lundi, juin 11, 2007

Gueule de bois.

Des Français lassés, éreintés, ont profité du soleil et des événements sportifs alléchants pour bouder les urnes. A droite parce que la victoire était déjà acquise et à gauche la défaite annoncée. De toute façon depuis la guerre menée par les islamistes tout le monde occidental est en train de virer à droite. Partout, les socialistes ou les sociaux-démocrates qui n’ont plus de socialistes que le nom se sont métamorphosés en quelques ONG actives dans l’humanitaire. Comme cela fait belle lurette que de révolutionnaires ils sont devenus de simples réformistes pour finir dans l’angélisme politique et en cela ils n’ont fait que suivre jusqu’à un certain point l’opinion des masses infantilisées par la société de consommation et la société du spectacle. En Suisse, la lutte des classes est devenue un jeu dans lequel s’opposent des classes scolaires. Et même si parfois les restes de gauche font des propositions de type économique et ils font surtout du social mettant ainsi la charrue avant les bœufs parce que social n’est jamais que la conséquence des rapports économiques, juridiques, etc.

Les victoires de la droite ne relèvent pas non plus d’une volonté d’agir sur l’économie et les électeurs par conséquent ne s’inscrivent pas dans une démarche de cet ordre bien que toutes les propositions semblent aller dans ce sens elles ne font que suivre le courant impétueux et irrésistible du libéralisme qui consiste simplement à démonter ce qui fait encore obstacle à l’enrichissement des personnes plutôt qu’à l’enrichissement général vu qu’il est bien connu que c’est par l’enrichissement de quelques uns que la richesse commune commence. Prendre aux riches pour donner aux pauvres… Comme si Robin des bois était une théorie économique ! Même la plus gentille des théories de « la justice comme équité » trouve que ce serait commettre une injustice à l’égard des riches, c’est dire ! Donc, soyons juste avec les riches, ils le méritent bien. Les autres n’ont qu’à se lever plus tôt et travailler plus s’ils veulent plus de fric. Et que celui qui ne travaille pas, ben ma foi, qu’il crève de faim. Soit, il y a quelque chose de juste là-dedans, de naturelle, même si, dans les colonies de fourmis toujours données en exemple on sait que trente pour cent n’en foutent pas une rame mais n’en reçoivent pas moins leur pitance. Et, il est vrai que dans nos sociétés développées il est parfois plus avantageux de ne pas travailler que de bosser. J’en connais personnellement qui, chez nous, vivent plus confortablement grâce à l’aide sociale que s’ils se mettaient au boulot et ce ne sont et de loin pas tous des « étrangers » requérants d’asile politique ou économique. Seulement, les électeurs, aujourd’hui ne voient de plus en plus que ceux-là. Les électeurs ne voient plus désormais que les tribus africaines, arabes, albanaises et javanaises, turques ou mongoles qui déferlent dans nos paradis. Et les électeurs n’entendent des propos de la « gauche » ou de l’ « extrème-gauche » que les bons sentiments qu’ils témoignent à leur égard. Après tout, ces gens ne sont pas des juifs persécutés. Ils viennent convaincus que l’abondance est ici partagée et qu’elle est telle qu’il y a pour tout le monde en quoi évidemment ils se trompent vu que le partage n’existe vraiment que là où il n’y a pas grand-chose à partager. Depuis la fin de la guerre froide, celle-là même qui fut à l’origine des acquis sociaux, del’Etat providence, construction purement idéologique, il ne demeure plus que l’Etat et une bureaucratie orientée vers l’individu et non plus vers les classes. Et si les riches n’ont aucune raison naturelle de partager avec les pauvres alors il est tout aussi évident qu’il n’y a pas de loi naturelle qui exige que les individus doivent partager avec les autres fussent-ils riches ou pauvres. Les Russes qui étaient bien obligés de partager leur appartement avec d’autres viennent ici parce qu’ils savent qu’ici ils jouiront d’un appartement pour eux tout seuls. Donnez-leur le droite de vote, comme en Israël, et vous verrez de quel bois ils se chauffent. Partout nous voyons que c’est l’afflux de populations étrangères, leur nombre, qui vient comme le souci principal de la populace comme aime à s’exprimer HannaH Arendt, et c’est ce souci populacier que la droite entend et, je l’avoue à ma plus grande honte, il m’arrive aussi d’en être exaspéré, surtout lorsque j’entends un collègue de travail me dire qu’il prend une pause « pour faire ma prière parce que je suis musulman ». Et que je suis exaspéré aussi lorsque qu’un tribunal cantonal jette aux oubliettes l’opposition de tout un quartier à la construction d’une école coranique. Idem encore lorsque la nuit je vois des BMW conduites par des africains venir jeter leurs sacs poubelles sur la rue. Ah oui, je sais, on me dira qu’il y a là comme des relents de racisme, que mes propos puent, que cela n’est pas politiquement correct, que je m’inscrit là aussi dans ce courant populacier xénophobe et de raciste. Un jour en discutant avec un pote africain je lui ai dit que, selon une étude sérieuse du National Geographic, en Afrique, le travail des femmes représentait quatre-vingt pour cent de l’économie, il m’a traité de raciste. Il est vrai qu’il m’arrive de penser mais non de dire « bougnoule » mais aussitôt et in petto je me traite de gros connard, j’ai honte, je me réprimande vertement, je m’insulte, me traite de tous les noms. Je sais bien que le mélange des cultures est irréversible, que la mondialisation est en marche forcée et que rien sauf peut-être une guerre pourra l’arrêter, une grande guerre civile et mondiale. Elle pourrait avoir des causes naturelles comme le réchauffement de la planète, la désertification, l’épuisement des ressources naturelles comme l’eau, rien que l’eau sans quoi il n’y a rien. Et alors une déferlante du sud vers le nord d’autant plus massive qu’en matière de ressource humaine la démographie galopante, le nombre finit toujours par l’emporter. Serait-ce encore une fois une histoire de flair comme celui des barbares déferlant dans l’empire romain pourrissant qui attire les flots d’immigrants vers l’occident putréfié ? Et qu’est-ce qui pue plus que l’argent, cette merde symbolique qui corrompt tout sur son passage ! Qui hante les esprits et arme les mains les plus innocentes ? Où bien serait-ce ce nouvel esprit de vengeance qui souffle partout contre les anciens colonisateurs et autres impérialistes ? Symptôme de cette régression massive des mentalités vers les formes les plus archaïques de la religiosité ? Tous les « fous de dieu » juifs, chrétiens et musulmans ! A cet égard je ne saurais trop conseiller la lecture du livre de Christopher Hitchens : « Good Is Not Great. How Religion Poisons Everything ». Tout comme celui de Sam Harris. « The End of Faith ».

Bonne lecture.

dimanche, juin 10, 2007

Ecrire.

Pourquoi j’écris ? Je vous le demande un peu. Vous c’est aussi moi-même que n’importe qui d’autre qui ne vient jamais sur ce blog. Et est-ce que ça me fait quelque chose que personne ne vienne jamais sur ce blog ? Je m’interroge comme on dit et finalement je suis bien obligé de me répondre que je m’en fous. Ca fait plus de quarante ans que j’écris et à part quelques amis d’il y belle lurette je n’ai jamais donné à lire mes écritures – à quelques éditeur aussi mais pas pour très longtemps. En fait que crois que j’écris sous le même registre que lorsque je lis. Pour le plaisir, et ça, avant que Barthes nous l’ait suggéré comme étant l’instance la plus pertinente. Le plaisir de la lecture est un tremplin qui porte loin et comme pour tous les plaisirs dont nous recherchons l’intensité maximum l’écriture est comme un point d’orgue. Amiel en a fait toute sa vie une forme d’onanisme maniaque dont je me suis gardé parce que la prostate ne saurait s’en accommoder. Si la lecture nous donne parfois l’illusion que nous sommes plus intelligents que nous le croyions dés lors que nous pensons avoir compris les plus subtiles des apories, l’écriture peut être une forme d’orgasme pour autant qu’en nous relisant on puisse parfois s’écrier : c’est moi qui ai écrit CA ! Et j’avoue que CA m’est arrivé bien souvent. Mais allez savoir si là précisément il s’agit de quelque chose que nous avons pensé et écrit ou s’il s’agit de quelqu’un d’autre… Vu que l’écriture est toujours d’emblée une sorte de plagiat conscient et inconscient. Je n’est pas seulement un autre, je c’est bien plus que CA c’est beaucoup d’autres. L’écriture pour un lecteur est toujours contextuelle elle emprunte sans scrupule et les milliers de petites fiches – que je ne relisais jamais, soit – sont là pour en témoigner. Evidemment il y aurait plus à dire ce sur le sujet mais pour l’instant je m’en tiendrai là vu que nous sommes sous le règne de l’opinion – et si j’ai toujours eu assez d’imagination pour avoir peur je n’en ai jamais assez pour avoir des idées. Si Einstein nous dit qu’il n’a eu dans sa vie qu’une seule idée je ne vois pas comment j’oserais dire que moi j’en ai plusieurs.

Bon, ça suffit pour un dimanche matin plein de soleil.

Histoire de m’en souvenir sans cesse j’écris ici un passage d’un article de Hannah Arendt sur l’Amérique du Maccarthysme.

« C’est contre ce type d’individu (elle parle de Chambers, un anticommuniste) qui font l’histoire, quelle que soit par ailleurs la vision des choses qui dicte leurs agissements, qu’une société libre doit se défendre. Et cette défense mobilise quelque chose de plus que la réaction naturelle que nous éprouvons d’instinct face au sentiment de supériorité qui anime des individus voués à une si « si noble » tâche. L’idée que je puis faire davantage qu’agir dans un pour le présent, qu’il est en mon pouvoir de façonner l’avenir, implique deux erreurs fondamentales. Elle présuppose en effet, que je connais la fin et que je peux donc décider librement des moyens, et aussi que lorsque j’agis, je sais ce que je fait, tout comme je fabrique des objets.

Le premier élément représente une impossibilité puisque nous sommes mortels : jamais nous ne connaîtrons la fin de l’histoire, puisque nous n’en verrons jamais le bout. La seconde idée est aussi erronée puisque l’action humaine, dans ses conséquences ultimes, est imprévisible par définition. »

lundi, juin 04, 2007

Peur

Lundi matin… qu’il est doux de ne rien faire lorsque tout s’agite autour de soi ! En exergue dans un bouquin de Céline mais je ne sais plus lequel. Par la fenêtre ouverte sur la ville me parviennent des bruits de chantiers métalliques grincements heurts raclements pires que chez le dentiste. Mais le soleil brille et la fumée de cigarettes danse dans ses rayons. Hier soi j’ai regardé un doc sur Malraux le mythomane flamboyant. En voilà encore un qui avait bien commencé et qui a mal fini dans la chaudière du train de la religion. Normal il fumait comme un pompier. C’est folle cette histoire de clopes ! Visez les vieux films ! Tout le monde parle, travaille, dort presque avec une clope au bec ! Ma mère mon père idem et moi dans le galetas roulant maladroitement et toussant à cracher mes poumons m’arrachant la gorge et tout et tout. Aujourd’hui la trouille ! Ca tue qui parait ! Et la vie, ça tue pas peut-être ! Alors à quand un discours qui dirait aux femmes : ne mettez plus d’enfant au monde, ne donnez plus la vie puisque dans le même temps vous ajoutez une mort au monde ! Malraux avait écrit quelque temps avant de casser sa pipe : ça devrait être autrement. Soit, sûrement, seulement c’est comme ça. Comme disait Cioran - c’est l’inconvénient d’être né. Tout fou la trouille, la peur omniprésente, la peur comme passion, passion de l’esprit et des tripes. C’est pas nouveau. Il n’y a pas si longtemps non seulement les actes mais aussi les pensées bonnes ou mauvaises la suscitaient la peur à cause que dieu voyait tout dans l’entreprise de culpabilisation intensive de l’église. Mais au fond la peur n’est rien d’autre qu’une sorte d’avatar petit bourgeois de l’angoisse existentielle chère aux philosophes existentialistes. Simples déplacements des représentations métaphysiques, des glissements de sens. Cela tient aux mots et maux historiquement datés. Une sorte de folie propre à notre époque de transparence qui veut que même les hommes, les mecs, les mâles aient le droit d’avoir peur. Avant, comme pleurer, comme l’hystérie, c’était réservé aux femmes la peur. L’angoisse c’était tout de même plus chic ! Ça avait une autre gueule ! On était dans la profondeur tandis qu’avec la peur on est dans la vulgarité dans la mesure ou nous vivons une époque vulgaire et fatiguée. Du reste moi-même je me sens assez fatigué en ce moment bien que je ne dépense pas autre chose que de l’argent… et encore – seulement à bon escient.

mercredi, mai 30, 2007

Corruption.

Bon, j’ai terminé mon voyage sanglant parmi tous les cercles où sévissent les sauvages amers loques et ricains qui remplissent leur mission divine de wasp consistant à rendre le monde civilisé plus sauvage encore qu’il ne l’est. Il est en quelque sorte, ce bouquin d’Ellroy le pendant de « l’archipel du bain de sang », de…. Bon, voilà que le nom détesté de l’auteur, surtout aux states m’échappe mais il me reviendra avant la fin de ce jet – tout du moins je l’espère. Et pour demeurer dans cette chaude ambiance du meilleur des mondes possibles je me suis replongé dans « L’impérialisme » de Hannah Arendt, entre autres sur les origines du racisme. Certains passages que j’ai soulignés me font un drôle d’effet :

« Qui plus est, le massacre insensé des tribus indigènes dans le continent noir restait tout à fait dans la tradition de ces tribus elles-mêmes. Exterminer les tribus hostiles avait toujours été la règle dans les guerres entre indigènes de l’Afrique et elle n’était pas pour autant abolie lorsque, par hasard, un chef noir parvint à unir plusieurs tribus sous son autorité. Le roi Chuka, qui rassembla au début du XIXe siècle les tribus zouloues dan une organisation extraordinairement disciplinée et guerrière, ne put instaurer ni un peuple ni une nation zouloue. Il ne réussit qu’à exterminer plus de un million de membres des tribus plus faibles ».

Le génocide du Rwanda n’est finalement que la perpétuation d’une tradition qui touche toutes les civilisations, qu’elles soient développées ou sous-développées. Et quoi qu’en en dise, mais je l’ai déjà dit, elles sont éminemment humaines. Je crois que le racisme est une illusion, un système accommodant et bien pratique pour expliquer aussi simplement que possible cette tendance innée en l’homme à exterminer les autres histoire de s’assurer contre la menace permanente de sa présence, présence qui met toujours en péril l’accès à ses besoins, l’accès à la nourriture, au travail, à l’espace, aux femmes, etc. La couleur est un alibi débile. La pureté de la race idem. C’est parce qu’ils sont tous des hommes avec les mêmes besoins fondamentaux qu’ils s’entretuent et s’exterminent. Si les nazis ont tenté et presque réussi à exterminer les juifs ce ne fut en somme que pour s’emparer de leurs biens et, en même temps, libérer de l’espace sociale, politique et territorial, culturel. Leur travail de mort fut hautement facilité par cette tradition historique qui rôde depuis si longtemps aussi dans l’ancien testament lorsque dieu incite les tribus juives à passer au fil de l’épée tous les habitants de toutes les villes du pays qu’il leur attribue. Exterminer et réduire en esclavage fut la règle de tout temps. Elle inspire encore de nos jours, de l’Europe à l’Amérique, de l’Asie à l’Afrique tous ceux qui redoutent une diminution des ressources parce que la notion de solidarité est le plus vain mot qui circule ici et là, elle est aussi ambiguë que la charité qui commence toujours comme on dit, par soi-même. Le génocide du Darfour ! Bush à cet égard très minimaliste puisqu’il n’y a là-bas aucune ressource vitale, parle de sanctions sur le régime islamique de Khartoum, et voilà que les Chinois protestent ! Forcément, ils leur vendent des armes. business is business ! least but not last.

Les Chinois seraient-ils racistes ? Et ce racisme serait-il une valeur étrangère, disons européenne ? Comme la liberté, l’égalité et la fraternité ? Voire la démocratie ? Certes, on pourrait sans prendre trop de risque de l’associer au concept de liberté, parce que si jamais un concept dégénère, c’est bien celui de LIBERTE que le dieu du commerce et des affaires, le marché, entraine dans sa décadence quand l'on croit à tort qu'il transcende les différences comme l'affirmait Fukuyama. Mais là, j'avoue me heurter à une aporie à la con, parce qu'il transcende certes, mais ils les exaspère aussi.

La suite au prochain numéro.

lundi, mai 28, 2007

Ellroy 2 Kundera.

Je ne résiste pas au plaisir de copier cet article de Milan Kundera, relatif au dernier livre de Salman Rushdie : « Le Dernier Soupir du Maure ».

Le surpeuplement distingue notre monde de celui de nos parents ; toutes les statistiques le confirment, mais on fait semblant de n’y voir qu’une affaire de chiffres qui ne change rien à la vie humaine. On ne veut pas admettre que l’homme perpétuellement entouré d’une foule ne ressemble plus ni à Fabrice del Dongo, ni aux personnages de Proust. Ni à mes parents qui, jadis, pouvaient encore flâner sur le trottoir, la main dans la main. Aujourd’hui, vous descendez de votre appartement pour être immédiatement emporté par la foule qui coule dans la rue, dans toutes les rues, sur les routes et les autoroutes « vous vivez écrasés au sein d’une folle multitude » et « votre propre histoire doit se frayer un chemin dans la masse ».

Mais qu’est-ce que la foule ? Pour moi ce mot est lié à l’imaginaire socialiste, d’abord dans le sens positif, la foule qui manifeste, fait la révolution, fête la victoire, puis dans le sens négatif, foule des casernes, foule disciplinée, foule mise au pas et, à la fin, foule de goulag. L’homme appartenant à cette foule a peu de possibilités épiques ;Peu d’occasions d’agir : ses petits gestes surveillés n’ont aucune chance de mettre en branle une suite d’événements s’enchaînant en aventure. Ce monde sans aventure, le monde anti-épique où l’homme perd toute individualité et n’a aucune liberté d’agir, a été pendant longtemps ma seule image de la fin de l’homme, de l’apocalypse.

La foule dans les romans de Rushdie a un caractère différent, voire opposé ; c’est une foule hors de tout ordre, libre, affreusement libre, active, entreprenante, maffieuse, comploteuse, inventive ; dans les romande Rushdie, tout est inattendu, burlesque ou fou ; on se trouve dans une perpétuelle hyperbole épique qui, du point de vue de l’esthétique flaubertienne ou proustienne, semble transgresser les normes et le bon goût. Mais cette affabulation hypertrophiée n’est pas un artifice, elle reflète le caractère de la vie qui a changé. A la folie du surpeuplement, l’auteur ajoute l’ivresse de sa propre imagination, qui n’est grisée que de la réalité même.

Dans la foule de Rushdie, chacun sauvegarde sa liberté et les flics eux-mêmes n’obéissent pas à leurs supérieurs mais à l’argent des maffiosi qui les manipulent avec une irresponsabilité enjouée. Et voilà le scandale ; les personnages de Rushdie sont on ne peut plus vivants, originaux, pittoresques, charmants ; derrière chacun d’eux il y a une biographie riche, pleine d’événements : ils irradient une extraordinaire beauté épique ; - si bien qu’on ne se rend pas compte que cet éblouissant geyser épique est le geyser du mal.

Il faut admettre l’inadmissible : ces fleurs du mal sont les fleurs de la liberté. Quand Maure Zogoïby, vers la fin du roman, s’envole pour l’Espagne, la marmite du monde surpeuplé éclate ; dans les fumées et les flammes, Bombay au-dessous de lui commence à vivre son apocalypse ; et ce ne sont pas fanatiques qui s’affrontent ; ni la lourde ombre du goulag qui s’abat sur la ville ; c’est la joyeuse liberté de créer des richesses et de les détruire, la liberté d’organiser des bandes tueurs et de massacrer les ennemis, la liberté de faire exploser les maisons et d’anéantir les ville, c’est la liberté avec des milliers de mains sanglantes qui est entrain de mettre le feu au monde.

Toute cela n’est pas une prophétie ; les romanciers de sont pas prophètes ; l’apocalypse du Dernier Soupir du Maure, c’est notre présent, l’une de ses possibilités qui nous guette de son abri, qui nous observe, qui est là.

Voilà. Pour ma part je viens juste de terminer American death trip de Ellroy. C’est une histoire de l’Amérique des années soixante qui retrace les complots qui ont entraîné les assassinats de JFK, RFK et M.L. King. Et c’est exactement une description des méfaits de ce que les Américains nomment la liberté. Du plus haut niveau de l’Etat aux bas-fonds de la société ça complote, ça tortue, ça assassine dans un monde ou le profit et la haine, LA HAINE HAINEUSE sont les deux seuls moteurs qui tournent à plein régime. Haine des nègres, haine des blancs, haines des communistes, haine des juifs, haine viets, une HAINE ENOOOOORME !!! Enorme. Comme chez Conrad Joseph la haute société tombe amoureuse de ses propres bas-fonds et le criminel se sent élevé en vertu du savoir-vivre, le raffinement, ce contraste entre la brutalité des crimes et la manière de les perpétrer qui devient le terrain d'une profonde entente entre lui-même et le parfait gentleman. Cette connivence historique de plus en plus affirmée entre les classes supérieures et les criminels.

Petit extrait de haine banale communément répandue.

« Des putes mexicaines immigrées illégalement ? Merde. Tous les immigrés clandestins sont des putes.

Ils franchissent la frontière. Ils piquent leur boulot aux gens du coin. Ils travaillent pour trois fois rien. Ils font des mômes à foison. Ils ne vivent que pour baiser. Ils se reproduisent comme des lapins. Ils ramassent les récoltes. Ils touchent leur paye – et alors, ils baisent de vraies putes. Les maquereaux mex maquereautent des putes mex – les jours de paye, ça copule partout, ça copullule.

Ils envahissent les hôtels. Ils baisent à la chaîne. Ils prolifoutent. Allez au Sun-Glo. Allez au Vista. Vous verrez le tableau. Le jour de paye, c’est demain – les mex se multiplient, vous allez voir. »



C'est du Céline, non?



mardi, mai 22, 2007

J. Ellroy.

Je suis en train de lire le dernier de James Ellroy. Ellroy qui dessine sans égal le cauchemar climatisé américain, les cercles de l’enfer, monstrueux, qui cavalcade du pouvoir central, une maison blanche came, par le FBI crapuleux et mafieux de J.E. Hoover, le dévoyé pédé camé et maître chanteur, ces amis du milieu, l’armée et les cubains anticastriste jusqu’aux plus minables tueurs à gages, flics pourris, vendus et politicards corrompus avec l’argent du crime, jusqu’aux cercles embourgeoisés des casinos du désert du Nevada. Des cercles qui s’entendent du Mexique au Vietnam dans lesquels grouille une vermine meurtrière de psychopathes, de pervers sexuels, mille agités du bocal friands de têtes réduites de vietcongs, de drogues et surtout de dollars.

Et pour tous les naïfs qui n’ont de cesse de ridiculiser les tenants du complot, une description sans ambiguïté des assassinats de JFK et de Bobby Kennedy en passant par celui de M.L. King que les racistes - plus nombreux dans cette histoire que les poux dans la fourrure de King Kong – du FBI et du KKK s’entendent à disqualifier, à diaboliser avec tous les moyens du bord.

Dans cet univers infernal où Ellroy nous plonge durant près de mille pages imprimées en caractères minuscules, rien des odeurs de poudre et de sang, de tripes et de cervelles ne nous est épargné. Pour un cauchemar c’en est un ! Ellroy à la puissance de Céline pour dessiner une réalité qui dépasse toujours la fiction. AMERICAN DEATH TRIP est un monument de l’histoire américaine, de la guerre du Vietnam à celle de l’Irak.

« Le courant était établi. Les feux fonctionnaient. Wayne retourna à la case.
Il entra. Il alluma ses phares. Il épingla la Buick. Il sortit de voiture et alla ouvrir le coffre.
Il ôta la toile adhésive qui bâillonnait Leroy.
Il dit :
Où est Durfee ?
Leroy dit :
Je ne sais pas.
Wayne lui tira dessus – cinq cartouches en plein visage -, de la grenaille triple zéro.
Il lui arracha la tête. Il explosa le coffre. Il explosa le pont arrière. Il éclata la roue de secours.
Il regagna sa voiture. De la vapeur d’eau s’échappait du capot. Il avait vidé le radiateur. Il avait bousillé le carter.
Il balança le fusil.
Il rentra à pied.
Il s’assit près de Lynette. »

samedi, mai 19, 2007

Merde.

Ce dimanche matin je vais feindre de remarquer que j’use constamment du mot merde. Il vient à tout bout de champ, en somme quotidiennement comme l’envie de chier, comme une donnée qui serait un rendu, à la nature naturellement. Tout cela n’est pas innocent. Surtout lorsqu’on ne peut s’empêcher d’éprouver du plaisir en accomplissant cette fonction. Fonction naturelle qui est comme le substrat sur lequel s’élabore le langage, l’oralité. Jusqu’ici rien de nouveau. Je prétends seulement que le plaisir qu’éprouve l’enfant à articuler et à maîtriser le langage, la parole est concomitant au plaisir qu’il éprouve en faisant caca et à la frustration aussi dès lors que la maîtrise du premier correspond celle de l’autre. Une fixation anale/orale relève alors surtout d’une position de négation de l’ordre établit. C’est pourquoi je crois fermement que l’incontinence chez les vieux – certains vieux – est moins involontaire que volontaire. En se conchiant ils retournent au plaisir fondateur, initial et chargé d’interdit de leur enfance et c’est çA qui les rend muet de plus en plus. Mais ici, le plaisir est sans jouissance. Qu’il le devienne serait alors une autre histoire où la perversité n’aurait plus ce caractère polymorphe propre à l’enfant mais démence précoce, dégénérescence.

Bon. Il y a très longtemps, lorsque j’étais un petit gamin, disons de quatre ou cinq ans, nous habitions dans une vielle maison d’un quartier italien où presque tout dans l’immeuble était en bois. Cette précision est purement esthétique. Deux logements par étage et une chiotte commune pour quatre logements. On peut imaginer chez un enfant, les réticences qu’il doit y avoir à aller s’asseoir sur un trône glacé, surtout en hiver lorsque les températures descendaient jusqu’à moins vingt cinq au petit matin, s’asseoir sur un trône partagé avec le gros cul du voisin, avec celui de tous les autres. Certes, il y avait bien pot de chambre dans la chambre, pot partagé avec deux sœurs mais là, pas de problème. C’était uniquement pour le pipi. Mais lorsqu’il s’agissait du caca, alors là c’était une autre paire de manches ! Surtout si vous avez une mère totalement fanatique en matière de propreté ! Qui passait tout son temps à poutser la baraque ! Du soir au matin ! Qui était proprement hantée par la propreté de ses enfants et qui en avait un sur les trois qui se faisait comme un malin plaisir de chier dans son froc ! Assis là sur l’escalier, à deux pas des chiottes, préfèrent se faire dessus plutôt que là-dedans. Plutôt accepter un plaisir polymorphe qu’un déplaisir certain. Aussi, un jour qu’elle en avait sûrement marre et gros sur la patate ce qui était là aussi autant que je m’en souvienne quotidien, de rage elle me badigeonna la frimousse avec le torchon de merde qu’elle m’avait passé entre mes fesses merdiques. Plus tard, disons vingt ans après, chaque fois que je voulais dire chocolat, je disais ; bonjour madame, je voudrais une plaque de fromage. Mille fois ce lapsus, du fromage au lieu de chocolat. Décidément le chocolat avait trop la substance et la couleur de la merde tandis que le fromage bien qu’il fut aussi à base lait sinon maternel en tout cas de vache en avait au moins la couleur. Ma mère était vache et c’est peu dire. Bon, mais au bout d’une longue psychanalyse le fromage est du fromage et le chocolat du chocolat. Il n’en demeure pas moins que j’éprouve toujours autant de plaisir à chier qu’à raconter des histoires, à philosopher et à faire des phrases. Mais comme je le disais ce plaisir est toujours sans jouissance et je trouve cela réconfortant. Car le contraire serait inquiétant. Disons que qu’il n’y a pas loin entre merde et mère comme il n’y a pas loin entre le lieu qui nous met au monde et le cloaque et que fondant le symbolisme en quelque sort j’ai toujours pensé que l’attirance pour le sexe venait de notre attachement aux fonctions physiologiques qui leur sont assigné. « Là tu pisses et là tu chies » disait l’amant de Lady Chatterley, cet homme des bois dont était fait tout notre intérieur. Groddeck le dit plus clairement que moi. « La mère en personne donne à son enfant des leçons d’onanisme ; elle est obligée de le faire, car la Nature accumule l’ordures qui veut être lavée là où se trouvent les organes génitaux de la volupté ; elle est obligée de le faire, elle ne peut pas faire autrement. Et, vous pouvez m’en croire, une grande partie de ce que l’on décore du nom de propreté, l’empressement à se servir du bidet, des lavages après les évacuations, les irrigations ( ? irritations ?) ne sont rien d’autres qu’une répétition des voluptueuses leçons imposées par l’inconscient. »

Pour continuer je dois aller chez Julia Kristeva mais je n'arrive pas à mettre la main sur "Le pouvoir de l'horreur."

samedi, mai 12, 2007

Marx

Ce matin - il fait un temps splendide! - je me suis réveillé vers les six heures et bordel de merdre dans ma tête tourne sans cesse quatre paroles d'une chanson débile : rose blanche de Corfou. J'ai beau me plonger dans la lecture du Canard, ça commence malte et me retrouve du coup à Corfou. Malte, Corfou... une véritable croisière. En se prenant pour Napoléon il se prend aussi pour le cavaliere Berlusconi vu qu'il est celui-ci ce que Hitler était à Mussolini, une sorte de clone. Pourtant, je ne vois pas pourquoi on se scandalise des goûts de luxe affiché par Sarko. Il n'est tout de même pas maire de la Courneuve! Du reste, les miracles qu'il commence d'accomplir touchent plutôt le petit peuple puisqu'une étudiante de Neuilly affirme qu'il y a déjà plus de flics dans les rues et que les prix au supermarché ont baissé! D'ici à ce que certains demandent con le canonisât d'emblée y a pas loin! Eh puis, le luxe, je n'en connais franchement pas derche qui y renoncerait s'ils avaient l'opportunité d'en jouir. Entre quelques hôtels minables qu'il m'est arrivé de hanter et d'autres franchement huppés et vachement classe mon coeur ne balance pas.
Durant quatre ans j'ai vécu dans un petit hôtel de la rue de Provence juste derrière le Printemps et les Grands Boulevards, l'hôtel de Provence du reste. Et s'il existe toujours il est possible qu'on y admire encore les reproductions de Buffet que j'ai faites pour éponger mon ardoise. Bien sûr, à la place j'aurais aussi pu faire le tapin de 20heures au mitan de la nuit comme moult vendeuses des galeries Lafayette et du Printemps, comme autant de mères de famille qui devaient assumer seules l'entretien d'une famille désertée par les mâles. Et à l'époque que je parle, les macs qui se faisaient graisser c'étaient déjà la flicaille.
On dit que Sarko s'est inspiré du fondateur du PCI Antonio Gramsci. Question d'idéologie, du combat des idées, comme but l'hégémonie. On nous disait la fin des idéologies et celle de l'histoire comme quoi on nous dit pas mal de conneries. Je n'ai jamais cru ni à l'une ni à l'autre, mais ces théories ont fait un vrai tabac et pas seulement dans le Landerneaux, Lender... Lander quoi. Dans le monde entier! Et pourtant elle tourne. Ce n'est pas le premier dirigeant de droite qui s'inspire des théories communistes, la Thatcher aussi bien que Reagan et les pragmatistes s'en sont inspiré. Ce qu'ils délaissent de la théorie c'est surtout la notion de prolétariat, la classe des travailleurs mais pas la lutte des classes bien qu'ils n'en disent mot vu que la classe pour laquelle ils conquièrent le pouvoir c'est la bourgeoisie. La théorie marxiste à l'usage des bourgeois! Par la conquète et la diffusion de l'idéologie libérale. Le seul concept marxiste dont ils usent à l'égard du prolétariat c'est celui du travail, le travail dans son acception plus fasciste que marxiste, celui qui en jetait plein la vue au fronton des camps nazis: arbeit macht frei! Parce que Marx ce qu'il voulait c'était précisément l'abolition du travail, celui qu'organise le capitalisme pour tirer un max de profit et de plus-value de l'effort des travailleurs. C'est dans l'effort imposer au travail que s'origine l'aliénation et c'est bien pourquoi les fascistes et Sarko mettent plus l'accent sur l'effort que tout le reste. D'ici à ce qu'ils disent honnêtement : TUEZ-VOUS AU TRAVAIL...
Gramsci écrivait:
"La tâche du Parti socialiste est de concentrer sur lui l'attention de toute la masse, d'obtenir que ses propres directives deviennent celles de toute la masse, de conquérir la confiance permanente de toute la masse de façon à en devenir le guide, la tête qui pense. Pour cela il est nécessaire que le Parti vive toujours au sein de la réalité effective de la lutte de classe que mène le prolétariat industriel et agricole, qu'il sache en comprendre les diverses phases, les divers épisodes, les multiples manifestations, pour extraire l'unité de la multiplicité, pour être en mesure de donner une directive réelle à l'ensemble des mouvements et faire pénétrer dans les masses l'idée qu'il existe un ordre immanent dans l'épouvantable désordre actuel". C'est ce que fait Sarkosy mieux que le parti socialiste.





lundi, mai 07, 2007

Eternal retour...

Les propos de Sarkozy sur mai 68 ne m’ont pas fait plaisir. Je comprends bien que la chienlit en bon gaudillo lui soit depuis lors demeurée sur l’estomac… Un type comme lui, amoureux de l’ordre établi, de la discipline et tout le reste. Moi je m’en souviens comme l’expression initiale d’un dégoût de la guerre du Vietnam bien plus terrible encore que celle de l’Irak. Cinq millions de morts vietnamiens. Et, avec l’intervention au Cambodge, la porte ouverte aux sanguinaires polpotistes. Avant cet événement considérable et bien que je fus déjà marxien plus que communiste je gardais pour les Etats-Unis d’Amérique une forte sympathie vu que sans eux les nazis eussent gagné la guerre. Mais entre l’Allemagne nazie et l’Amérique – une différence de taille ! – une forme du capitalisme – lequel comme on le sait s’accommode de touts les régimes politiques – ici un capitalisme totalitaire, là un capitalisme tout aussi totalitaire. Ici sous sa forme radicalement étatique, là, radicalement privée. Mais dans les deux cas c’est bien le complexe militaro-industriel le moteur de la politique impérialiste. En combattant le nazisme les capitalistes yankees ne faisaient que faire la guerre à un concurrent. Ils détestaient à l’époque bien plus l’URSS que le régime nazi de Hitler. Et sans l’attaque japonaise il est probable qu’ils ne seraient pas intervenus dans le conflit européen. Mais les guerres ont toujours été source de richesse.

Moi-même, à l’époque, lorsque je suis arrivé à Paris, petit helvète naïf j’ai dû maintes fois essuyer une drôle d’insulte : profiteur de guerre. Pour beaucoup, nous autres helvètes étions tous des industriels et des banquiers. Comme tous les Russes des communistes, tous les Américains des capitalistes etc. A propos du communisme, pas plus tard qu’hier un ami chez qui je vais tous les jours me ravitailler en clopes m’a dit que vu la nature humaine cela ne pourrais jamais marcher. Que tout appartienne à tout le monde, rien à soi. Que le sens de la propriété est pour ainsi dire génétique. Ils confondent le plus souvent Stirner et Marx sans les connaître. Ils confondent les biens de productions avec les moyens de production. Bon, je m’arrête. Je ne vais pas me mettre à parler ici du marxisme… comme disait Dürrenmat, auteur universel : Marx est venu trois cent ans trop tôt.

Il faudra bien trois cent ans pour nettoyer dans les cervelles humaines le cancer du totalitarisme – confondu avec l’universalisme – dont la source est et sera encore longtemps la religion et son despote sanguinaire aux multiples noms, génériquement dieu.

Et si...

Oui, bon, je sais, j’exagère toujours ! Sarko a de bons côtés ! J’avais oublié que lors d’un cent minutes face à l’un des frères musulmans Ramadan que je déteste il avait lancé : pas touche aux femmes adultères ! Aime-il George ? Rien que pour ça je devrais l’épouser. Enfin, une partie de ces idées ! Tout comme certains intellos juifs de gauche. Soit, qu’il combatte les islamistes… Mais que va-t-il faire pour les femmes du Tadjikistan qui se suicident pour échapper à la violence des membres masculins de la famille ? Ces centaines de femmes qui s’immolent par le feu comme les bonzes du Vietnam… pas grand-chose. Du reste, depuis que l’ex de Martin qui est devenue sa femme laquelle s’est taillée subitement avec un autre il doit en avoir gros sur la patate ! Doit leur en vouloir aussi un tantinet de cette outrageuse indépendance ! Sans rien dire des sentiments identiques qu’il doit nourrir contre cette espèce en voie de disparition, les communistes, vu qu’ils ont brûlé sont château hongrois. Ce sont là des événements qui marquent un homme. Un père qui se tire, une femme idem… Pas étonnant qu’il cause toujours de rupture !

dimanche, mai 06, 2007

Des sources.

En Europe tout le monde il est content de la victoire de Sarko, de la droite et de l'extrème droite et je crois que la soi-disant gauche et extrème gauche française sont responsables ce qui est une lapalissade et pas originale comme constatation. En fait je crois que les trotskistes et autres sont plutôt ravis de cette situation qui doit leur rappeler quelque chose comme front contre front. Après tout lutter contre une gauche molle qui n'est qu'un centre aristotélicien ou une droite plutôt platonicienne ont quelque d'inervant. C'est avec du recule un combat entre Platon et Aristote vu que depuis longtemps nos élites sont sans le savoir captives de ces référents historiques. Notre berceau sent de plus en plus la merde depuis leurs penchants pour les tyrans. Nous avons tout consommé mais tout mal digéré un peu comme les islamistes avec leurs aigreurs d'estomac et qui doivent s'en vouloir de nous avoir à une certaine époque rafraîchi la mémoire.

Merdre.

Et voilà, Sarko facho l’emporte sans surprise. Décidément les Français ne sont plus du tout révolutionnaires. Ils voteront toujours pour Pétain. Avec Sarko c’est aussi Le Pen qui triomphe vu que le premier lui a piqué nombre d’idées malsaines. Avec Sarko c’est aussi le triomphe de Bush, Bush et son ultralibéralisme ; mais c’est aussi le triomphe de la France française, un nationalisme petit bourgeois, l’ambition et le goût pouvoir dans ce qu’ils ont de plus répugnant. C’est affligeant. Un petit parvenu à l’Elysée, manquait plus que ça pour la France se remette à rayonner comme une roue de bicyclette. Ouais, ça roule pour les fascistes en ces temps de vaches maigres. Parce qu’avec Sarko les pauvres deviendront encore plus pauvres et les riches encore plus riches. Sûr que cette nuit du joli mois de Mai on va danser dans les banlieues ! Comme à Neuilly et dans le seizième !

Ce soir je ne regarderai pas la télé. Tous ces mecs de droite qui auront forcément le triomphe modeste, pensez, on savait ! Evidemment. C’était cuit d’avance dans ce monde de merde de plus en plus misogyne et pédéraste captif insensé de la haine des femmes, c’est comme ça, cela ne changera peut-être que dans dix mille ans ! En attendant la France et l’Europe avec le petit sarko à la barre entouré de ces intellectuels si promptes à retourner leur veste – c’est pas nouveau – les claqueurs de De Gaule c’étaient aussi ceux qui en bavaient pour Pétain et je ne crois pas que cette masse idiote ait beaucoup changé, - les voilà mal barrées. Sarko est un petit Le Pen BCBG rien d’autre. Même les centristes de Bayrou, les soi-disant centristes, qui ont voté pour le caniche de l’Union des Méritocrates Putassiers. Tout bénef pour certaines compagnies charter ! Pour les promoteurs, les exploiteurs et la flicaille. Ce soir j’ai la nausée alors je crois bien que vais me bourrer la gueule, pour oublier un peu ce monde de merdre dans lequel je vis.

lundi, avril 30, 2007

En passant.

Soit. Il faut bien, à propos du terrorisme islamique, de l’islamisation des sociétés occidentales faire en quelque sorte marche arrière et surtout voir à qui profite le crime. Mon dégoût du capitalisme n’a rien à envier à mon dégoût des religions monothéistes, modèles historiques de ce que nous appelons depuis des décennies des idéologies totalitaires. Aussi, je suis depuis longtemps convaincu que les Américains sont derrière tous les grands attentats commis par le monde. Je sais qu’ils ont créés les talibans pour contrer les soviétiques en Afghanistan, Ben Laden et al-qaida pour contrer les Serbes dans les Balkans et affaiblir les monarchies du golf afin de mettre plus facilement leurs grappins sur le pétrole.

Mais je suis en train de bouquiner un thriller de Robert Ludlum qui s’appelle : La directive Janson. Le roman d’une énorme manipulation fomentée par une clique de tarés de Washington. Le problème c’est que la marionnette toute puissante qu’ils avaient créée a réussi à couper les fils et s’emploie à dégommer les marionnettistes. J'y ai aussi appris dans ce bouquin que l'immeuble des Nations Unies, vive la paix! a été édifié sur les ruines d'un abattoir. Ca ne s'invente pas.

Avec les islamistes que les Américains ont créés et entraînés dans les camps de merde de la CIA on peut dire qu’il se passe la même chose. Evidemment, même si tout le monde s’en doute presque personne n’ose l’affirmer bien que l’on trouve sur le net et dans les articles du Réseau Voltaire p.e. cent preuves en faveur d’une énorme manipulation des Américains qui se foutent de nous en se croyant les plus malins comme toujours. Mais dès lors qu’ils ont mis le pied à l’étrier à leurs chers islamistes ils est clair qu’aujourd’hui ils ne les contrôlent plus tellement à moins qu’ils ne leur aient donné Daniel Perls, offert sa tête comme celles de tant d’autres êtres humains égorgés et décapités au couteau-scie ici et là. Par exemple Quattrocchi, Keith Matthew, Guéorgui Lazov, Ivaïlo Képov, Enzo Baldoni, Jack Hensley, Kenneth Bigley, Tho Van Gogh, Margaret Hassan, etc. Ces milliers de personnes assassinées par les tueurs d’allah furent un temps effectivement les marionnettes des grosses têtes fêlées de Washington c’est un fait. Il y a des nazis fascistes partout et surtout là-bas. Du reste, le libéralisme économique n’est jamais que l’application à l’économie de la théorie des races appliquées par les nazis à la politique et en particulier à la politique d’extermination. C’est dire. Je l’ai déjà dit mais comme c’est futile je le répète, même des jeux vidéo véhiculent cette saloperie d’idéologie nazie et en particulier un, le seul que je connaisse un peu qui s’appelle Medal of Honore débarquement allié de Electronic Art. J’ai testé des dizaines de sites c’est toujours la même chose. Les soldats allemands dérouillent les alliés sans problème. Leurs grenades, impossible d’y échapper elles vous dégomment qui que vous fassiez et elles sont dix fois plus puissantes que celles des alliés. Pareil pour les flingues et que dire des soldats allemands qui courent plus vite que les balles ! Bref, les alliés en prennent toujours plein la gueule et si vous râlez on vous menace de vous balancer un kit de merde dans votre ordinateur.

Je sais toute cette merde. Des fachos partout, islamistes, capitalistes, chrétiens et juifs qui se manipulent les uns les autres et qui finalement ne savent plus qui est avec et contre qui. Le terrorisme anarchique. La grande guerre civile mondiale. Et deux grands pays qui comptent les point l’Inde et la Chine qui ne vont pas tarder à en découdre.

Je me ferais vachement du souci si j’avais des gosses. Par chance j’ai toujours pensé que c’était une vraie saloperie de jeter un enfant dans un monde à ce point pourri. Eh puis, se reproduire est à la portée des caniches et des rats, pas besoin d’être un homme.

Des vases communiquants.

En Turquie plus de un million de personnes viennent de descendre dans la rue pour manifester leur soutien à la laïcité et leur refus de l’islamisation rampante dont l’un des symptômes les plus manifestes est la course à la présidence.

En Suisse, comme ailleurs, on assiste au mouvement contraire – une islamisation rampante. La ville de Berne va bientôt s’enorgueillir d’abriter la plus grande mosquée d’Europe. Certains, lorsque je m’insurge contre cet état de fait me demande quoi j’ai peur. Tout le monde connaît des musulmans modérés, bien intégrés etc. Après tout nos églises, nos temples me disent-ils, n’abritent pas des extrémistes cathos ou évangélistes comme les nouveaux chrétiens qui font trembler les USA. Eh puis, ajoutent-ils, nous sommes encore dans un Etat de droit et la démocratie est un système ouvert en quoi il est précisément démocratique. Soit. Mais l’argent qui sert à la construction ne vient pas d’Etats démocratiques, mais d’Etats totalitaires et ils attendent un retour sur investissement. On peut douter qu’il s’agisse ici de fric. Non, ce que les commanditaires attendront c’est d’un soutien populaire susceptible de peser dans les revendications que ces Etats ne manquerons pas d’exprimer à l’égard des communautés musulmanes installées dans le pays, des revendications à l’égard de certaines traditions « sacrées » exprimées en toutes lettres dans le coran. Nous n’avons jamais vu descendre et manifester dans nos rues des musulmans pour condamner les assassinats commis partout dans le monde et quotidiennement par les fous de dieu, que ce soit en Irak, au Darfour, en Indonésie ou en Afghanistan et j’en passe. Jamais ! Le seul argument qu’ils opposent systématiquement à ces crimes… Les Occidentaux en ont commis de pires encore et ils continuent. Eh puis la vengeance et un plat chaud qui se mange froid. Les mosquées sont nos casernes nous a prévenu un jour le premier ministre islamiste de Turquie. Nous n’avons plus qu’à espérer qu’ils n’en ressortent pas trop vite. Au font, tout cela me rappel un peu une époque du Moyen âge bêtement appelée l’amour courtois. Plutôt que de laisser des bandes de jeunes chevaliers piller leurs contrées, dresser les populations contre la noblesse, les princes et les rois attiraient ceux-ci des les châteaux, les attiraient avec des appâts de choix, leurs dames. Ainsi, ils pouvaient les avoir à l’œil. Seulement, il arrivait parfois que les chevaliers parviennent à leur fin auprès d’icelles. Et les maîtres étaient cocu. Aujourd’hui, c’est la démocratie qui risque d’être cocufiée.

samedi, avril 28, 2007

Maledetti polaki!! (2)

Cohn Bendit a raison, "ils sont devenus fous ces Polonais". Devenus? Ils l'étaient déjà durant la deuxième guerre mondial lorsqu'ils allaient se promener avec leurs mouflets endimanchés au abords du ghetto pour leur faire voir ces drôles d'animaux qu'étaient les juifs, comme au zoo. Qu'ils la bouclaient méchamment sur l'extermination pour que le monde n'oublie par leurs misères. Les voilà lancés à toute vapeur haineuse dans la "lustration" terme inventé par les Tchèques pour parler de la décommunisation, chasse aux sorcières pire que la dénazification dans l'Allemagne d'après guerre. Tout ça sous la houlette des deux frères siamois fachos partisans hystériques de la peine de mort, nommément les frangins Kaczynski. Ils ne s'attendaient sans doute pas à la résistance de Bronislaw Geremek et au soutient du parlement européen. Le plus drôle pour moi dans cette histoire c'est que j'ai un copain polak qui fai une sa thèse sur la philosophie marxiste en Pologne. Et l'autre matin, tandis que je vaquais, je me suis arrêté devant la tables qu'il occupait sur une terrasse, à boire un café et à lire le journal histoire de tailler une bavette. Je lui faisais part d mon dégoût des jumeaux non sans percevoir comme un air dubitatif sur sa figure. Bref, faut voir, comme il me disait. C'est tout vu. Ce matin, dans le journal local j'ai lu un article concernant cette affaire et quelle ne fut pas surprise comme on dit lorsque je le reconnu sur la petite photo qui le chapeautait. C'était bien lui qui soutenait cette lustration, mais en plus j'appris qu'il étant un partisan d'un parti qui se comporte, dixit D.Cohn Bendit; de manière stalinienne et fasciste. Je n'entre pas dans les détails de cette procédure, laquelle en gros consiste pour tous ceux qui veulent travailler dans la fonction publique de signer des aveux comme quoi ils n'ont jamais travaillé pour la sûreté de l'Etat. Certains, comme Geremek ont du signé une demi-douzaine de fois jusqu'à ce qu'ils en aient ras l'bol. En Pologne ils ne sont pas moins de cept cent milles qui risquent de finir comme des pestiférés. Alors que les vrais pestiférés sont les catholiques intégristes, racistes, antisémites et qui répandent leurs poisons sur les ondes privilégiées de leur radio de merde. La même peste sévit aussi aux USA mais cette fois ce sont les protestants, les évangélistes hitlériens. Que l'on mette toutes ces mafias religieuses en face des islamistes!

dimanche, avril 22, 2007

Premier tour de manège à droite.

Et voilà, le petit crypto-fasciste, l’ombre de le Pen dont il a piqué au bas mot 40% des électeurs vient d’arriver en tête du premier tour. Le stupide Raffarin s’en est du reste félicité et disant que Sarko avait réussi à ramener les électeurs du Front national dans le giron républicain. C’est là le culot et la malhonnêteté typiques des hommes de la droite française. Sans eux il serait au niveau de Chirac en 2002. Pour lui brosser et faire reluire son vernis de démocrate des auxiliairement n’ont pas hésité à rappeler ses origines juives – les pauvres ! Ont-ils oublié que l’idéologue des nazis était lui aussi un juif bon tain ? Que l’idéologue du partit fasciste et raciste israélien, le Likoud, le polak Jabotinsky était lui aussi juif ? Comme s’il n’y avait pas de fascistes ni de racistes parmi les juifs !! Ben Gourion trouva même un jour qu’il y avait des petits nazis parmi eux. Comme dans tous les peuples il y a du bon et du mauvais et même de l’ignoble dans le peuple juif. Mais de Spinoza à Einstein, en passant par Marx, Freud et Woody Allen, les meilleurs des hommes, ceux que j’admire, représentent ce qui s’est fait de mieux parmi nous. Et si quelques intellectuels ont voté pour lui c’est parce que certains intellectuels dépriment d’avoir perdu cette aura qui fut en leur temps celle d’un Sartre, d’un Camus, d’un Aron, Barthes, Foucault, même celle difficile et contestée d’un Althusser. Ayant renoncé à tout idéologie ils se contente de suivre le mouvement, partisans du moindre effort ; en somme ils sont pragmatiques. Ils ont besoin pour être de paraître dans les médias et pour cela ils sont prêts à toutes les compromissions. Ils sont petits comme le petit roi qu’ils croient adouber. Evidemment ce n’est pas moi qui vais critiquer la position anti-islamique d’un Finkelkraut, son dégoût du terrorisme. On peut critiquer cette idéologie de mort meurtrière sans s’accoquiner avec un petit parvenu bourgeois, excité et hystérique qui se prend déjà pour le Napoléon du XXI e siècle.

Bon, je vais de ce pas tenter d’écouter toutes les conneries qui vont être proférées dans la lucarne. Courage, fuyons !




Mais je reviens sur Sarko. Ce type-là est dix fois plus dangereux que le Pen. Et les partisans du Front National qui ont en masse voté pour lui ne s'y sont pas trompés. Il a pour lui toute une frange importante de cette petite bourgeoisie réactionnaire, cette classe moyenne qui s'est vautrée dans la fange de Vichy, qui hait les grands bourgeois qui les méprisent et le prolétariat dans lequel ils redoutent plus que tout de tomber. C'est la sinistre racaille en vison qui rêve d'ériger un mur entre elle et les autres et les murs ces temps ça y va. Après celui d'Israël, celui des yankees à Bagdad voici la muraille Sarko. Le Front Ultralibéral, le front du JE VEUX, le vrai Front Facho. Ce type veut, il veut tout! Du pain béni pour les multinationales, les pétroliers, les alimentaires, les ravageurs de la nature, les empoisonneurs du monde. Comme Hitler il est petit et rageur, flic dans l'âme et garde chiourme et bientôt certains vont s'apercevoir qu'il a aussi l'étoffe d'un traître. Parce qu'il va trahir tous les imbéciles qui on voté pour lui en croyant qu'il est républicain. Mais il est à craindre que les abrutis qui lui trouvent déjà des airs de victimes vont encore avoir pitié de lui. Le front anti-sarko est si fort que par bravade plus que par raison ils vont l'élever à bout de bras au-dessus des fonts baptismaux de la honte. Pace qu'il y de fortes probabilités qu'il soit finalement élu. Ce ne sont les partisans de Bayrou qui quoi qu'il en dise et quoi qu'en croient certains qui vont voter Ségolène. Les bayrouistes sont des gens de droite comme l'UDF qui a toujours voté avec la droit, jamais avec la gauche. Le centre comme ils disent est une illusion. Le centre en politique c'est toujours la droite, parce que c'est toujours le lieu improbable de ceux qui se disent apolitiques. Qui détestent la politique. Eh puis, tous les médias économiques ont déjà voté pour lui. Tous les patrons, tous les délocaliseurs, les dégraisseurs, les écarisseurs de la classes ouvrière. Et ça va gicler! Tandis que moi je vais m'en jeter une à la santé de la liberté tant qu'il en reste un peu encore. Et tourne manège...


Bien - on dit que les jeunes ont davantage voté pour Ségolène et que les vieux de plus de soixante berges pour Sako. On dit aussi que les femmes n'ont pas plus voté pour Ségolène que pour l'autre, à peine 25% ce qui prouve encore une fois que les femmes sont absolument l'égales des hommes, c'est à dire parfois aussi idiotes qu'ils sont idiots. Je sais bien que c'est moins le fait qu'elle se dise socialiste - je n'y crois pas moi-même -, que le fait qu'elle soit une femme qui lui soit auprès des mecs comme un vice rédhibitoire. J'ai entendu le maire de Bordeaux - que tout le monde connaît jusqu'au Canada - prétendre que le fait que Sarko fasse soi-disant peur aux Français relève de la manipulation. Ca prouve en tout cas qu'il en connaît un bon sur la méthode, lui qui est parvenu à manipuler ce pauvre Serge July qui s'est employé durant des pages et des pages à lui lécher le cul et à vanter sa grande intelligence, avec grâce, cette grâce des journaliste en mal d’amitiés.

Bon, j'ai rendez-vous chez le dentiste.

Et cela n'a pas manqué, je veux parler de Sarko qui désormais se dit la victime d'une diabolisation. Pauvres Sarkosy. Le diaboliser suffirait selon lui en guise programme socialiste. Ce n'est pas de sa faute si son programme ultralibérale fait peur, cela tient uniquement au fait qu'il est petit..., ambitieux et avide du pouvoir, non pas pour lui, mais pour la France. Ah la France! Le peuple! le changement! S'il est élu, il sera le premier à changer, de victime il y a fort à parier qu'il deviendra bourreau - ça c'est déjà vu et pour y parvenir plus à son aise il commencera par modifier le découpage électoral affin de s'assurer un avantage lors des prochaines législatives qu'il n'a pas intérêt à perdre vu que la "gauche" détient la majorité des régions.
Le dentiste m'a coûté 370.- c'est là le seul endroit qui m'a fait mal, sinon tout va bien.

mardi, avril 17, 2007

Virginien.

L'EVENEMENT MONDIAL! Tous les médias branchés 24 heurs sur 24 et le MONDE ENTIER sous le choc, le monde entier ému, traumatisé, bouleversé, effondré, en larmes, tous nos regards sur Virginia Tech. Une indécence mondiale. Pensez, trente trois morts! Quelle horreur! Mais où sont les cinquantes autres victimes quotidiennes tombées sous les balles des autres tueurs? 32'000 chaque année, c'est le nombre d'homocides par armes à feu qui tombent sous la loi du silence, elles sont, les victimes, en deux ans, plus nombreuses que la totalité des soldats us tombés en dix ans au Vietnam, 56'000 contre plus de 4 millions de vietnamiens. La soi-disant démocratie américaine a dès son origine été fondée sur la violence et le meurtre. Le meurtre et le mensonge. Que l'on regarde le film; qui a tué Liberty Valance. Deux cent millions d'armes à feu circulent dans le pays, deux cent millions de tueurs en puissance et cinquante millions de laissés pour compte aux bords des autoroutes, abandonnés par un Etat qui n'est bientôt plus qu'une extension du complexe militaro-industriel. Et lorsqu'un représentant du lobby des armes à feu est invité à s'exprimer sur ce malheureux fait-divers il ne trouve rien de mieux à dire que si les professeurs et les étudiants avaient le droit de venir aux cours armés de flingues cela ne se serait pas produit. Voilà, quinze mecs, cinquante disons, auraient dégainé plus vite que Billy the Kid et les balles aveugles auraient sifflées jusqu'à nos oreilles avec bien plus de charme que celles veulent nous émouvoir aujourd'hui! Au lieu d'un tueur nous aurions droit à une vraie horde sauvage! une vision glorieuse de la fin d'une société de plus en plus débile parce que la loi fondamentale n'est plus que celle du plus fort, du plus riche... débile et fort! On pourrait penser qu'il y a là comme une antinomie mais ce n'est pas vrai. Le culte de la force a toujours sa source dans la faiblesse. Ce pauvre étudiant sud-coréen vient d'en administrer la preuve.

La poisse et la...

C’est ça, c’est comme ça ou alors vous avez un système totalitaire. Ca c’est le truc du carnage en université mad in USA qui fait la UNE dans le monde entier apportant du baume dans certains cœurs de l’indifférence voire de la pitié. Le ça c’est la liberté dont parlait Clinton, cette pulsion de mort enterrée vivante parmi d’autres. A vrai dire ce genre d’événement ne me fait plus ni chaud ni froid mais je prends du plaisir à lire les articles qui en parlent, surtout quand le suspect c’est aussi donné la mort et que tout le monde cherche des mobiles. Le plus courant évidemment nous renvoie à la littérature policière : cherchez la femme. L’amour et l’argent, voilà bien les deux motifs pour lesquels on tue parce qu’ils hébergent la volonté de puissance, la notion du pouvoir. L’un et l’autre sont captifs de cette pulsion en même temps qu’ils en sont les instruments privilégiés.

Il y deux semaines je suis allé m’acheter un costard en lin, brun-gris ou gris brun pour l’été et je l’ai endossé dès que je suis rentré chez moi. J’ai fait passé dans ses poches tout ce qui se trouvait dans d’autres. Je trouvais cependant que la veste me serrait un tantinet quand elle était boutonnée et ma copine m’en a fait aussi la remarque en me suggérant d’aller la changer contre une taille au-dessus. Ni une ni deux pour que je m’en souvienne elle a mis la veste dans le sac en papier de la boutique avec la facture. Trois jours après, le lundi matin je me suis pointé à la boutique seulement de taille au-dessus parmi les vestes il n’y en avait pas. Alors j’ai pris une veste gris à la place et comme la vendeuse et moi on a décidé que le gris était plus mieux bien que le brun j’ai acheté un pantalon gris pour avoir un costard gris décidément plus beau que le brun. J’ai payé avec ma carte de crédit et tout fut dit.


Deux jours après je suis allé faire des commissions comme on dit ici et au moment de payer je me suis aperçu que je n’avais plus de cartes de crédit sans parler des tickets de loterie à laquelle j’avais joué. Un rien chagrin voire anxieux j’ai tout retourné chez moi vidé mes corbeille à papier rien à foutre. Alors j’ai téléphoné là où j’avais fait mes derniers achats, boutique, grande surface que dalle. Donc j’ai fait bloquer mon compte bien que le code fut seulement dans mon crâne. Faut dire qu’en allant changer ma veste j’avais enfilé un Dolce Gabana dont la doublure en soie était en capilotade, déchirée partout et jusqu’au fond des poches parce que ces habits-là c’est délicats, faut pas mettre de la monnaies ou des clés ça tient pas le coup. Je vois bien tout mon saint-frusquin semé sur ma route. Bref. Un jour après je reçois une lettre avec ma carte qui avait été retrouvé dans un centre commerciale et expédiée à la poste qui me la retournait. J’étais un peu soulagé mais j’en avait gros sur la patate because ma loterie, on ne sait jamais. Alors j’ai songé que c’était resté dans la poche de la veste brune que j’avais échangée contre la grise mais vu que ma copine comme bien des femmes devait en avoir fait les poches avant de la plier dans son sac en papier… Qu’a cela ne tienne. Le lendemain je me suis pointé au magasin et j’ai passé vingt minutes à faire toutes les poches des vestes brunes et bingo ! Mes reçus de la loterie y étaient. Mais ils n’étaient pas gagnants, pas cette fois, mais vu ce qui venait de nous arriver j’ai rejoué les mêmes numéros, on verra bien.


C’est quand même plus rigolo et extraordinaire que le massacre en Amérique. La chance et la poisse, ça résume tout.

samedi, avril 14, 2007

Continuons.

A présent que le GSPC s’est rallié à al-qaida de l’autre côté de la Méditerranée le sang coule à flot. Algérie, Maroc, Tunisie, et bientôt la France après Londres et Madrid se prépare aux explosions aux tripes et au sang. Cela n’empêche pas un ministre suisse de dire qu’il faut foutre la paix aux musulmans et les laisser faire ce qu’ils veulent. Ces aveugles – les mêmes cons (Sartre) qui sont allés à Muniche discuter avec Hitler et qui croyaient dur comme fer qu’ils avaient arraché la paix et non la guerre – s’imaginent qu’ils viendront à bout des fous avec de belles paroles, quelques concessions. Avec la bénédiction de l’Arabie saoudite dont les princes et les princesses envahissent les berges du Léman la grande mosquée vient de vivre un véritable coup d’Etat avec quatre membres les plus importants virés du jour au lendemain. Et les musulmans la bouclent. J’en sais qui applaudissent et qui prient cinq fois par jour pour qu’ici aussi la charia devienne la loi commune. Oh certes, ils ne crient pas sous les toits ! Ils continuent d’accueillir les pauvres islamistes qui arrivent avec pour tout bagage que leur foi destructrice, leur haine de la démocratie, du pluralisme, des femmes et des juifs. On leur offre gracieusement le logis et le couvert, on leur construit des écoles coraniques, des mosquées et la poste achemine le torchon de luxe de la création du monde. Et les gorges bientôt tranchées se serrent en silence. Il faut fermer sa gueule pour ne point hurler à gorge déployée plus tard. C’est un mauvais calcul quand la peur passe pour être du courage. Il faut dire toutefois que le calcul de nos jours se réserve au strict minimum - celui des profits. De leur point de vue ils ont raisons, ceux à qui les fous tranchent la gorges, exposent les tripes et répandent le sang ne sont que les plus misérables. Les élites sont toujours bien protégées. Et parmi elles, un type génial qui a envie de se faire un bon paquet de blé et je ne doute pas qu’il y parvienne, vient de proposer que l’on creusât un tunnel entre Gibraltar et la côte africaine, à quatre cent mètres sous les flots.

Soit, je suis toujours pour que l’on accueillît les gens qui viennent chercher une vie meilleur chez nous. Mais plus de musulmans. Les musulmans ne sont pas les juifs, ces derniers n’ont jamais élaboré des projets de destruction de la démocratie, de projets de lois fascistes, n’avaient pas pour arme des couteaux affûtés et pour cibles les gorges des autres. Les juifs n’ont jamais voulu imposer leur religion au monde. En accueillant les musulmans nous accueillons le pire des antisémitismes, le pire après le nazisme. En accueillant les islamistes nous devenons antisémites, nous redevenons de nazis. Et c’est un fait que toutes les sociétés occidentales subissent une poussée d’antisémitisme. Je le vois et l’entends chaque jour s’exprimer. Et je suis persuadé que cette puanteur est le symptôme de l’influence de plus en plus forte qu’exerce l’islam sur nos sociétés, tout comme les violences de plus en plus nombreuses dont les femmes sont victimes.

Certes, j’ai aussi lu que les représentants du peuple, les députés, les sénateurs et même les ministres recevaient de plus en plus de lettres de menaces, d’insultes et même de mort. Je me mets à leur place et je sais que je n’en mènerais pas large non plus, surtout avec une femme et des enfants.

Aussi, ces quelques éléments, la menace, la peur, le raidissement, le ramollissement de la conscience, le laisser faire, la dégradation des relations sociales, professionnelles, c’est bien là le début d’un scénario politique dont la fin ne peut être qu’une brutale mutation du système démocratique en un système fasciste. Un système déjà bien avancé et qui, si Sarkozy l’emporte en France – tandis que les franquistes ressurgissent en Espagne – on peut craindre le pire. Parce qu’entre le fascisme européen et l’islam il n’y a pas une grande différence. La vieille machine allemande du KKK et française du travail, famille, patrie referont bon ménage - gare au ménage !

mardi, avril 10, 2007

Flux et reflux.

Me voici branché sur mon blog et je ne sais pas du tout quoi écrire surtout après avoir un tantinet surfer sur de sites coquins... enfin carrément porno histoire de faire travailler ma prostate et d'exciter aussi mes neurones qui ce matin sont un peu flapies tapient dans la somnolence printanière et trop branchées sur la perte de ma carte de crédit et donc j'ai dû faire mon compte ce qui va me coûter trente francs plus quinze soit quarante-cinq francs et cela me fait bougrement chier vu que l'argent ne tombe pas du ciel comme le miel et la manne des mythes lesquels incitent encore moult pékins à des actions archaïques comme cette décapitation filmée par les tarés aphgans talibanus munus haben and co que dans mes prières si je priais j'enverrais pourrir et crever la gueule ouverte et dans des peaux de porcs pour les empécher d'accéder à leur paradis de merde en compagnie de la moitié de l'humanité parce qu'en fin de compte comme je le répète sans cesse il n'y a de la part des hommes aucun acte inhumain rien que des actes humains et rien de plus ni de moins et sur ce je vais me faire café et manger un croissant et tenter de penser à autre chose forcer mes pensées vers des régions plus hospitalières comme l'ennui et les pseudo-pensées sans conséquence afin de ne pas tomber moi aussi dans une sorte de mythologie personelle électrisante et si cela ne marche pas il me restera toujours la possibilité de me mentir à moi-même dans l'écume de l'altérité et cette douce métamorphose que le hasard nous réserve parfois quand le je n'est plus qu'un autre indéterminé et pour ainsi dire langage sauvage et pure intensité sans objet.

Crac! Ouil! mes particules!!!

Coup dur pour le LHC du CERN, l’accélérateur de particules qui vient d’être testé en petit. Tous le monde sait désormais comment sa fonctionne… enfin, plus ou moins et c’est mon cas. Dans un immense anneau de 27 km et une température de presque zéro absolu et garni de 1700 aimants tournent en sens contraire pour se collisionner des particules à la vitesse de la lumière. 600 collisions à la seconde et tout ça grâce surtout à la supraconductivité, le froid donc. Et pour un coup de froid c’en fut un lorsqu’un support d’aimant se brisa. Bon, on dira un sur 1700 c’est peu. Sauf que celui-ci, comme 27 autres (sur 1700) ont été fournis par un labo de Chicago, le Fermilabo. D’ici à penser que les yankees l’ont un peu saboté… ils ne les avaient même pas testés, il y a un pas que personne n’ose franchir. Je le franchi, moi, et allégrement vu que ça ne mange pas de pain. Il faut ajouter que tout le monde cherche à trouver parmi les débris de cette matière une particule insaisissable dont le nom m’échappe, et que celui qui y arrivera aura pour un temps gagné le gros lot et que ça emmerderait drôlement les yankees si cette manne leur échappait. C’est beau la concurrence. Comme dirait Sarko ; ça doit être génétique !

lundi, avril 09, 2007

Les moutons et les loups.

Le néo-libéralisme en prend plein la gueule à chaque instant mais on dirait que plus il prend des gnions plus il de vient fort en quoi il s’inspire bien du Nietzsche l’aristocrate. Encore que le néo-libéralisme revendique ses sources dans le pragmatisme, méthode qui convient aussi bien au libéralisme, à la démocratie qu’au totalitarisme, il véhicule une sorte de neutralité vis-à-vis des idéologies qui en dit long sur l’illusion d’une tabula rasa collective et individuelle qui ne fait que retarder un retour du refoulé destructeur dont les premiers signes s’observent aux niveau des symptômes religieux. Les intégristes américains, avec leurs gourous tarés et hystériques n’ont plus rien à envier aux autres intégristes. Même méthode de lavage de cerveaux chez les une et les autres comme chez les filous de la dianétique. L’objectif visé par cette méthode qui consiste à répéter cent, mille fois la même chose, Jésus vous aime, Jésus est dieu ; allah est grand et mahomet est son prophète, voilà des produits qui lavent plus blanc que blanc, qui détruisent tous les processus de la pensée. C’est le même effet que là rengaine que nous entendons à la radio au réveille, n’importe laquelle, et qui vous emmerde toute la journée, passant et repassant comme un vieux disque rayé. Déjà que tous les sujets qui se laissent prendre dans les rètes de ces chapelles psychiatriques ont nécessairement des faiblesses mentales et intellectuelles, ce mince verni de conneries qui en fait des moutons bêlants finit toujours par céder et laisser passer le mouton enragé. A tel point que même les loups répugnerait à les bouffer tant ils deviennent inconsommables, porteurs de mille et une maladie mortelles.

samedi, avril 07, 2007

Après trois bières.

Il n’y a pas si longtemps, les discussions entre amis devaient surtout à refaire le monde. Aujourd’hui ce n’est plus la même préoccupation, l’essentiel penche plutôt vers la déconstruction, ou plus exactement la destruction de ce monde de merde. Certes, on est davantage pour le spectacle de la révolution que pour la révolution. Ca va, ça vacille. Parce que, faire le tri dans la multitude d’informations à laquelle nous avons accès il est de plus en plus mal aisé de peser le vrai du faux. Est en général vrai ce qui nous convient et cadre avec notre vision et faux ce qui la remet en question. Les scientifiques commencent à pouvoir lire nos pensées, ils observent un photon, ils produisent des virus et des rétrovirus avec toute une gamme d’applications qui font froid dans le dos et pas uniquement. C’est sans parler des cinquante millions d’immigrants du climat qui risquent d’ici à quatre ans de déferler sur les régions encore hospitalières. Le tableau est désastre dans lequel une petite élite s’empresse d’empocher un maximum de profit en souhaitant que ça leur épargne les maux qui attendent les pékins que nous sommes. Moi je suis pour l’extermination des élites. On verra après. Parce qu’à force des leur offrir le pouvoir depuis des siècles C’est désormais une évidence que c’est elle et elle seule qui conduit le monde au désastre. Pas les peuples, nos les classes ouvrières ou paysannes ; le prolétariat y compris les classes moyennes ont toujours fait plus ou moins confiance aux élites et voilà où nous en sommes. La planète tombe en capilotade. Une élite éclairée qui a lu Platon et son système totalitaire – le père du stalinisme et de tous les fascismes massacreurs, sans parler non plus du stagirite dont le plus pur produit fut lui aussi un de grands massacreurs de l’histoire, nommément Alexandre le grand. Et pour couronner le tout croyant ici en le plus fanatique contempteur du monde je veux parler de Jésus. C’est chez lui que les plus débiles des Américains vont chercher les sources et les raisons de leur haine de l’autre, ces hordes de fanatiques qui sont en train d’envahir le nouveau visage grimaçant de la folie meurtrière et religieuse. Oui, les élites ont toujours abusé de la crédulité des masses et ça continue. Et les masses ont-elles aussi toujours abusé de leur crédulité en se culpabilisant intempestivement, non pas de leurs choix destructeurs mais à propos de l’incompréhension vis-à-vis de leurs ancêtres. Et ces cultes des ancêtres ne sont jamais rien d’autre que le refoulement de la haine qu’ils leur portent pour leur avoir légué un monde si pourri, si merdique. Il faut dire que dès l’origine, surtout biblique chez les plus faibles et les plus ignorant, c’est l’inceste, le péché originel, le meurtre de Caïn et tous les autres. Mal barré comme ce fut le cas, il ne pouvait pas en aller autrement.

samedi, mars 31, 2007

Des infinis.

Enfin, la vie vient de se voir décerner un prix officiel. Capitaliste et islamiste, c'est dire le progrès, l'IRAN a décidé, selon le coran, que la vie d'un homme vaut 30'000 euros et la vie d'une femme, 15'000, la moitié. C'est normal. Chez nous, dans l'Occident capitaliste-fasciste chrétien, la vie d'une femme vaut environ 20 à 30% de moins que celle d'un mec. Mais pour moi, la vie des crétins qui prennent de telles décisions ne vaut pas un clou. Ce sont des minables auxquels on devrait faire payer l'air qu'ils respirent. Aussi, au lieu d'accueillir chez nous des mecs qui haissent la démocratie, même purement formelle et de moins en moins dénocratique, vendue aux plus offrants, détruite par ceux-là mêmes qui prétendent la défendre, les capitaliste fascistes totalitaires, tous ces voyous qui empochent sans sourciller les bénéfices du travail des autres, toute cette véritable racaille qui n'a jamais historiquement cessé de faire le lit puant des nazis et autres dictatures totalitaires, tous ces experts en magouilles, en tromperies, en escroqueries administratives, religieuses et philosophies, politiques et économiques, en un mot toutes ces mafias qui ne songent qu'à détrousser le monde sans reculer jamais devant les pires infamies, visez les guerres, les génocides, les exterminations, des goulags partout dans le monde, sous nos yeux, dans nos banlieues et ailleurs, partout, avec des idées justes trafiquées, comme celles de Darwin en particulier, tous ces malades du ciboulot, ces agités du bocal, qui se croient absouts de tous leurs méfaits en se référant à la référence absolue, au tabou, au fétiche le plus dénué de sens, je veux dire à dieu, tous, comme les nazis pourraient porter sur le front leur devise: Gott mit uns! Ah, parce que si vous croyez en dieu vous ne pouvez pas être complètement mauvais! C'est bien connu! Donc si c'est dieu (lequel, comme le suppose Svetislav Basara descend du singe) qui leur a dit que la femme valait la moitié moins que l'homme c'est divin, nom de dieu! Einstein disait qu'il y avait deux infinis; l'espace et la bêtise humaine. Donc, au lieu d'accueillir des croyants bon marchés, surexploités, accueillons plutôt toutes les femmes du monde si totalement captives de cette énorme connerie masculine.

lundi, mars 26, 2007

Des lucioles.

Bien, j'ai perdu un texte... doit s'être égaré qui sait où...? allez savoir sous quelle inculpation? à moins que perdu dans un autre texte... j'aurais collé ici où là... vite fait bien fait, pour un fait divers: cette juge allemande qui se reporta au coran sourate 34 pour justifier son refus d'accorder un divorce accéléré à une allemande d'origine marocaine qui en avait marre de se faire tabasser par son mari. Aujourd'hui tout le monde en parle, c'est un scandale pas banale. Enfin, si, banale au possible. En fait, la juge, loin d'admettre qu'il faille juger dans un Etat de droit selon la bible ou le coran, n'a en fait, que voulu punir cette pauvre femme d'avoir en toute connaissance de cause épousé un marocain élevé au Maroc et pour lequel une femme qui vit selon la mode occidentale porte atteinte à son honneur.

Cette attitude ne vaut pas mieux qu'une autre, disons celle de ces juges pourris de libéralisme multi-kulti comme le soulignent les journaux allemands et le Spiegel en particulier, (qui parle d'une islamisation de rampante de la société allemande, soixante ans après Lévi-Strauss qui parlait déjà, dans Tristes tropiques, de l'islamisation de la France).
De ce point de vue ils raisonnent comme les violeurs et les imbéciles qui disent: elle était consentante et, elle l'a bien cherché... surtout si la victime portait une mini-jupe ou exhibait son ombilic. Il y aura toujours des salauds pour prendre la défense des salauds. Et tous sont loin d'être des salauds lumineux.

Oui, la trouille, l'autocensure, la faiblesse et cette attitude qui consiste à penser qu'ils l'ont bien cherché sont autant de postures minables qui ont toujours fait le lit des totalitarismes. Ce sont les plus récurrents des symptômes de la lâcheté et je dois avoué qu'ils ne me sont pas du tout étrangers. J'y ai eu recourt bien souvent. Surtout lors de votations. Quand les classes populaires votent pour des partis bourgeois et que peu de temps après ceux-ci votent des lois qui pénalisent ces classes populaires, combien de fois n'ai-je pas pensé: c'est bien fait pour leurs gueules ils n'avaient qu'à élire ceux qui défendaient leurs intérêts.


J'ai beau me dire que Malraux était déjà bien atteint dans son intellect lorsqu'il a dit que le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas, ce qui se passe aujourd'hui me conforte dans cette opinion. Seul un esprit malade, une raison affaiblie pouvait envisager une telle régression et sa prédiction était le symptôme de celle-ci.

samedi, mars 24, 2007

Rome pue.

Voici encore un type détestable, composé de rat de singe et de guerre, nommément Ratzinger dernier pape dont le dernier méfait - mais les autres vont suivre - est d’avoir museler un théologien de la libération sud-américain, ami d'Oscar Camero l'archevêque de Managua assassiné par tueurs du Vatican, les escadrons de la mort. A l’époque Ratzinger, après avoir passé par les jeunesses hitlériennes soi-disant obligatoires, était déjà, grâce à son patron polak, préfet de la congrégation de la foi, cette police du Vatican composée presque exclusivement par les fascistes de l’opus dei, cette émanation du fascisme espagnol, le franquisme.


Ce panzerkardinal déteste en particulier le relativisme, la laïcité, l'avortement et la contraception, les femmes prêtres et surement les femmes en général et en particulier, et les préservatifs pour lutter contre le sida. Il veut le retour de la messe en latin, interdire plein de trucs aux gens divorcés et bientôt la lapidation des femmes adultères. Entre lui, les évangélistos-fascistes yankee et les islamos-fascistes c'est bonnets blancs et blancs bonnets. C'est le retour de la peste religieuse et fasciste.Il y a pourtant un avantage que nous allons sans doute mesurer d'ici peu... Un tel bonhomme ne peut que favoriser la désertification des églises. Les artistes vont enfin trouver des lieux abandonnés dans lesquels ils pourront créer des objets plus spirituels que ceux de cet ex-jeune nazi.



Mais le plus désolant ces jours-ci à Rome c'est la béatification de JP2 et du miracle qu'il aurait accompli chez une bonne soeur malade de je ne sais plus quoi et c'est sans importance. Voilà un bonhomme que l'on dit en contact avec dieu mieux que personne d'autre et qui, en vingt ans de pontificat n'accomplit en tout et pour tout qu'un misérable petit miracle alors que les médecins, les chirurgiens et tant d'autres en accomplissent chaque jour pour sauver des gens. Que jadis les rois de droit divin rien qu'en touchant leurs sujets en faisaient quasiment chaque jour aussi.

Restes.

Ce blog et moi. L’autre jour je résonnais (forme idiosyncrasique d’un écho à répétition) sur la littérature et plus banalement sur l’écriture. Aujourd’hui je suis bien oublié (par qui ?) de m’interroger sur les motifs qui me déterminent.


Superficiellement je dirais que c’est le plaisir d’écrire. Non pas bien ou mal écrire, juste écrire. Soit, mais encore faut-il avoir quelque chose à dire qui ne soit pas précisément toujours la même chose, cette redondance comme symptôme impulsif, telle une sorte de barricade, de muraille constituées de milliers de parpaings, de blogs de pierres etc., alibis derrière lesquels le silence et le désert ne seraient que le terrain vierge d’où ne viendront jamais les barbares, je veux dire les Tartares.


Ah ! En parlant de barbares il ne revient un propos saisi dans la bouche d’un défenseur de Heidegger lors d’une émission consacrée à ce dernier et animée par Elkabbach (lequel parfois ferait bien lui aussi de se taire – depuis le temps !) Donc, cet avocat du diable, pour démontrer que le Souabe en culotte de cuir méprisait les nazis nous a sorti une petite phrase du philosophe dans laquelle il traitait les nazis de barbares. Or, pour les Grecs, les barbares c’étaient seulement les autres, c’est-à-dire tous ceux qui ne parlaient pas langue grecque. D’autres part, les nazis eux-mêmes se définissaient comme des barbares et ils en étaient fiers.


Bon, cela dit j’en reviens à ce désert encore désert et au silence qui le hante toujours et non seulement le mien mais encore celui de ceux qui n’y viennent jamais. Je suis bien obligé ici de constater que tout ce que j’ai écrit jusqu’ici est resté sans conséquences, ce qui me laisse supposer qu’en dernière instances je suis celui qui écrit et celui qui lit, cette sorte de bactérie archaïque dont la bouche et le cloaque étaient unis, fermée sur elle-même.


Donc je suis le seul sectateur du mon cirque (joli lapsus) moi qui voulais écrire spectateur de mon cirque intérieur, lequel est celui d’une interprétation du monde (et là évidemment je pense à la XIe thèse de Marx sur Feuerbach) où de moi-même qui se résume sans oser l’avouer à une autoanalyse. C’est ridicule vu que j’ai longtemps été en analyse. Mais c’est un pli radical qui favorise la jointure des extrêmes, vu que moi et le monde sommes un tout et que l’un ne va pas sans l’autre. Mais lequel est-il la conséquence de l’autre ? A propos de l’œuf et de la poule un grand biologiste disait que l’œuf avait trouvé dans la poule le meilleur moyen de se reproduire.


Soit, mais qui se reproduit dans quoi ? Je me reproduis dans l’écriture. Mais si je est toujours un autre qui s’avance masqué alors cela veut dire que je n’ai jamais été autre chose que le langage et comme le langage n’est pas ma propriété mais une conséquence de la nature alors je suis bien le monde entier et son processus d’autocréation de toutes les représentations qu’il porte en lui, en nous.


Je vois bien que cela m’éloigne encore une fois du souci relatif au caractère intime de l’écriture que je tente de saisir et de ces motivations. Ce n’est pas la première que je constate que la profondeur AHAHAH !!! et l’obscurité, la lourdeur même, sont identiques. Ce qui est vrai n’est jamais si profond que tout à côté et A. Edgar Poe l’avait aussi et déjà pigé. Et ce n’est pas juste à côté alors c’est à nous à faire parfois un pas de côté. A changer de position. A ce situer ailleurs. Non plus dans le langage comme logomachie – c’est fou comme j’aime ce mot et je ne crois même pas que ce soit la présence du logos qui en soit responsable – mais tout le reste qui n’est précisément que restes.

lundi, mars 19, 2007

Et après?

Je me suis aussi souvent posé cette question : qu’est-ce que la littérature ? J’ai aussi lu l’ouvrage de Sartre et d’autres dont l’engagement n’est pas à démontrer comme ceux de Lénine et plus tard je suis allé voir ce qu’en disaient Barthes, Foucault et d’autres encore.

Ce matin comme tous les lundis matin je me suis plongé dans le Monde des livres et en particulier dans le dossier : Politique et littérature consacré à Jacques Rancière. Soit, je sais que je n’achèterai pas ce livre, que je n’en lirai que les extraits et les interprétations qu’en feront ici et là les commentateurs et les critiques. Chez Rancière il est naturellement beaucoup question de Flaubert, vu que l’Idiot de la famille de Sartre c’est près de deux milles pages et là c’est trop et je n’ai jamais eu le courage de le commencer. A priori j’adhère à ses propos pour quelques courtes raisons de choix que je prends ici.

Rancière avait le choix entre deux façons antagonistes d’envisager la littérature. Soit comme une parole qui transcende les conditions matérielles de son énonciation et se propose en dernière analyse comme la voix même de l’Etre, qui est l’option métaphysique de Heidegger, Soit au contraire, insistant sur l’ancrage nécessaire de la littérature dans l’existence concrète, on la saisit comme l’expression historiquement située d’un rapport singulier au langage et au monde ; c’est là le choix que fait Rancière. C’est également celui que j’aurais fait et que j’ai toujours fait, parce que « la littérature ne saurait se séparer des systèmes idéologiques » (fut-elle blanche) « au sein desquels ou même contre lesquels elle se forme. Elle est engagée malgré elle. Qu’ils le veuillent ou non, les plus farouches partisans de l’art pour l’art expriment encore une vision particulière du monde et de la cité. » « Vision démocratique, mais aussi matérialiste ». Et pour en finir avec les autres, je relève encore un propos de Be noît Denis : « … l’écrivain engagé, quelle que soit la manière dont il se positionne est toujours conduit à se faire le théoricien de sa pratique. »

C’est peu dire que je suis au diapason de ces quelques présupposés. Parce que je n’ai jamais lu un seul livre en vers et en prose, roman ou essais, de philosophie ou de biologique voire de mathématiques sans y déceler ce positionnement idéologique et parce que mes propres romans désormais datés et abandonnés à la critique rongeuse des souris n’étaient en somme rien d’autre que d’emmerdantes théorisation de ma propre pratique de l’écriture, ce qui a dû rebuter maints lecteurs des comités de lecture des maisons d’éditions auxquelles je les avais un peu désinvoltement fourgués.

Evidemment confronté à mes échecs j’ai fini par me demander tout de go à quoi sert la littérature, tant du point de vue de celui qui écrit que de celui du lecteur. Vaste question que j’ai résolue en trois coups de cuillère à pot, en un mot comme en cent : au plaisir. Que l’on souffre comme un martyre en écrivant, que l’on sue, que l’on s’angoisse de la page blanche et du reste, pour jouir rien n’est jamais trop cruel et destructeur. Pour être aimé ou détesté, reconnu d’une façon ou d’une autre il faut payer de sa personne. Pour laisser une trace de soi, fut-elle une traînée de merde aucun sacrifice n’est trop demandé et encore moins si on a la prétention de dire le monde, les hommes et les choses tels qu’ils sont vraiment. Au font, on arrive par ici à la définition de la littérature selon Heidegger, cette prétention on voudrait inconsciemment qu’elle soit la voix de l’Etre. Je l’être de celui qui écrit, son être profond où se confondent le moi conscient et l’inconscient, pas l’être de l’étant ni l’être comme dieu créateur parce de créateur il n’y a que l’homme et son imagination et son système nerveux tout entier engagé dans le monde, jeté, comme disait Sartre. Et l’écrivain comme les autres ne cesse de jeter cette image de lui-même et dans tous ses livres c’est toujours aussi l’éternel retour du même, du moi-même qui dit ; visez comme je suis laid, beau, grand et intelligent et ceci et cela. Et pour le lecteur c’est idem, le plaisir de rencontre le même dans la laideur et la beauté, la bêtise et l’intelligence parce que les hommes tous aussi différents qu’ils soient les uns des autres sont quand même tous semblables. C’est pourquoi il est facile de s’identifier à n’importe quel héros, penseur, philosophe et autres. Je ne suis pas certain que ce soit Piaget qui ait que lorsque l’on lit Kant on est tous kantiens. Mais moi je sais que non seulement je me suis senti kantien en le lisant, mais Kant et lisant Kant et Hegel en lisant Hegel et Marx en lisant Marx. Soit, quelle prétention ! Mais quand nous détestons, ou plutôt, quand moi je déteste un livre je n’ai pas le temps de choisir l’autre-même en moi, d’en appeler à celui-ci ou celui-là parce qu’en général je ne lis pas longtemps. Je jette l’ouvrage comme je chie, je l’évacue. Pire, parce que quand je chie, là j’ai encore du plaisir. Et je crois que c’est Deleuze dans l’anti-Œdipe qui écrivais : l’esprit chie. Et c’est vrai, je jette un ouvrage parce qu’il pue et le dernier dans lequel j’ai senti une puanteur c’est dans l’Atlas de la création. C’est une vraie odeur physique, matérielle. Il m’a suffit de quelques pages, ce fut comme si j’avais ouvert les égouts de toutes villes du monde.

Mais pour en revenir à la littérature, et tout est littérature, il faut bien aussi se poser la question de son utilité. Eh bien elle est utile comme le plaisir est utile et même nécessaire comme le goût et l’odeur de la merde sont utiles au plaisir des scatos. Elle induit comme le monde qui nous cerne des émotions, des sentiments esthétiques physiques et intellectuels. La manière dont elle accède aux plus intimes et profondes représentations que nous avons du monde et de nous-même elle ne peut que nous affecter au-delà de la raison, c'est-à-dire le plus superficiellement possible et c’est cela que pour ce qui est de changer quoi que ce soit, fut-ce soi-même ou le monde elle inutile. Je n’ai jamais changé d’opinion à cause d’une lecture. Marx disant ce n’est pas la conscience qui détermine la vie, mais la vie qui détermine la conscience. La vie concrète, celle banale de tous les jours.

Il fut un temps où, pour argumenter mes propos j’allais puiser dans ma bibliothèque, citant à tout bout de champ les grands auteurs qui font autorité, les Maîtres penseurs comme disait l’autre, foutu partisan de Sarko, seulement, à force d’avoir vadrouiller de-ci de-là j’ai dû me débarrasser d’environ deux milles ouvrages et comme le reste est entassé parterre je n’ai plus le courage ni l’envie d’aller à la pèche. Les livres c’est trop lourd. Il y a sept ans je me promenais encore au Mexique avec dix kilos de bouquins dans un foutu sac de sport et je n’ai même pas songé en m’en débarrasser comme Pépé Carvalho… Quel con !

lundi, mars 05, 2007

Le culot de l'oligarque.

Je n’ai pas peur.

C’est ce qu’affirme Khodorkovski dans une tribune du Monde. Il soupçonne ceux qui ont inventé l’affaire qui porte son nom de vouloir voler son groupe Ioukos. Un voleur qui se fait voler c’est dans l’ordre – ou le désordre des choses non ? Parce que, comment a-t-il fait, le jeune ingénieur chimiste, membre actif du Komsomol - la Ligue de la jeunesse communiste, qui s'essaya dans l'import-export de matériel informatique puis dans la production de vêtements et de Cognac contrefaits, pour créer la banque d’affaire Menatep qui lui a permis d’acheter Ioukos ?

Ou a-t-il trouvé les 350 misérables millions qui lui ont permis de mettre le grappin, avec son associé Eltsine, sur une société bientôt évaluée à 26 milliards et d’où viennent ses 15 milliards de sa fortune personnelle ? Bon, nous savons combien Poutine et les Russes en général (54 % d’entre eux étaient favorables à l'arrestation et à l'emprisonnement de Khodorkovsky) n’aiment pas beaucoup les oligarques qui ont amassé des fortunes colossales en rachetant, à bas prix, les entreprises d'Etat après l'effondrement de l'Union soviétique. Et pourquoi devraient-ils avoir de la sympathie pour ce jeune premier de quarante ans qui soutient la politique étrangère de Washington et qui côtoie les proches du président George W. Bush ; tant comme pétrolier que membre du sinistre Groupe Carlyle spécialisé entre autres dans les investissements dans le domaine de l’armement et dont Bush lui-même est l’un des principaux membre du comité directeur, faut pas pousser le bouchon trop loin !

Dans sa lettre au Monde Khodorkovski soutient que ceux qui l’ont mis en prison ne cherchent qu’à mettre la main sur Ioukos, et qu’ils profitent de l’absence de démocratie et d’un Etat de droit pour ce faire, comme si lui-même et tous les oligarques russes n’avaient pas dés le départ profité de cette situation pour s’emparer des richesses de l’ex-URSS !!! D’autant plus que la plupart des observateurs estiment que le Kremlin s'est attaqué à l'homme le plus riche de Russie parce qu'il s'apprêtait à vendre des parts de son groupe pétrolier à une des majors américaines. Il a encore de la chance de n’être pas considéré comme un traître !

Je n’ai guère de sympathie moi non plus pour le régime de Poutine, loin s’en faut ! Mais de là à pleurer sur les malheurs de Khodorkovski c’est au-dessus de mes moyens. En Russie il y a des millions de gens qui tirent le diable par la queue, qui souffrent de la misère la plus noire et de l'injustice qui sont comme les conditions nécessaires sinon suffisantes du développement néolibéral.

Et puis, il peut s'estimer heureux, lui, vu que ses deux complices ont pris onze ans de taule!