Affichage des articles dont le libellé est sexe.. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sexe.. Afficher tous les articles

jeudi, avril 10, 2008

Conflit...

Les jours se suivent... Tels les pages d'un journal... Un programme tv. Et même sans programme. Ca commence toujours par une cigarette... Qui fâche, mais fâché pour fâché... Un truc de vieux, Parce qu'il faut bien finir par accepter le fait qu'un jour on est vieux, pas uniquement pour les autres ça va de soi... Et pas pour un jour seulement mais pour toujours. Çà fâche vachement. Et lorsque l'on pas dans les yeux des filles comme une goutte d'eau sur les plumes d'un canard alors là! Oui, là, et alors! Alors là, c'est le monde entier tout à coup qui se précipite et vous fait des grimaces, des doigts d'honneur, qui ricane et vous déjà mort. Mais bon, et alors! Alors on se calme, on pense que l'on a vécu une sacrée bonne époque et je vous dis pas les guerres aussi, la Corée, l'Indochine, l'Algérie, le Vietnam, les Malouines, Grenade et toutes les rebellions et autres révolutions... Des carnages sublimes et tant de dictateurs, il y en avait pour tous les goûts, toutes les bourses, tous les préjugés, toutes les croyances, toutes les utopies. C'était déjà le sang et le jusqu'au boutisme et comme aujourd'hui c'était déjà encore et toujours excitant... une forme d'excitation sexuelle libérée dans le printemps de soixante-huit. Parce qu'avant, en Italie, pour peu que l'on se promena main dans la main à San Remo en plein mois de Juin on se faisait copieusement insulté par cette vieille bande de bigots et de bigotes qui occupait le dessus du panier, cette bande de tartufes qui fait son retour dans les poches de la berlusconnerie et des attardés de l'islam qui viennent pourrir nos démocraties. Il aura suffit de 850'000 musulmans et de 500 mosquées pour faire du pays le plus tolérant d'Europe - quand nos grands pourfendeurs des religions, des Lumières, ne trouvaient qu'en se pays des éditeurs assez courageux pour faire du droit d'expression - que j'ai ailleurs critiqué pour d'autres raisons - un symbole fort de la liberté. Tout cela semble avoir été balayé par le poids indécent de l'Islam qui pèse désormais si lourd que certain sociologue comme Paul Scheffer qui dit " pour résoudre le problème il faudra peut-être en passer par le conflit". Eh oui! C'est bête hein! Mais que faire lorsque l'on a en face de soi des gens qui assassinent aussi simplement que je pisse! Qui menacent de mort sous les prétextes les plus fallacieux sans parler des arguties à la gomme débitées par quelques imam en mal de guerre sainte. Et que c'est aussi bien l'Etat démocratique des Pays-Bas qui paient en argent comptant à la construction... C'est ça la tolérance, qu'importe le mal! Qu'importe les mariages forcés! Les crimes d'honneur! Les agressions contre les homosexuels, contre les femmes... On est démocrates ou on ne l'est pas. C'est vite dit! La démocratie, partout est en train de de tourner en eau de boudin, en Amérique, en Europe, partout où elle s'était établie avec cette force, cette puissance qui nous laissait croire que c'était pour toujours. Mais non, grave erreur, c'est le régime le plus honnis, détesté, haï du monde, même s'ils sont nombreux à y rêver... Ils peuvent continuer de le faire... Parce que si l'on regarde l'Irak, après cinq ans de guerre entreprises pour instaurer la démocratie, par des gens qui la détruisent chez eux, eh bien il aurait mieux valu que l'on aidât les Irakiens à se débarrasser de Saddam plutôt que d'y expédier une armée de pauvres types arrachés à leur misérable existence. Il aura fallu à l'Europe plus de deux cent ans, avec des rechutes, pour que la démocratie pratique ressemblât un peu à son concept fondé sur les droits de l'homme. Mais allez dire ça à ceux qui, comme nos chrétiens attardés d'hier et d'aujourd'hui, pensent que tout est de la faute des femmes, qui haïssent les femmes parce qu'ils se rendent bien compte qu'elles valent mille fois plus qu'eux et que les femmes les plus abominables comme la mère Thatcher et quelques autres sont en réalité des hommes. Moi, je prendrais volonté Berlusconnerie pour taper Ubush et sur Sarko, surtout sur lui après les conneries de bondieuseries qu'il a éjaculées au cours des escapades royales. Parce que la tolérance c'est bien joli, ou ce qui en tient lieu, l'indifférence, presque ce truc impossible inventé par John, "le voile d'ignorance". Disons tout de suite que je n'y crois pas. Une telle perte de mémoire! Comment faire lorsque nous ne pouvons pas ignorer qui nous sommes, (Oui, je sais, les gens se posent sans cesse ces questions, un perte de temps), donc, lorsque je vois autour de moi tant de musulmans, tant de musulmanes cachées sous leur vêtements, comment ignorer tout ce que cela représente pour moi? Chaque fois que je vois une musulmane je VOIS UNE FEMME VIOLEE par un homme qu'elle n'a pas choisi, qu'on lui a imposé, que l'on a mis dans son lit comme un client dans le lit d'une prostituée. Et je ne peux ignoré non plus que ce type a le droit, le DROIT de la frapper. Le droit de frapper les femmes est incompatible avec les droits de l'homme et de la femme. Parce qu'il faudrait peut-être mettre les musulmans au parfum - les droits de l'homme ne concernent pas seulement les hommes! Eh les mecs! Frapper une femme n'est pas un signe de virilité mais de faiblesse, c'est le dernier recours des lâches... de ceux qui abandonnent leurs godasses pour fuir plus vite - souvenir de quelques photos prises dans le désert du Sinaï - mais qui sont assez ignorants pour croire que leurs traditions archaïques pourraient enchanter le monde désenchanté, déserté par les anges et les miracles, booster la "spiritualité". De quoi rire non! En tout cas j'espère que les Hollandais ne laisseront pas les islamistes phagocyter cette liberté dont nous avons de plus en plus besoin pour penser l'avenir.
Cette excitation-là, ici et maintenant, n'a plus rien, hélas de sexuelles.

lundi, octobre 15, 2007

Le sexe de la femme.

Donc, tout change….

Combien de fois par jour – tout change – c’est plus comme avant – nous disons : mon œil ! Mon cul oui ! Et ce pour une très bonne raison, c’est que rien ne change vraiment, au fond. Juste à la surface, l’infrastructure quoi. Mais au fond, on est toujours fixé sur la configuration historique de nos préoccupations basiques. Le sexe et son rejeton débile la religion avec les corrélats indissociables la répression et la culpabilité. Toujours la peur des femmes, la haine des femmes, amour-haine des femmes. Depuis l’ancien test-amant et la toute première femme tuée par votre dieu unique cette malheureuse Lilith dont Adam ne voulu point qu’elle fut son égale. Aussi, il est de plus en plus question du sexe de la femme, mystère de tous les mystères et l’origine du monde – de quoi faire se ratatiner toutes les bites de nos machos invétérés. Le sexe de la femme, première blessure narcissique des mecs. C’est de là qu’ils sont jetés au monde et point de cuisse de Jupiter. Et les mecs ça les fâche, ça les angoisse, tourneboule et surtout les agite du bocal. Ils en finissent plus de fantasmer en bien et en mal, d’en faire de l’art et du cochon, du divin-abject-objet de haine passionnée et meurtrière. On y pratique aussi la déconstruction, l’errance vers des origines qui nous emmènent vers la nuit des temps d’avant, avant le big bang, d’avant être, comme Pascal Quignard dans son beau livre au titre incontournable « Le sexe et l’effroi » - « Il y a une cité divine et violente, derrière la cité humaine, et qui hante toutes les vies et qui a les traits de l’animalité, qui est toujours nue : le monde utérin, sombre, jaillissant, originaire, sexuel… »

Dans Le Monde du vendredi 12 octobre, le professeur Abdelmajid Chafi ancien doyen de la faculté des lettres et sciences humaines du Tunis écrit, entre autres : « Les fondamentalistes sont hantés par le corps de la femme. Il fantasment sur les attributs féminins et occultent la dimension humaine, personnelle et intellectuelle de la femme (…) On a pas besoin de recourir aux thèses féministes pour constater l’inégalité foncière qui frappait tous les membres des sociétés traditionnelles sans exception, les femmes étant placées tout en bas de l’échelle sociale, juste avant les esclaves ». Ils étaient « sous la coupe d’une aliénation mentale. »

Il va de soi que pour les uns nous avons tous des origines animales et pour les autres seuls les hommes échapperaient à cette ignominie… Il fallait être un grand singe pour inventer une idée pareille. Mais bon, tout cela est une histoire sans fin faite de bruit et de fureur racontée par des idiots. Il arrive pourtant, parfois, que certains vivent vraiment la Scène Originelle. C’est arrivé et ça arrivera encore et ça traumatisera encore quelques enfants qui vous diront que papa faisait mal à maman et qu’elle criait. Alors l’aliénation aidant, propagée par les discours religieux dont la légitimité n’est jamais fondée que sur l’autorité, il va de soi que ce n’est jamais de la tendresse et de la douceur de l’amour qu’il faudra arracher les cris d’une femme mais par la violence et la brutalité. Et Sade qui s’est donné tant de peine pour faire entrevoir sans voile cette propension que tout homme à de n’être qu’un Dolmancé n’a servit qu’à l’imaginaire de ceux qui se prennent pour des aristocrates de la sexualité.

Toujours dans le même Monde je lis un articles consacré à l’écrivain égyptien Alaa El Aswany dont je n’ai rien lu mais peut-être allons-nous nous y mettre. Son roman se passe dans la communauté égyptienne de Chicago – le titre c’est justement « Chicago ». Pour lui, la maladie du monde arabe c’est la dictature. Et l’extrémisme religieux est le résultat de la répression politique. Sans doute. Mais où sont les régimes islamiques qui ne soient pas répressifs ? Où sont-ils les régimes islamiques qui favorisent l’émancipation des femmes ? Bon, oui, nous le savons bien, enfin, quand nous disons nous le savons bien – disons plutôt que nous l’avons vu et observé trop souvent – que des victimes, maltraitées par des salauds qui se disent encore plus victimes qu’elles – pace que les salauds se font toujours passer pour des victimes – adhèrent à l’autre pensée victimaire et font malgré elles ami ami avec leurs bourreaux et parce qu’elles deviennent deux fois plus victimes elles ont toutes les chance de vendre leur calvaire à un tabloïd à la con. Donc, nous savons des femmes qui, en toute bonne foi acceptent de se castrer, de se torturer elles-mêmes, ne serait-ce que pour échapper aux tortures que leurs bourreaux ne manqueraient pas d’exercer sur elles si elles résistaient. Pour échapper à la violence de bourreaux, à la violence des pouvoirs mieux vaut se torturer soi-même – comme on dit, on est jamais mieux servi que par soi-même.

Soit, d’aucun dirons que c’est plus compliqué que cela. Mais non. Si nous cédons si facilement à ce type d’aliénation c’est en vertu du sentiment de culpabilité qui nous habite tous plus ou moins. Qui n’a rien à se reprocher ? Bref, que la répression politique y soit pour quelque chose admettons-le, sauf que les religions n’ont jamais été que des systèmes d’oppressions par d’autres moyens, des systèmes intériorisés. On est son propre oppresseur, son propre bourreau. Pas de pire ennemi que soi-même. Nous voulons dire l’autre, les autres qui sont en train de se chamailler, parce que ça traîne, parce depuis un moment nous voulions surtout mentionner quelque chose qui est arrivé à Alaa El Aswany dont le roman a été publié dans le quotidien Al-Doustour. Dès le premier épisode, les protestations ont fusé. « Si la jeune fille voilée a une relation sexuelle hors mariage, prends garde à toi ! » Menaçait régulièrement un lecteur. Ah oui, nous avions presque oublié que le propos de ce matin ensoleillé c’était le sexe de la femme et la religion.