant plus du côté du problème ils sont de côté de la solution est c’est là tout ce que le peuple attend de ceux qui les gouvernent. Et comme les peuples sont de plus en plus conservateurs – ils ne sont jamais révolutionnaires – le populisme ne saurait être autre chose qu’un symptôme réactionnaire, collectif, dans la mesure où ils est toujours plus naturel de réagir aux événements plutôt que de les créer. L’action suppose la volonté tandis que la réaction relève de l’instinct, des pulsions. Soit, je sais bien que ces considérations ne sont pas des scoops, que ce sont des lieux communs, mais il fallait le dire dans la mesure où en politique les opinions sont prétendument fondées sur des valeurs – c’est le discours dominant et toutes les formes d’expressions réactionnaires recours à des valeurs – il va s’en dire que volonté et pulsions participent de concert comme Eros et Thanatos au festin de l’amour. Nous sommes devant un courant massif de dénégation du monde et de son court chaotique, porté par l’illusion théléologique du « tout est possible » comme de la « rupture », et l’illusion du « recommencement ». Tout cela n’est qu’illusion car le dernier des pékins ayant voté pour l’UMP sais très bien au fond de lui-même que très peu de choses risquent de changer et au fond il ne le souhaite pas vraiment vu qu’il est tout naturellement conservateur. Comme toujours, Certaines choses vont un tantinet changer pour un petit nombre sans vraiment affecter les masses autrement que par la lente et sournoise déception qui, comme toujours, viens sanctionner des attentent impossible à satisfaire. Certes, il faudra bien de la part du gouvernement prendre des décisions et modifier certaines lois afin de maintenir une dose de croyance aux changements possibles. Mais nul n’ignore qu’il existe partout des lois qui ne sont jamais appliquées parce que l’esprit de celles-ci, ses fondements et ses principes suffisent sans même toucher ce quelles visent à modifier la perception que les masses ont quant à leur fin. Si dans un pays on appliquait vraiment toutes les lois qui sont écrites le pays serait paralysé. D’autres part, la mondialisation des lois sur le commerce, la finance, la circulation des biens est des personnes, la propriété intellectuelle voire les lois relevant de l’éthique et de la morale tout cela brouille notre perception et favorise l’incompréhension de la plupart des gens. Pour qu’une loi soit vraiment efficace – et encore, elle doit être inscrite dans la constitution. Même lorsque même une loi constitutionnelle dit que tous sont égaux devant la loi et que tous les jours nous voyons des misérables condamnés pour de petits délits et des riches blanchis pour des crimes plus colossaux – ainsi les bigs bosses de la défunte compagnie Swissair qui ont dilapidé des milliards de francs publics et qu’un tribunal vient d’absoudre – les citoyens sont témoins que tous les individus quoi qu’en dise la Constitution ne sont pas égaux devant la loi. Il faut aussi précisé que les lois ne sont jamais faites pour punir les riches. Bref. Ceci pour dire que la déception loin d’être le fruit de trop grandes attentes rôde en permanence derrière l’enthousiasme momentané. Tous ceux qui, à un moment où un autre on rêvé du grand soir, des lendemains glorieux, avec la foi encrée au cœur en savent quelque chose. Mais au fond, quoi que l’on pense toujours décider en toute conscience, nous savons bien que le moi n’est même maître chez lui au point qu’il est toujours déjà en train de spéculer sur toute chose.
lundi, juin 11, 2007
Gueule de bois.
Des Français lassés, éreintés, ont profité du soleil et des événements sportifs alléchants pour bouder les urnes. A droite parce que la victoire était déjà acquise et à gauche la défaite annoncée. De toute façon depuis la guerre menée par les islamistes tout le monde occidental est en train de virer à droite. Partout, les socialistes ou les sociaux-démocrates qui n’ont plus de socialistes que le nom se sont métamorphosés en quelques ONG actives dans l’humanitaire. Comme cela fait belle lurette que de révolutionnaires ils sont devenus de simples réformistes pour finir dans l’angélisme politique et en cela ils n’ont fait que suivre jusqu’à un certain point l’opinion des masses infantilisées par la société de consommation et la société du spectacle. En Suisse, la lutte des classes est devenue un jeu dans lequel s’opposent des classes scolaires. Et même si parfois les restes de gauche font des propositions de type économique et ils font surtout du social mettant ainsi la charrue avant les bœufs parce que social n’est jamais que la conséquence des rapports économiques, juridiques, etc.
Les victoires de la droite ne relèvent pas non plus d’une volonté d’agir sur l’économie et les électeurs par conséquent ne s’inscrivent pas dans une démarche de cet ordre bien que toutes les propositions semblent aller dans ce sens elles ne font que suivre le courant impétueux et irrésistible du libéralisme qui consiste simplement à démonter ce qui fait encore obstacle à l’enrichissement des personnes plutôt qu’à l’enrichissement général vu qu’il est bien connu que c’est par l’enrichissement de quelques uns que la richesse commune commence. Prendre aux riches pour donner aux pauvres… Comme si Robin des bois était une théorie économique ! Même la plus gentille des théories de « la justice comme équité » trouve que ce serait commettre une injustice à l’égard des riches, c’est dire ! Donc, soyons juste avec les riches, ils le méritent bien. Les autres n’ont qu’à se lever plus tôt et travailler plus s’ils veulent plus de fric. Et que celui qui ne travaille pas, ben ma foi, qu’il crève de faim. Soit, il y a quelque chose de juste là-dedans, de naturelle, même si, dans les colonies de fourmis toujours données en exemple on sait que trente pour cent n’en foutent pas une rame mais n’en reçoivent pas moins leur pitance. Et, il est vrai que dans nos sociétés développées il est parfois plus avantageux de ne pas travailler que de bosser. J’en connais personnellement qui, chez nous, vivent plus confortablement grâce à l’aide sociale que s’ils se mettaient au boulot et ce ne sont et de loin pas tous des « étrangers » requérants d’asile politique ou économique. Seulement, les électeurs, aujourd’hui ne voient de plus en plus que ceux-là. Les électeurs ne voient plus désormais que les tribus africaines, arabes, albanaises et javanaises, turques ou mongoles qui déferlent dans nos paradis. Et les électeurs n’entendent des propos de la « gauche » ou de l’ « extrème-gauche » que les bons sentiments qu’ils témoignent à leur égard. Après tout, ces gens ne sont pas des juifs persécutés. Ils viennent convaincus que l’abondance est ici partagée et qu’elle est telle qu’il y a pour tout le monde en quoi évidemment ils se trompent vu que le partage n’existe vraiment que là où il n’y a pas grand-chose à partager. Depuis la fin de la guerre froide, celle-là même qui fut à l’origine des acquis sociaux, del’Etat providence, construction purement idéologique, il ne demeure plus que l’Etat et une bureaucratie orientée vers l’individu et non plus vers les classes. Et si les riches n’ont aucune raison naturelle de partager avec les pauvres alors il est tout aussi évident qu’il n’y a pas de loi naturelle qui exige que les individus doivent partager avec les autres fussent-ils riches ou pauvres. Les Russes qui étaient bien obligés de partager leur appartement avec d’autres viennent ici parce qu’ils savent qu’ici ils jouiront d’un appartement pour eux tout seuls. Donnez-leur le droite de vote, comme en Israël, et vous verrez de quel bois ils se chauffent. Partout nous voyons que c’est l’afflux de populations étrangères, leur nombre, qui vient comme le souci principal de la populace comme aime à s’exprimer HannaH Arendt, et c’est ce souci populacier que la droite entend et, je l’avoue à ma plus grande honte, il m’arrive aussi d’en être exaspéré, surtout lorsque j’entends un collègue de travail me dire qu’il prend une pause « pour faire ma prière parce que je suis musulman ». Et que je suis exaspéré aussi lorsque qu’un tribunal cantonal jette aux oubliettes l’opposition de tout un quartier à la construction d’une école coranique. Idem encore lorsque la nuit je vois des BMW conduites par des africains venir jeter leurs sacs poubelles sur la rue. Ah oui, je sais, on me dira qu’il y a là comme des relents de racisme, que mes propos puent, que cela n’est pas politiquement correct, que je m’inscrit là aussi dans ce courant populacier xénophobe et de raciste. Un jour en discutant avec un pote africain je lui ai dit que, selon une étude sérieuse du National Geographic, en Afrique, le travail des femmes représentait quatre-vingt pour cent de l’économie, il m’a traité de raciste. Il est vrai qu’il m’arrive de penser mais non de dire « bougnoule » mais aussitôt et in petto je me traite de gros connard, j’ai honte, je me réprimande vertement, je m’insulte, me traite de tous les noms. Je sais bien que le mélange des cultures est irréversible, que la mondialisation est en marche forcée et que rien sauf peut-être une guerre pourra l’arrêter, une grande guerre civile et mondiale. Elle pourrait avoir des causes naturelles comme le réchauffement de la planète, la désertification, l’épuisement des ressources naturelles comme l’eau, rien que l’eau sans quoi il n’y a rien. Et alors une déferlante du sud vers le nord d’autant plus massive qu’en matière de ressource humaine la démographie galopante, le nombre finit toujours par l’emporter. Serait-ce encore une fois une histoire de flair comme celui des barbares déferlant dans l’empire romain pourrissant qui attire les flots d’immigrants vers l’occident putréfié ? Et qu’est-ce qui pue plus que l’argent, cette merde symbolique qui corrompt tout sur son passage ! Qui hante les esprits et arme les mains les plus innocentes ? Où bien serait-ce ce nouvel esprit de vengeance qui souffle partout contre les anciens colonisateurs et autres impérialistes ? Symptôme de cette régression massive des mentalités vers les formes les plus archaïques de la religiosité ? Tous les « fous de dieu » juifs, chrétiens et musulmans ! A cet égard je ne saurais trop conseiller la lecture du livre de Christopher Hitchens : « Good Is Not Great. How Religion Poisons Everything ». Tout comme celui de Sam Harris. « The End of Faith ».
Bonne lecture.
dimanche, juin 10, 2007
Ecrire.
Pourquoi j’écris ? Je vous le demande un peu. Vous c’est aussi moi-même que n’importe qui d’autre qui ne vient jamais sur ce blog. Et est-ce que ça me fait quelque chose que personne ne vienne jamais sur ce blog ? Je m’interroge comme on dit et finalement je suis bien obligé de me répondre que je m’en fous. Ca fait plus de quarante ans que j’écris et à part quelques amis d’il y belle lurette je n’ai jamais donné à lire mes écritures – à quelques éditeur aussi mais pas pour très longtemps. En fait que crois que j’écris sous le même registre que lorsque je lis. Pour le plaisir, et ça, avant que Barthes nous l’ait suggéré comme étant l’instance la plus pertinente. Le plaisir de la lecture est un tremplin qui porte loin et comme pour tous les plaisirs dont nous recherchons l’intensité maximum l’écriture est comme un point d’orgue. Amiel en a fait toute sa vie une forme d’onanisme maniaque dont je me suis gardé parce que la prostate ne saurait s’en accommoder. Si la lecture nous donne parfois l’illusion que nous sommes plus intelligents que nous le croyions dés lors que nous pensons avoir compris les plus subtiles des apories, l’écriture peut être une forme d’orgasme pour autant qu’en nous relisant on puisse parfois s’écrier : c’est moi qui ai écrit CA ! Et j’avoue que CA m’est arrivé bien souvent. Mais allez savoir si là précisément il s’agit de quelque chose que nous avons pensé et écrit ou s’il s’agit de quelqu’un d’autre… Vu que l’écriture est toujours d’emblée une sorte de plagiat conscient et inconscient. Je n’est pas seulement un autre, je c’est bien plus que CA c’est beaucoup d’autres. L’écriture pour un lecteur est toujours contextuelle elle emprunte sans scrupule et les milliers de petites fiches – que je ne relisais jamais, soit – sont là pour en témoigner. Evidemment il y aurait plus à dire ce sur le sujet mais pour l’instant je m’en tiendrai là vu que nous sommes sous le règne de l’opinion – et si j’ai toujours eu assez d’imagination pour avoir peur je n’en ai jamais assez pour avoir des idées. Si Einstein nous dit qu’il n’a eu dans sa vie qu’une seule idée je ne vois pas comment j’oserais dire que moi j’en ai plusieurs.
Bon, ça suffit pour un dimanche matin plein de soleil.
Histoire de m’en souvenir sans cesse j’écris ici un passage d’un article de Hannah Arendt sur l’Amérique du Maccarthysme.
« C’est contre ce type d’individu (elle parle de Chambers, un anticommuniste) qui font l’histoire, quelle que soit par ailleurs la vision des choses qui dicte leurs agissements, qu’une société libre doit se défendre. Et cette défense mobilise quelque chose de plus que la réaction naturelle que nous éprouvons d’instinct face au sentiment de supériorité qui anime des individus voués à une si « si noble » tâche. L’idée que je puis faire davantage qu’agir dans un pour le présent, qu’il est en mon pouvoir de façonner l’avenir, implique deux erreurs fondamentales. Elle présuppose en effet, que je connais la fin et que je peux donc décider librement des moyens, et aussi que lorsque j’agis, je sais ce que je fait, tout comme je fabrique des objets.
Le premier élément représente une impossibilité puisque nous sommes mortels : jamais nous ne connaîtrons la fin de l’histoire, puisque nous n’en verrons jamais le bout. La seconde idée est aussi erronée puisque l’action humaine, dans ses conséquences ultimes, est imprévisible par définition. »
lundi, juin 04, 2007
Peur
Lundi matin… qu’il est doux de ne rien faire lorsque tout s’agite autour de soi ! En exergue dans un bouquin de Céline mais je ne sais plus lequel. Par la fenêtre ouverte sur la ville me parviennent des bruits de chantiers métalliques grincements heurts raclements pires que chez le dentiste. Mais le soleil brille et la fumée de cigarettes danse dans ses rayons. Hier soi j’ai regardé un doc sur Malraux le mythomane flamboyant. En voilà encore un qui avait bien commencé et qui a mal fini dans la chaudière du train de la religion. Normal il fumait comme un pompier. C’est folle cette histoire de clopes ! Visez les vieux films ! Tout le monde parle, travaille, dort presque avec une clope au bec ! Ma mère mon père idem et moi dans le galetas roulant maladroitement et toussant à cracher mes poumons m’arrachant la gorge et tout et tout. Aujourd’hui la trouille ! Ca tue qui parait ! Et la vie, ça tue pas peut-être ! Alors à quand un discours qui dirait aux femmes : ne mettez plus d’enfant au monde, ne donnez plus la vie puisque dans le même temps vous ajoutez une mort au monde ! Malraux avait écrit quelque temps avant de casser sa pipe : ça devrait être autrement. Soit, sûrement, seulement c’est comme ça. Comme disait Cioran - c’est l’inconvénient d’être né. Tout fou la trouille, la peur omniprésente, la peur comme passion, passion de l’esprit et des tripes. C’est pas nouveau. Il n’y a pas si longtemps non seulement les actes mais aussi les pensées bonnes ou mauvaises la suscitaient la peur à cause que dieu voyait tout dans l’entreprise de culpabilisation intensive de l’église. Mais au fond la peur n’est rien d’autre qu’une sorte d’avatar petit bourgeois de l’angoisse existentielle chère aux philosophes existentialistes. Simples déplacements des représentations métaphysiques, des glissements de sens. Cela tient aux mots et maux historiquement datés. Une sorte de folie propre à notre époque de transparence qui veut que même les hommes, les mecs, les mâles aient le droit d’avoir peur. Avant, comme pleurer, comme l’hystérie, c’était réservé aux femmes la peur. L’angoisse c’était tout de même plus chic ! Ça avait une autre gueule ! On était dans la profondeur tandis qu’avec la peur on est dans la vulgarité dans la mesure ou nous vivons une époque vulgaire et fatiguée. Du reste moi-même je me sens assez fatigué en ce moment bien que je ne dépense pas autre chose que de l’argent… et encore – seulement à bon escient.
mercredi, mai 30, 2007
Corruption.
Bon, j’ai terminé mon voyage sanglant parmi tous les cercles où sévissent les sauvages amers loques et ricains qui remplissent leur mission divine de wasp consistant à rendre le monde civilisé plus sauvage encore qu’il ne l’est. Il est en quelque sorte, ce bouquin d’Ellroy le pendant de « l’archipel du bain de sang », de…. Bon, voilà que le nom détesté de l’auteur, surtout aux states m’échappe mais il me reviendra avant la fin de ce jet – tout du moins je l’espère. Et pour demeurer dans cette chaude ambiance du meilleur des mondes possibles je me suis replongé dans « L’impérialisme » de Hannah Arendt, entre autres sur les origines du racisme. Certains passages que j’ai soulignés me font un drôle d’effet :
« Qui plus est, le massacre insensé des tribus indigènes dans le continent noir restait tout à fait dans la tradition de ces tribus elles-mêmes. Exterminer les tribus hostiles avait toujours été la règle dans les guerres entre indigènes de l’Afrique et elle n’était pas pour autant abolie lorsque, par hasard, un chef noir parvint à unir plusieurs tribus sous son autorité. Le roi Chuka, qui rassembla au début du XIXe siècle les tribus zouloues dan une organisation extraordinairement disciplinée et guerrière, ne put instaurer ni un peuple ni une nation zouloue. Il ne réussit qu’à exterminer plus de un million de membres des tribus plus faibles ».
Le génocide du Rwanda n’est finalement que la perpétuation d’une tradition qui touche toutes les civilisations, qu’elles soient développées ou sous-développées. Et quoi qu’en en dise, mais je l’ai déjà dit, elles sont éminemment humaines. Je crois que le racisme est une illusion, un système accommodant et bien pratique pour expliquer aussi simplement que possible cette tendance innée en l’homme à exterminer les autres histoire de s’assurer contre la menace permanente de sa présence, présence qui met toujours en péril l’accès à ses besoins, l’accès à la nourriture, au travail, à l’espace, aux femmes, etc. La couleur est un alibi débile. La pureté de la race idem. C’est parce qu’ils sont tous des hommes avec les mêmes besoins fondamentaux qu’ils s’entretuent et s’exterminent. Si les nazis ont tenté et presque réussi à exterminer les juifs ce ne fut en somme que pour s’emparer de leurs biens et, en même temps, libérer de l’espace sociale, politique et territorial, culturel. Leur travail de mort fut hautement facilité par cette tradition historique qui rôde depuis si longtemps aussi dans l’ancien testament lorsque dieu incite les tribus juives à passer au fil de l’épée tous les habitants de toutes les villes du pays qu’il leur attribue. Exterminer et réduire en esclavage fut la règle de tout temps. Elle inspire encore de nos jours, de l’Europe à l’Amérique, de l’Asie à l’Afrique tous ceux qui redoutent une diminution des ressources parce que la notion de solidarité est le plus vain mot qui circule ici et là, elle est aussi ambiguë que la charité qui commence toujours comme on dit, par soi-même. Le génocide du Darfour ! Bush à cet égard très minimaliste puisqu’il n’y a là-bas aucune ressource vitale, parle de sanctions sur le régime islamique de Khartoum, et voilà que les Chinois protestent ! Forcément, ils leur vendent des armes. business is business ! least but not last.
Les Chinois seraient-ils racistes ? Et ce racisme serait-il une valeur étrangère, disons européenne ? Comme la liberté, l’égalité et la fraternité ? Voire la démocratie ? Certes, on pourrait sans prendre trop de risque de l’associer au concept de liberté, parce que si jamais un concept dégénère, c’est bien celui de LIBERTE que le dieu du commerce et des affaires, le marché, entraine dans sa décadence quand l'on croit à tort qu'il transcende les différences comme l'affirmait Fukuyama. Mais là, j'avoue me heurter à une aporie à la con, parce qu'il transcende certes, mais ils les exaspère aussi.
La suite au prochain numéro.
lundi, mai 28, 2007
Ellroy 2 Kundera.
Je ne résiste pas au plaisir de copier cet article de Milan Kundera, relatif au dernier livre de Salman Rushdie : « Le Dernier Soupir du Maure ».
Le surpeuplement distingue notre monde de celui de nos parents ; toutes les statistiques le confirment, mais on fait semblant de n’y voir qu’une affaire de chiffres qui ne change rien à la vie humaine. On ne veut pas admettre que l’homme perpétuellement entouré d’une foule ne ressemble plus ni à Fabrice del Dongo, ni aux personnages de Proust. Ni à mes parents qui, jadis, pouvaient encore flâner sur le trottoir, la main dans la main. Aujourd’hui, vous descendez de votre appartement pour être immédiatement emporté par la foule qui coule dans la rue, dans toutes les rues, sur les routes et les autoroutes « vous vivez écrasés au sein d’une folle multitude » et « votre propre histoire doit se frayer un chemin dans la masse ».
Mais qu’est-ce que la foule ? Pour moi ce mot est lié à l’imaginaire socialiste, d’abord dans le sens positif, la foule qui manifeste, fait la révolution, fête la victoire, puis dans le sens négatif, foule des casernes, foule disciplinée, foule mise au pas et, à la fin, foule de goulag. L’homme appartenant à cette foule a peu de possibilités épiques ;Peu d’occasions d’agir : ses petits gestes surveillés n’ont aucune chance de mettre en branle une suite d’événements s’enchaînant en aventure. Ce monde sans aventure, le monde anti-épique où l’homme perd toute individualité et n’a aucune liberté d’agir, a été pendant longtemps ma seule image de la fin de l’homme, de l’apocalypse.
La foule dans les romans de Rushdie a un caractère différent, voire opposé ; c’est une foule hors de tout ordre, libre, affreusement libre, active, entreprenante, maffieuse, comploteuse, inventive ; dans les romande Rushdie, tout est inattendu, burlesque ou fou ; on se trouve dans une perpétuelle hyperbole épique qui, du point de vue de l’esthétique flaubertienne ou proustienne, semble transgresser les normes et le bon goût. Mais cette affabulation hypertrophiée n’est pas un artifice, elle reflète le caractère de la vie qui a changé. A la folie du surpeuplement, l’auteur ajoute l’ivresse de sa propre imagination, qui n’est grisée que de la réalité même.
Dans la foule de Rushdie, chacun sauvegarde sa liberté et les flics eux-mêmes n’obéissent pas à leurs supérieurs mais à l’argent des maffiosi qui les manipulent avec une irresponsabilité enjouée. Et voilà le scandale ; les personnages de Rushdie sont on ne peut plus vivants, originaux, pittoresques, charmants ; derrière chacun d’eux il y a une biographie riche, pleine d’événements : ils irradient une extraordinaire beauté épique ; - si bien qu’on ne se rend pas compte que cet éblouissant geyser épique est le geyser du mal.
Il faut admettre l’inadmissible : ces fleurs du mal sont les fleurs de la liberté. Quand Maure Zogoïby, vers la fin du roman, s’envole pour l’Espagne, la marmite du monde surpeuplé éclate ; dans les fumées et les flammes, Bombay au-dessous de lui commence à vivre son apocalypse ; et ce ne sont pas fanatiques qui s’affrontent ; ni la lourde ombre du goulag qui s’abat sur la ville ; c’est la joyeuse liberté de créer des richesses et de les détruire, la liberté d’organiser des bandes tueurs et de massacrer les ennemis, la liberté de faire exploser les maisons et d’anéantir les ville, c’est la liberté avec des milliers de mains sanglantes qui est entrain de mettre le feu au monde.
Toute cela n’est pas une prophétie ; les romanciers de sont pas prophètes ; l’apocalypse du Dernier Soupir du Maure, c’est notre présent, l’une de ses possibilités qui nous guette de son abri, qui nous observe, qui est là.
Voilà. Pour ma part je viens juste de terminer American death trip de Ellroy. C’est une histoire de l’Amérique des années soixante qui retrace les complots qui ont entraîné les assassinats de JFK, RFK et M.L. King. Et c’est exactement une description des méfaits de ce que les Américains nomment la liberté. Du plus haut niveau de l’Etat aux bas-fonds de la société ça complote, ça tortue, ça assassine dans un monde ou le profit et la haine, LA HAINE HAINEUSE sont les deux seuls moteurs qui tournent à plein régime. Haine des nègres, haine des blancs, haines des communistes, haine des juifs, haine viets, une HAINE ENOOOOORME !!! Enorme. Comme chez Conrad Joseph la haute société tombe amoureuse de ses propres bas-fonds et le criminel se sent élevé en vertu du savoir-vivre, le raffinement, ce contraste entre la brutalité des crimes et la manière de les perpétrer qui devient le terrain d'une profonde entente entre lui-même et le parfait gentleman. Cette connivence historique de plus en plus affirmée entre les classes supérieures et les criminels.
Petit extrait de haine banale communément répandue.
« Des putes mexicaines immigrées illégalement ? Merde. Tous les immigrés clandestins sont des putes.
Ils franchissent la frontière. Ils piquent leur boulot aux gens du coin. Ils travaillent pour trois fois rien. Ils font des mômes à foison. Ils ne vivent que pour baiser. Ils se reproduisent comme des lapins. Ils ramassent les récoltes. Ils touchent leur paye – et alors, ils baisent de vraies putes. Les maquereaux mex maquereautent des putes mex – les jours de paye, ça copule partout, ça copullule.
Ils envahissent les hôtels. Ils baisent à la chaîne. Ils prolifoutent. Allez au Sun-Glo. Allez au Vista. Vous verrez le tableau. Le jour de paye, c’est demain – les mex se multiplient, vous allez voir. »
C'est du Céline, non?
mardi, mai 22, 2007
J. Ellroy.
Je suis en train de lire le dernier de James Ellroy. Ellroy qui dessine sans égal le cauchemar climatisé américain, les cercles de l’enfer, monstrueux, qui cavalcade du pouvoir central, une maison blanche came, par le FBI crapuleux et mafieux de J.E. Hoover, le dévoyé pédé camé et maître chanteur, ces amis du milieu, l’armée et les cubains anticastriste jusqu’aux plus minables tueurs à gages, flics pourris, vendus et politicards corrompus avec l’argent du crime, jusqu’aux cercles embourgeoisés des casinos du désert du Nevada. Des cercles qui s’entendent du Mexique au Vietnam dans lesquels grouille une vermine meurtrière de psychopathes, de pervers sexuels, mille agités du bocal friands de têtes réduites de vietcongs, de drogues et surtout de dollars.
Et pour tous les naïfs qui n’ont de cesse de ridiculiser les tenants du complot, une description sans ambiguïté des assassinats de JFK et de Bobby Kennedy en passant par celui de M.L. King que les racistes - plus nombreux dans cette histoire que les poux dans la fourrure de King Kong – du FBI et du KKK s’entendent à disqualifier, à diaboliser avec tous les moyens du bord.
Dans cet univers infernal où Ellroy nous plonge durant près de mille pages imprimées en caractères minuscules, rien des odeurs de poudre et de sang, de tripes et de cervelles ne nous est épargné. Pour un cauchemar c’en est un ! Ellroy à la puissance de Céline pour dessiner une réalité qui dépasse toujours la fiction. AMERICAN DEATH TRIP est un monument de l’histoire américaine, de la guerre du Vietnam à celle de l’Irak.
« Le courant était établi. Les feux fonctionnaient. Wayne retourna à la case.
Il entra. Il alluma ses phares. Il épingla la Buick. Il sortit de voiture et alla ouvrir le coffre.
Il ôta la toile adhésive qui bâillonnait Leroy.
Il dit :
Où est Durfee ?
Leroy dit :
Je ne sais pas.
Wayne lui tira dessus – cinq cartouches en plein visage -, de la grenaille triple zéro.
Il lui arracha la tête. Il explosa le coffre. Il explosa le pont arrière. Il éclata la roue de secours.
Il regagna sa voiture. De la vapeur d’eau s’échappait du capot. Il avait vidé le radiateur. Il avait bousillé le carter.
Il balança le fusil.
Il rentra à pied.
Il s’assit près de Lynette. »
samedi, mai 19, 2007
Merde.
Ce dimanche matin je vais feindre de remarquer que j’use constamment du mot merde. Il vient à tout bout de champ, en somme quotidiennement comme l’envie de chier, comme une donnée qui serait un rendu, à la nature naturellement. Tout cela n’est pas innocent. Surtout lorsqu’on ne peut s’empêcher d’éprouver du plaisir en accomplissant cette fonction. Fonction naturelle qui est comme le substrat sur lequel s’élabore le langage, l’oralité. Jusqu’ici rien de nouveau. Je prétends seulement que le plaisir qu’éprouve l’enfant à articuler et à maîtriser le langage, la parole est concomitant au plaisir qu’il éprouve en faisant caca et à la frustration aussi dès lors que la maîtrise du premier correspond celle de l’autre. Une fixation anale/orale relève alors surtout d’une position de négation de l’ordre établit. C’est pourquoi je crois fermement que l’incontinence chez les vieux – certains vieux – est moins involontaire que volontaire. En se conchiant ils retournent au plaisir fondateur, initial et chargé d’interdit de leur enfance et c’est çA qui les rend muet de plus en plus. Mais ici, le plaisir est sans jouissance. Qu’il le devienne serait alors une autre histoire où la perversité n’aurait plus ce caractère polymorphe propre à l’enfant mais démence précoce, dégénérescence.
Bon. Il y a très longtemps, lorsque j’étais un petit gamin, disons de quatre ou cinq ans, nous habitions dans une vielle maison d’un quartier italien où presque tout dans l’immeuble était en bois. Cette précision est purement esthétique. Deux logements par étage et une chiotte commune pour quatre logements. On peut imaginer chez un enfant, les réticences qu’il doit y avoir à aller s’asseoir sur un trône glacé, surtout en hiver lorsque les températures descendaient jusqu’à moins vingt cinq au petit matin, s’asseoir sur un trône partagé avec le gros cul du voisin, avec celui de tous les autres. Certes, il y avait bien pot de chambre dans la chambre, pot partagé avec deux sœurs mais là, pas de problème. C’était uniquement pour le pipi. Mais lorsqu’il s’agissait du caca, alors là c’était une autre paire de manches ! Surtout si vous avez une mère totalement fanatique en matière de propreté ! Qui passait tout son temps à poutser la baraque ! Du soir au matin ! Qui était proprement hantée par la propreté de ses enfants et qui en avait un sur les trois qui se faisait comme un malin plaisir de chier dans son froc ! Assis là sur l’escalier, à deux pas des chiottes, préfèrent se faire dessus plutôt que là-dedans. Plutôt accepter un plaisir polymorphe qu’un déplaisir certain. Aussi, un jour qu’elle en avait sûrement marre et gros sur la patate ce qui était là aussi autant que je m’en souvienne quotidien, de rage elle me badigeonna la frimousse avec le torchon de merde qu’elle m’avait passé entre mes fesses merdiques. Plus tard, disons vingt ans après, chaque fois que je voulais dire chocolat, je disais ; bonjour madame, je voudrais une plaque de fromage. Mille fois ce lapsus, du fromage au lieu de chocolat. Décidément le chocolat avait trop la substance et la couleur de la merde tandis que le fromage bien qu’il fut aussi à base lait sinon maternel en tout cas de vache en avait au moins la couleur. Ma mère était vache et c’est peu dire. Bon, mais au bout d’une longue psychanalyse le fromage est du fromage et le chocolat du chocolat. Il n’en demeure pas moins que j’éprouve toujours autant de plaisir à chier qu’à raconter des histoires, à philosopher et à faire des phrases. Mais comme je le disais ce plaisir est toujours sans jouissance et je trouve cela réconfortant. Car le contraire serait inquiétant. Disons que qu’il n’y a pas loin entre merde et mère comme il n’y a pas loin entre le lieu qui nous met au monde et le cloaque et que fondant le symbolisme en quelque sort j’ai toujours pensé que l’attirance pour le sexe venait de notre attachement aux fonctions physiologiques qui leur sont assigné. « Là tu pisses et là tu chies » disait l’amant de Lady Chatterley, cet homme des bois dont était fait tout notre intérieur. Groddeck le dit plus clairement que moi. « La mère en personne donne à son enfant des leçons d’onanisme ; elle est obligée de le faire, car la Nature accumule l’ordures qui veut être lavée là où se trouvent les organes génitaux de la volupté ; elle est obligée de le faire, elle ne peut pas faire autrement. Et, vous pouvez m’en croire, une grande partie de ce que l’on décore du nom de propreté, l’empressement à se servir du bidet, des lavages après les évacuations, les irrigations ( ? irritations ?) ne sont rien d’autres qu’une répétition des voluptueuses leçons imposées par l’inconscient. »
samedi, mai 12, 2007
Marx
Durant quatre ans j'ai vécu dans un petit hôtel de la rue de Provence juste derrière le Printemps et les Grands Boulevards, l'hôtel de Provence du reste. Et s'il existe toujours il est possible qu'on y admire encore les reproductions de Buffet que j'ai faites pour éponger mon ardoise. Bien sûr, à la place j'aurais aussi pu faire le tapin de 20heures au mitan de la nuit comme moult vendeuses des galeries Lafayette et du Printemps, comme autant de mères de famille qui devaient assumer seules l'entretien d'une famille désertée par les mâles. Et à l'époque que je parle, les macs qui se faisaient graisser c'étaient déjà la flicaille.
On dit que Sarko s'est inspiré du fondateur du PCI Antonio Gramsci. Question d'idéologie, du combat des idées, comme but l'hégémonie. On nous disait la fin des idéologies et celle de l'histoire comme quoi on nous dit pas mal de conneries. Je n'ai jamais cru ni à l'une ni à l'autre, mais ces théories ont fait un vrai tabac et pas seulement dans le Landerneaux, Lender... Lander quoi. Dans le monde entier! Et pourtant elle tourne. Ce n'est pas le premier dirigeant de droite qui s'inspire des théories communistes, la Thatcher aussi bien que Reagan et les pragmatistes s'en sont inspiré. Ce qu'ils délaissent de la théorie c'est surtout la notion de prolétariat, la classe des travailleurs mais pas la lutte des classes bien qu'ils n'en disent mot vu que la classe pour laquelle ils conquièrent le pouvoir c'est la bourgeoisie. La théorie marxiste à l'usage des bourgeois! Par la conquète et la diffusion de l'idéologie libérale. Le seul concept marxiste dont ils usent à l'égard du prolétariat c'est celui du travail, le travail dans son acception plus fasciste que marxiste, celui qui en jetait plein la vue au fronton des camps nazis: arbeit macht frei! Parce que Marx ce qu'il voulait c'était précisément l'abolition du travail, celui qu'organise le capitalisme pour tirer un max de profit et de plus-value de l'effort des travailleurs. C'est dans l'effort imposer au travail que s'origine l'aliénation et c'est bien pourquoi les fascistes et Sarko mettent plus l'accent sur l'effort que tout le reste. D'ici à ce qu'ils disent honnêtement : TUEZ-VOUS AU TRAVAIL...
Gramsci écrivait:
"La tâche du Parti socialiste est de concentrer sur lui l'attention de toute la masse, d'obtenir que ses propres directives deviennent celles de toute la masse, de conquérir la confiance permanente de toute la masse de façon à en devenir le guide, la tête qui pense. Pour cela il est nécessaire que le Parti vive toujours au sein de la réalité effective de la lutte de classe que mène le prolétariat industriel et agricole, qu'il sache en comprendre les diverses phases, les divers épisodes, les multiples manifestations, pour extraire l'unité de la multiplicité, pour être en mesure de donner une directive réelle à l'ensemble des mouvements et faire pénétrer dans les masses l'idée qu'il existe un ordre immanent dans l'épouvantable désordre actuel". C'est ce que fait Sarkosy mieux que le parti socialiste.
lundi, mai 07, 2007
Eternal retour...
Moi-même, à l’époque, lorsque je suis arrivé à Paris, petit helvète naïf j’ai dû maintes fois essuyer une drôle d’insulte : profiteur de guerre. Pour beaucoup, nous autres helvètes étions tous des industriels et des banquiers. Comme tous les Russes des communistes, tous les Américains des capitalistes etc. A propos du communisme, pas plus tard qu’hier un ami chez qui je vais tous les jours me ravitailler en clopes m’a dit que vu la nature humaine cela ne pourrais jamais marcher. Que tout appartienne à tout le monde, rien à soi. Que le sens de la propriété est pour ainsi dire génétique. Ils confondent le plus souvent Stirner et Marx sans les connaître. Ils confondent les biens de productions avec les moyens de production. Bon, je m’arrête. Je ne vais pas me mettre à parler ici du marxisme… comme disait Dürrenmat, auteur universel : Marx est venu trois cent ans trop tôt.
Et si...
Oui, bon, je sais, j’exagère toujours ! Sarko a de bons côtés ! J’avais oublié que lors d’un cent minutes face à l’un des frères musulmans Ramadan que je déteste il avait lancé : pas touche aux femmes adultères ! Aime-il George ? Rien que pour ça je devrais l’épouser. Enfin, une partie de ces idées ! Tout comme certains intellos juifs de gauche. Soit, qu’il combatte les islamistes… Mais que va-t-il faire pour les femmes du Tadjikistan qui se suicident pour échapper à la violence des membres masculins de la famille ? Ces centaines de femmes qui s’immolent par le feu comme les bonzes du Vietnam… pas grand-chose. Du reste, depuis que l’ex de Martin qui est devenue sa femme laquelle s’est taillée subitement avec un autre il doit en avoir gros sur la patate ! Doit leur en vouloir aussi un tantinet de cette outrageuse indépendance ! Sans rien dire des sentiments identiques qu’il doit nourrir contre cette espèce en voie de disparition, les communistes, vu qu’ils ont brûlé sont château hongrois. Ce sont là des événements qui marquent un homme. Un père qui se tire, une femme idem… Pas étonnant qu’il cause toujours de rupture !
dimanche, mai 06, 2007
Des sources.
Merdre.
Et voilà, Sarko facho l’emporte sans surprise. Décidément les Français ne sont plus du tout révolutionnaires. Ils voteront toujours pour Pétain. Avec Sarko c’est aussi Le Pen qui triomphe vu que le premier lui a piqué nombre d’idées malsaines. Avec Sarko c’est aussi le triomphe de Bush, Bush et son ultralibéralisme ; mais c’est aussi le triomphe de la France française, un nationalisme petit bourgeois, l’ambition et le goût pouvoir dans ce qu’ils ont de plus répugnant. C’est affligeant. Un petit parvenu à l’Elysée, manquait plus que ça pour la France se remette à rayonner comme une roue de bicyclette. Ouais, ça roule pour les fascistes en ces temps de vaches maigres. Parce qu’avec Sarko les pauvres deviendront encore plus pauvres et les riches encore plus riches. Sûr que cette nuit du joli mois de Mai on va danser dans les banlieues ! Comme à Neuilly et dans le seizième !
Ce soir je ne regarderai pas la télé. Tous ces mecs de droite qui auront forcément le triomphe modeste, pensez, on savait ! Evidemment. C’était cuit d’avance dans ce monde de merde de plus en plus misogyne et pédéraste captif insensé de la haine des femmes, c’est comme ça, cela ne changera peut-être que dans dix mille ans ! En attendant la France et l’Europe avec le petit sarko à la barre entouré de ces intellectuels si promptes à retourner leur veste – c’est pas nouveau – les claqueurs de De Gaule c’étaient aussi ceux qui en bavaient pour Pétain et je ne crois pas que cette masse idiote ait beaucoup changé, - les voilà mal barrées. Sarko est un petit Le Pen BCBG rien d’autre. Même les centristes de Bayrou, les soi-disant centristes, qui ont voté pour le caniche de l’Union des Méritocrates Putassiers. Tout bénef pour certaines compagnies charter ! Pour les promoteurs, les exploiteurs et la flicaille. Ce soir j’ai la nausée alors je crois bien que vais me bourrer la gueule, pour oublier un peu ce monde de merdre dans lequel je vis.
lundi, avril 30, 2007
En passant.
Soit. Il faut bien, à propos du terrorisme islamique, de l’islamisation des sociétés occidentales faire en quelque sorte marche arrière et surtout voir à qui profite le crime. Mon dégoût du capitalisme n’a rien à envier à mon dégoût des religions monothéistes, modèles historiques de ce que nous appelons depuis des décennies des idéologies totalitaires. Aussi, je suis depuis longtemps convaincu que les Américains sont derrière tous les grands attentats commis par le monde. Je sais qu’ils ont créés les talibans pour contrer les soviétiques en Afghanistan, Ben Laden et al-qaida pour contrer les Serbes dans les Balkans et affaiblir les monarchies du golf afin de mettre plus facilement leurs grappins sur le pétrole.
Mais je suis en train de bouquiner un thriller de Robert Ludlum qui s’appelle : La directive Janson. Le roman d’une énorme manipulation fomentée par une clique de tarés de Washington. Le problème c’est que la marionnette toute puissante qu’ils avaient créée a réussi à couper les fils et s’emploie à dégommer les marionnettistes. J'y ai aussi appris dans ce bouquin que l'immeuble des Nations Unies, vive la paix! a été édifié sur les ruines d'un abattoir. Ca ne s'invente pas.
Avec les islamistes que les Américains ont créés et entraînés dans les camps de merde de la CIA on peut dire qu’il se passe la même chose. Evidemment, même si tout le monde s’en doute presque personne n’ose l’affirmer bien que l’on trouve sur le net et dans les articles du Réseau Voltaire p.e. cent preuves en faveur d’une énorme manipulation des Américains qui se foutent de nous en se croyant les plus malins comme toujours. Mais dès lors qu’ils ont mis le pied à l’étrier à leurs chers islamistes ils est clair qu’aujourd’hui ils ne les contrôlent plus tellement à moins qu’ils ne leur aient donné Daniel Perls, offert sa tête comme celles de tant d’autres êtres humains égorgés et décapités au couteau-scie ici et là. Par exemple Quattrocchi, Keith Matthew, Guéorgui Lazov, Ivaïlo Képov, Enzo Baldoni, Jack Hensley, Kenneth Bigley, Tho Van Gogh, Margaret Hassan, etc. Ces milliers de personnes assassinées par les tueurs d’allah furent un temps effectivement les marionnettes des grosses têtes fêlées de Washington c’est un fait. Il y a des nazis fascistes partout et surtout là-bas. Du reste, le libéralisme économique n’est jamais que l’application à l’économie de la théorie des races appliquées par les nazis à la politique et en particulier à la politique d’extermination. C’est dire. Je l’ai déjà dit mais comme c’est futile je le répète, même des jeux vidéo véhiculent cette saloperie d’idéologie nazie et en particulier un, le seul que je connaisse un peu qui s’appelle Medal of Honore débarquement allié de Electronic Art. J’ai testé des dizaines de sites c’est toujours la même chose. Les soldats allemands dérouillent les alliés sans problème. Leurs grenades, impossible d’y échapper elles vous dégomment qui que vous fassiez et elles sont dix fois plus puissantes que celles des alliés. Pareil pour les flingues et que dire des soldats allemands qui courent plus vite que les balles ! Bref, les alliés en prennent toujours plein la gueule et si vous râlez on vous menace de vous balancer un kit de merde dans votre ordinateur.
Je sais toute cette merde. Des fachos partout, islamistes, capitalistes, chrétiens et juifs qui se manipulent les uns les autres et qui finalement ne savent plus qui est avec et contre qui. Le terrorisme anarchique. La grande guerre civile mondiale. Et deux grands pays qui comptent les point l’Inde et la Chine qui ne vont pas tarder à en découdre.
Je me ferais vachement du souci si j’avais des gosses. Par chance j’ai toujours pensé que c’était une vraie saloperie de jeter un enfant dans un monde à ce point pourri. Eh puis, se reproduire est à la portée des caniches et des rats, pas besoin d’être un homme.
Des vases communiquants.
En Turquie plus de un million de personnes viennent de descendre dans la rue pour manifester leur soutien à la laïcité et leur refus de l’islamisation rampante dont l’un des symptômes les plus manifestes est la course à la présidence.
En Suisse, comme ailleurs, on assiste au mouvement contraire – une islamisation rampante. La ville de Berne va bientôt s’enorgueillir d’abriter la plus grande mosquée d’Europe. Certains, lorsque je m’insurge contre cet état de fait me demande quoi j’ai peur. Tout le monde connaît des musulmans modérés, bien intégrés etc. Après tout nos églises, nos temples me disent-ils, n’abritent pas des extrémistes cathos ou évangélistes comme les nouveaux chrétiens qui font trembler les USA. Eh puis, ajoutent-ils, nous sommes encore dans un Etat de droit et la démocratie est un système ouvert en quoi il est précisément démocratique. Soit. Mais l’argent qui sert à la construction ne vient pas d’Etats démocratiques, mais d’Etats totalitaires et ils attendent un retour sur investissement. On peut douter qu’il s’agisse ici de fric. Non, ce que les commanditaires attendront c’est d’un soutien populaire susceptible de peser dans les revendications que ces Etats ne manquerons pas d’exprimer à l’égard des communautés musulmanes installées dans le pays, des revendications à l’égard de certaines traditions « sacrées » exprimées en toutes lettres dans le coran. Nous n’avons jamais vu descendre et manifester dans nos rues des musulmans pour condamner les assassinats commis partout dans le monde et quotidiennement par les fous de dieu, que ce soit en Irak, au Darfour, en Indonésie ou en Afghanistan et j’en passe. Jamais ! Le seul argument qu’ils opposent systématiquement à ces crimes… Les Occidentaux en ont commis de pires encore et ils continuent. Eh puis la vengeance et un plat chaud qui se mange froid. Les mosquées sont nos casernes nous a prévenu un jour le premier ministre islamiste de Turquie. Nous n’avons plus qu’à espérer qu’ils n’en ressortent pas trop vite. Au font, tout cela me rappel un peu une époque du Moyen âge bêtement appelée l’amour courtois. Plutôt que de laisser des bandes de jeunes chevaliers piller leurs contrées, dresser les populations contre la noblesse, les princes et les rois attiraient ceux-ci des les châteaux, les attiraient avec des appâts de choix, leurs dames. Ainsi, ils pouvaient les avoir à l’œil. Seulement, il arrivait parfois que les chevaliers parviennent à leur fin auprès d’icelles. Et les maîtres étaient cocu. Aujourd’hui, c’est la démocratie qui risque d’être cocufiée.